15 bouteilles sur le bar pour partager, comparer, converser, s’ébaudir, découvrir et … goûter. J’ai eu la satisfaction de lire sur les visages de nombreuses expressions de la joie. J’ai sans doute rendu le choix difficile entre des flacons raconteurs d’histoires, les unes plus simples, les autres plus complexes, mais toutes savoureuses et qualitatives.
Je prends vos commandes jusqu’au mardi 03 novembre inclus.
N’hésitez pas à y joindre d’autres vins, en particulier ceux qui figurent la rubrique « vins de fête et d’exception« : vous ne les trouverez nulle part ailleurs dans le magasin et ils ne sont disponibles que pendant quelques semaines.
Voici le compte-rendu, dans l’ordre dans lequel les vins ont été dégustés samedi. Les fiches individuelles de chaque vin complètent ce compte-rendu: en combinant les deux sources, vous disposez de l’information pour prendre les meilleures décisions d’achat.

Le Riesling 2025 de Geil est décidément un très beau rapport/prix, avec un équilibre qui lui donne beaucoup de charme: 12,50% d’alcool, un peu plus de 4 grammes de sucre et 7 grammes d’acidité. Un vin franchement vif, très légèrement arrondi par la présence de quelques grammes de sucre résiduel. C’est tonique, pas compliqué et prêt à boire. Un léger perlant peut déconcerter, mais c’est sans importance: agitez le verre et cela disparaît immédiatement. Sachez néanmoins que si vous recherchez avant tout le confort de la rondeur, vous devriez lui préférer d’autres flacons.
Le Grüner Veltliner 2025 de Fritsch s’élève clairement au dessus de la simple expression variétale du cépage. C’est logique vu qu’il provient de parcelles bénéficiant de la mention Ried qui est l’équivalent autrichien de la notion de cru. Ce Ried s’appelle Steinberg et le vin exprime bien cette origine caillouteuse. Aromatique plutôt discrète: je connais des grüner veltliner beaucoup plus parfumés, mais ceux-ci ont tendance à fatiguer le dégustateur dès le troisième verre, voire dès le deuxième. Je préfère de loin les vins moins exubérants, qui se goûtent de mieux en mieux !
Le Mâcon-Vergisson 2025 de Guerrin est l’ami de tous, le prototype du vin qui ne déplaît à personne. Equilibre presque parfait entre rondeur et vivacité. Rien de bizarre, rien d’extrême. Polyvalent et flexible, le genre de bouteille que l’on débouche sans appréhension, qui que soient les convives. La majorité des raisins provient d’une parcelle célèbre en Mâconnais: Sur La Roche.
Parfois, je prévois à coup (presque) sûr le vin qui plaira aux participants à la dégustation du samedi. Parfois, je tente un pari. Je gagne ou je perds. J’ai d’ailleurs connu quelques désillusions … Mais quand je gagne mon pari, ça fait vraiment plaisir ! Le Chardonnay 2024 de Sander a rendu tout le monde loquace, qui appréciant un chardonnay qui ne ressemble pas au traditionnel Bourgogne, qui mettant en évidence la douceur de la texture, qui enfin se réjouissant de l’énergie dégagée par la finale. Voilà donc un domaine que je vais suivre de près !
Coup de cœur personnel pour ce Terre de Pierre 2024 de Luneau-Papin. Grand Muscadet, expression sans compromis d’un terroir spécifique, la Butte de la Roche, laquelle butte s’élève à … 47 mètres. C’est l’incarnation du vin à huîtres et par extension le vin qui convient pour les crustacés (sans sauce). Le meilleur millésime depuis 2017. Le Domaine Luneau-Papin fait à présent partie de l’élite française et produit des vins blancs de classe internationale.
Ai-je écrit « sans compromis » ? Vraiment ? Alors, je remets le couvert. Ce vin de Tenerife s’exprime au nez par l’eau de mer et le soufre volcanique. Ce n’est pas de tout repos, c’est même sauvage. Benje 2025 d’Envinate prolonge les sensations en bouche, avec une belle longueur. Je pense qu’on aime énormément ou qu’on déteste franchement. Mais c’est une expérience vachement intéressante qui ne laissera personne indifférent !
On conclut les blancs avec un autre Fils du Volcan. Celui-ci se situe en Allemagne et il est éteint depuis très longtemps. Mais le sous-sol est bien d’origine volcanique ! C’est plus civilisé que le volcan canarien ci-dessus, moins extrême. Grand vigneron, grand terroir, grand millésime, grand cépage: ce Vulkangestein 2025 de Schäfer-Fröhlich coche toutes les cases. Vin parfaitement sec. Ce n’est pas gratuit, mais on a en a pour son argent. Et même plus que ce à quoi on s’attend. Attention malgré tout: vivacité et encore vivacité … mais quelle matière !

On entame la série des rouges par un vin corse, le Clos Culombu 2024. Nouveau domaine chez Anthocyane, donc beaucoup d’attention portée aux commentaires des dégustateurs. Ce vin d’entrée de gamme convainc par son joli nez, joyeux et d’un fruit plutôt délicat (framboise). La bouche est plus structurée, avec des petits tannins. Pas de puissance, mais une grande buvabilité.
On poursuit avec un grand classique, le Côtes du Forez de La Madone 2025. Il ressemble beaucoup au 2024 et pas du tout au 2023. La différence est dans le taux d’alcool, 12% en 2025 et en 2024 contre 14% en 2023. La version 2023 était costaude, musclée … ce qui n’est pas vraiment le terrain de jeux favori de ce vin. Vivement l’équilibre tout en légèreté de ce 2025, finement fruité et floral. C’est salivant, dans le style du Morgon de Lapierre (très très peu de tannins). Charmeur, festif et aromatique.
Une parenthèse espagnole nous emmène en Galice, plus précisément dans la montagne galicienne avec ses coteaux vertigineux. Algueira Mencia 2025 est plus coloré que les deux vins précédents, le nez est riche et la bouche exprime avant tout les qualités du cépage mencia. Comme très souvent, la mencia de Galice est d’un abord plus facile que celle de Castille laquelle présente des tannins plus rugueux. Beaucoup de jus, quelques petits tannins et plus de puissance que les deux précédents.
On referme la parenthèse espagnole avec un autre vin du Domaine Algueira, Patrimonio 2022. Notez bien le millésime, le vin a été conservé au domaine pour n’être commercialisé qu’au moment où il est prêt à boire. Un peu plus de tout par rapport au précédent: plus de concentration, plus de tannins (bien fondus) et une belle dose de minéralité. C’est le mot harmonie qui me vient pour décrire ce vin de façon concise.
Le terroir des Aspres, dans le sud du Roussillon et en altitude (300 à 350 mètres) permet d’élaborer des vins plus élégants que puissants. C’est confirmé via ce Léa 2023 du Domaine Lafage. Du grenache et de la syrah, mais aussi le fruit de vieux ceps de carignan qui apportent une bonne dose de fraîcheur à ce vin classique, à la bouche en demi-corps. Nez affable, ouvert, avec quelques notes florales. Pas de perception d’un alcool excessif malgré 14%.
On reste dans le sud, mais bien plus à l’est, dans le village de Séguret, tout près de Gigondas. Ce Séguret Quatre-Ponts 2023 des Bosquets se signale par la présence « massive » de syrah dans l’assemblage, ce qui n’est pas fréquent dans ce coin des Côtes du Rhône où le grenache domine. Le nez d’ailleurs évoque celui de vins plus septentrionaux, comme à Crozes-Hermitage, avec du jambon fumé. La bouche est riche, puissante, solaire; les tannins sont très fins et l’alcool est parfaitement maîtrisé. La spécialité du Domaine des Bosquets, c’est le Gigondas: ce Séguret constitue en quelque sorte une version accessible du Gigondas Les Roches. Vous pouvez retrouver ce dernier dans la rubrique « vins de fête et d’exception ».
Je n’ai pas oublié le jour où j’ai découvert ce vin: dès les premières secondes de conversation avec lui, il était évident qu’on avait à faire avec un très grand vin. Cet Altenbourg 2023 du Domaine Meyer-Fonné démontre à quel point le pinot noir d’Alsace a changé. Il y a vingt ans, on risquait de tomber sur une version diluée, presque rosée ou sur une version surextraite, avec des tannins durs et un boisé mal proportionné. Le nez est tout en finesse retenue et s’ouvre progressivement (il faut lui donner du temps). La bouche est superbe: fruit, finesse et élégance dans un style qui n’est pas celui de la Bourgogne, mais qui pourrait damer le pion à quelques Volnay et/ou Chambolle tout en affichant un prix plus raisonnable. Attention, quantités ultra-limitées.
Enfin, autre coup de cœur personnel, Le Puy 2022 est un vin « extraterrestre »: un Bordeaux qui n’en est pas un, une vinification totalement hors-la-mode. Le fondu en bouche est déjà magistral, les tannins ont été extraits avec maestria, la patine pointe déjà le bout du nez. Ce vin respire la sérénité. Et il sera encore meilleur en le rangeant en cave pendant quelques années. Un passage en carafe permettrait d’en révéler la quintessence si on souhaite dès à présent. Un 2010 goûté il y a quelques jours s’est révélé splendide !
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Je prends vos commandes jusqu’au mardi 03 novembre inclus.
N’hésitez pas à y joindre d’autres vins, en particulier ceux qui figurent la rubrique « vins de fête et d’exception« : vous ne les trouverez nulle part ailleurs dans le magasin et ils ne sont disponibles que pendant quelques semaines.



































































