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GPS

Notre GPS nous emmène dans le sud du Jura, en direction de 39570 Montaigu. 612 kilomètres depuis Berchem-Ste-Agathe, via Reims, Troyes et Dijon.

Nous sommes au Domaine Pignier, dont je vous ai déjà proposé un superbe Crémant (chardonnay 80%, pinot noir 20%; Brut Nature), un chardonnay d’une grande pureté, qui évoque le riesling (« A la Percenette ») et même quelques bouteilles d’un Vin Jaune du millésime 2011.

Le GPS qui sert d’introduction à cet article est aussi le nom de la cuvée que je présente ici. GPS pour gamay blanc, poulsard et savagnin. Bon, le gamay blanc est un ancien surnom local du chardonnay…

Situé dans la reculée du val de Vallière, le vignoble est complanté (les trois cépages sont mélangés, sur une même parcelle), ce qui a pour conséquence que les différents cépages sont vendangés au même moment, comme cela se pratiquait il y a plusieurs dizaines/centaines d’années. D’où l’expression « vin blanc d’antan » sur l’étiquette.

Les trois cépages sont pressés ensemble, le contact avec les peaux est bref, le vin est donc un blanc, malgré la présence d’un raisin rouge dans l’assemblage. Il s’agit d’un blanc ouillé, terme légèrement barbare pour désigner simplement un vin blanc sec classique, élevé à l’abri de l’oxygène, comme on le fait par exemple en Bourgogne.

GPS n’est donc pas un vin jurassien typé, oxydatif, plein de noix et de curry: j’adore ça, mais pas ce coup-ci !

La famille Pignier: deux frères et une soeur

Autre spécificité: GPS est un « sans soufre ajouté« , méthode très respectable lorsque le vigneron la maîtrise pleinement. Amateurisme et « sans soufre ajouté » sont incompatibles, à moins d’accepter de boire des liquides défectueux, que certains opportunistes tentent de faire passer pour des vins de terroir.

En l’absence de soufre, une option consiste à moins dégazer le vin au moment de la mise en bouteilles, le CO² dissous ayant un effet protecteur intéressant, remplaçant celui qu’aurait apporté le soufre. Conséquence pratique de la présence de gaz carbonique: il n’est pas impossible que les fins palais détectent une légère pétillance. Cela disparaît rapidement par simple agitation du verre.

La bouteille telle que bue ce mercredi 03 juin

L’œil attentif détecte un discret reflet rosé (40% de poulsard). La structure est puissante, conjuguant gras et acidité. Pamplemousse, bière blanche, salinité. Une pointe florale, évoquant la rose. Vin dense, intense et persistant. Fort jeune et un tantinet sauvage.

Lorsqu’il se réchauffe, son profil évolue progressivement vers le Sud, rappelant alors le style des vins blancs du Rhône nord. En raison du degré d’alcool relativement élevé (14%), je préfère quant à moi le servir bien frais.

Mérite sans doute un peu de garde pour fondre et harmoniser la palette des sensations; ou un bon passage par la carafe, si telle est l’impatience. L’absence de protection par le soufre ne pose pas le moindre problème: pureté et précision des arômes à chaque moment de la dégustation.

En dégustation le samedi 13 juin. Attention, dégustation sur inscription préalable. GPS peut être commandé dès aujourd’hui, au prix de € 22, pour mise à disposition le samedi 27 juin.

Le Crémant du Jura Brut Nature est également disponible, sur commande, au prix de € 20,50.

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blanc domaine

D’une pierre deux coups: Viré-Clessé

Nous sommes dans le sud de la Bourgogne, dans le département de Saône-et-Loire, dans le Mâconnais, à califourchon entre les villages de Viré et de Clessé. Depuis 1999, ces deux villages, ainsi que les villages voisins de Montbellet et de Laizé, forment ensemble l’appellation Viré-Clessé, sur 400 hectares de vignes. Le chardonnay est le seul cépage admis par l’appellation.

Quand le millésime s’y prête, certains vignerons proposent des vins demi-secs et moelleux, en vendanges tardives, parfois marqués par la pourriture noble (botrytis). Ces derniers sont connus sous le nom de vins levroutés. La teneur en sucres résiduels se situe entre 8 et 18 grammes par litre. Le degré alcoolique est supérieur ou égal à 14%. Unique en Bourgogne !

Bien entendu, l’appellation produit une majorité de vins secs, souvent caractérisés par une confortable rondeur et une aromatique de fruits exotiques. Le pari à gagner par les meilleurs vignerons est d’équilibrer cette richesse par une fraîcheur de bon aloi.

J’ai goûté ce vendredi un vin du Domaine André Bonhomme. Ce domaine, sis à Viré, a été créé en 1956 par le vigneron éponyme. Aujourd’hui, ce sont les petits-fils Aurélien et Johan qui sont aux manettes d’un vignoble de 11 hectares. Ils élaborent un Mâcon-Villages avec les raisins issus des parcelles hors appellation Viré-Clessé, un Mâcon rouge (gamay) et une assez longue séries de cuvées en appellation.

Le vin goûté est le Viré-Clessé Cuvée Spéciale 2017: assemblage de plusieurs parcelles âgées de 45 à 75 ans. Cette Cuvée Spéciale est accessible et polyvalente: rien d’extrême, rien qui soit destiné à surprendre. L’équilibre est excellent entre rondeur (13,5%) et fraîcheur. C’est diantrement gourmand !

L’aromatique est plutôt ensoleillée et fruitée, avec quelques nuances tropicales. Le vin est sec, rien à voir avec une version levroutée ! La finale est longue et nette, une acidité citronnée jouant le rôle du point d’orgue. L’élevage, effectué partiellement en cuve inox et partiellement sous bois, est joliment intégré, au sens où il ne se met pas en avant.

Il y en a en stock en ce moment, au prix de € 15.

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Les colis de dégustation…

…sont toujours disponibles !

En deux mots, je vous propose un colis de 6 vins blancs secs différents, tous issus du millésime 2018 (€ 77,50) ainsi qu’un colis de 6 vins rouges différents, tous issus du millésime 2019 (€ 75,50).

Une bonne façon de découvrir mon offre, de comparer différents styles et de vous forger des préférences.

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Centenaire

Voilà une cuvée diantrement appétissante !

Ce 2018 offre exactement ce que l’on peut attendre d’un blanc du Sud à prix doux: de la rondeur mais pas de surcharge alcooleuse (13%), de la fraîcheur mais pas d’acidité dominante, du nez mais sans exubérance excessive.

Les vignes de grenache blanc/gris (80%) sont VRAIMENT vieilles, d’où le nom de la cuvée: Centenaire. Je soupçonne que la roussanne (20%) provient de vignes plus jeunes.

Élevage dans l’inox pour le grenache, dans le bois pour la roussanne. Le boisé est discret, bien dosé.

L’équilibre repose sur la combinaison entre une acidité plutôt basse et une fine amertume, perceptible en finale. Profil gastronomique large, facile à accorder avec plein de mets différents. Servir bien frais et puis profiter de la température qui grimpe gentiment pendant le repas. Possède le potentiel pour être gardé 2 ou 3 ans.

Domaine Lafage, Côtes du Roussillon, Centenaire 2018. J’en ai en stock en ce moment au prix de € 11.

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Le saumon de Sven Leiner

Flirter avec ce saumon mariné à l’huile de sésame, piment, miel, coriandre, « fish sauce » et ail constituait un bel exercice matrimonial pour ce riesling allemand sec, d’un style assez riche malgré un degré alcoolique sympathiquement limité à 12%.

Ô oui, joli mariage. L’acidité du riesling répond bien au doux-piquant extrême-oriental du plat. Une acidité qui ne fera néanmoins fuir aucun palais peu habitué aux acidités extrêmes de certains vins allemands. Une acidité enrobée. Le style du vin est d’une certaine façon assez proche de ce que produisent les meilleurs vignerons alsaciens. En cela il constitue une bonne introduction au monde fascinant du riesling allemand (un conseil: ne me lancez pas sur ce thème ou soyez sûr de disposer de quelques heures…).

Le Domaine de Sven Leiner est installé à Ilbesheim, village palatin situé à 25 kilomètres de Wissembourg, la porte du vignoble alsacien. C’est un Domaine bio et biodynamique, certifié par Demeter. Il symbolise son attachement à la biodiversité en parsemant ses étiquettes d’insectes locaux, comme cette mignonne guêpe parasitoïde de la famille des Ichneumonidae.

Le riesling Göcklingen 2015 est ce que l’on appelle un « ortswein » (à peu près l’équivalent d’une appellation « villages » en Bourgogne), Göcklingen étant le nom de ce village, voisin d’Ilbesheim. Je l’ai trouvé plus concentré que délicat et plus pêche que citron.

Sur commande chez Anthocyane pour € 18,50.

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blanc dégustation

Alternative: déguster chez soi (épisode 1)

6 vins blancs secs du millésime 2018

Pas de dégustation autour du bar d’Anthocyane pendant les prochaines semaines. Malheureusement.

Alternative : pourquoi ne pas acheter maintenant une seule bouteille de quelques vins de stock et revenir vers moi pour acheter plus tard quelques bouteilles du vin/des vins qui vous plaisent le plus ?

Exemple : 6 blancs secs du millésime 2018 pour € 77,50 (cépages: pinot blanc + riesling + grüner veltliner + sauvignon + grenache blanc/gris + cortese). On se promène (de gauche à droite) du Roussillon à la Moselle, du Piémont au Danube, du Pays de Bade à la Touraine.

Composition du colis de 6 bouteilles:

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blanc domaine

Coppo La Rocca, Gavi, 2018

Le texte ci-dessous est intégralement pompé d’un e-mail rédigé il y a quelques mois par un commerçant en vin. Circonstance atténuante, le commerçant dont question, c’est moi.

Coppo est un domaine familial créé à la fin du XIXème siècle. Il se situe à Canelli, dans le Piémont, entre Alba et Asti. Il propose une large gamme de vins effervescents, de vins rouges en appellation Barbera d’Asti et un Moscato d’Asti.

Leur cuvée haut de gamme Pomorosso est une habituée des Tre Bicchieri, la récompense suprême délivrée par le guide Gambero Rosso.

La cuvée L’Avvocata les a obtenus pour son millésime 2017. Malheureusement, lors de la dégustation chez l’importateur, L’Avvocata 2018 ne se goûtait pas très bien. Je serai attentif à 2019.

Par ailleurs, Coppo gère depuis fort longtemps, en appellation Gavi, une propriété du nom de Tenuta La Rocca. Gavi est une DOCG (dénomination d’origine contrôlée et garantie …mamma mia !) qui se situe plus à l’est. C’est toujours le Piémont, mais la Ligurie et Gênes font plus que pointer leur nez. Le cépage cortese est ici sur son terrain de prédilection: Gavi et cortese font manifestement très bon ménage. Ailleurs, ce cortese a la réputation d’être à l’origine de vins un peu simples.

La Rocca, ce sont des vignes en altitude (320 mètres), en exposition sud et sud-est, sur terroir marno-calcaire. Vendanges manuelles, pratiques dans l’esprit du bio et de la biodynamie (sans certification), fermentation malolactique non-effectuée pour conserver la fraîcheur, élevage en cuves inox (pas de bois). 13%.

Le vin est floral et minéral. Une p’tite touche de citron et de miel. Souriant et aérien. Délicat, équilibré et tonique. Parfaitement sec. Un très bel apéro !

J’en ai en stock en ce moment. € 13 les 750 grammes. Livré dans une bouteille en verre, avec un bouchon et une collerette.

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blanc rosé rouge

C’est le printemps, 18 vins en stock !

Les circonstances sont ce qu’elles sont. Aucune intention de vous imposer une promiscuité dégustatoire que la virologie réprouverait. Déguster serait-il en passe de devenir dégoûtant ?

Je ne me vois ni installer un mur en plexiglas sur le bar, ni rincer mes verres au gel hydroalcoolique, ni enfoncer un écouvillon dans votre nez en guise d’accueil. Et je danse trop mal pour le bal masqué…

L’alternative ? Des petits flacons de 30 ml, remplis à ras bord, à déguster tranquillement chacun chez soi. A la réflexion, c’est potentiellement rigolo, mais ça ressemble surtout à une fausse bonne idée. J’écouterais néanmoins tout lecteur-pharmacien qui tenterait de me convaincre de la faisabilité.

Alors et en attendant mieux, privilégions la simplicité: 18 vins en stock qui n’attendent que votre passage par la rue des Chats. Comme je suis (très) souvent à la maison, un simple SMS/e-mail pour m’indiquer quand vous souhaitez passer et je prépare illico votre commande. Je vous la transmets en respectant une distanciation sociale de bon aloi, avec le sourire.

La liste des stocks est à jour: France, Italie, Allemagne, Autriche. Des nouveaux vins, des nouveaux millésimes et des classiques. Blanc-rouge-rosé. Entre € 10 et € 15.

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blanc domaine

Le Pas de l’Escalette: des blancs de haute voltige

Julien Zernott et Delphine Rousseau, les vignerons: ils sont installés depuis 2003.

On associe spontanément le Languedoc au vin rouge. C’est d’autant plus légitime que les cépages blancs ne représentent que 9% des surfaces plantées dans la région. Parmi ces cépages blancs, qui mène la danse ? L’ubiquiste chardonnay qui a envahi 14.000 hectares qui n’avaient pourtant fait de mal à personne. J’ai beaucoup de respect pour le chardonnay, mais j’avoue ne pas bien comprendre l’intérêt de vouloir l’acclimater partout et n’importe où. On me rétorquera que c’est ce qui se vend…

Il est vrai que la notoriété du terret bourret laisse à désirer, que le carignan blanc n’est jamais qu’une mutation de la version noire (et ce qui mute n’a pas forcément bonne presse en ce moment) et que le grenache blanc, encore une mutation, a une sacrée tendance à s’oxyder quand le vigneron regarde ailleurs…

Que voulez-vous que l’on fasse avec des zèbres pareils ? Eh bien, on peut en faire, avec du talent et du travail, des vins qui ont la gueule du lieu dont ils proviennent. Le terret a au moins deux qualités précieuses dans le sud: les vins à base de ce cépage gardent de la fraîcheur (acidité plutôt élevée) et leur degré en alcool n’est pas excessif. Le carignan blanc joue sur cette même gamme, en conférant également des arômes citronnés aux vins qui en contiennent.

Cette introduction n’est pas tout-à-fait innocente, puisque, grâce à la grande générosité de l’importateur, j’ai eu l’occasion de goûter très récemment les deux cuvées blanches du Domaine du Pas de l’Escalette: les Clapas 2018 et le Mas Rousseau 2018.

Les Clapas est un assemblage de grenache blanc (50%), de carignan blanc (40%) et de terret (10%); Le Mas Rousseau est un pur carignan blanc, vieilles vignes, issu d’une parcelle de 30 ares. Pour visualiser, 30 ares c’est l’équivalent d’un carré de 55 mètres de côté.

Les comparer est une très agréable et instructive expérience. C’est d’autant mieux d’ailleurs quand on ne s’y attend pas et qu’on tente un accord mets-vin qui doit tout au hasard. Bref, nous mangeons ce soir-là nos premières asperges blanches (servies froides), accompagnées d’un cœur de saumon fumé. Honnêtement, je n’aurais pas tenté cette association, mais l’occasion fait le larron !

Les deux vins sont très différents l’un de l’autre: Les Clapas, de couleur très pâle, évoque le zeste d’orange épicé, avec une structure plutôt nordiste: assez peu de gras, beaucoup de verticalité, de tension crayeuse. Une fine amertume qui va s’avérer précieuse lorsque le plat …j’y reviens plus loin. Vin d’une d’une grande classe, frais (alcool: 13,5%), complexe (nuances anisées et iodées) et long. Nous sommes dans les Terrasses du Larzac, en altitude (350 à 400 mètres), sur des sols calcaires. Un lieu qui permet de réconcilier le Nord et le Sud: le meilleur des deux mondes.

Mas Rousseau, d’une couleur légèrement plus soutenue, a le nez relativement peu loquace. Par contre, la bouche est -déjà- splendide: beaucoup de gras, avec des nuancées fumées qui pourraient évoquer un très beau pinot gris sec. Cette richesse n’a rien à voir avec la pesanteur de l’alcool (13%) mais tout à voir avec la concentration de la matière. Et cela sans nuire à l’équilibre du vin. Finale éclatante et finement amère. On est clairement dans le Sud, mais un Sud épuré, oserais-je …sublimé.

Sans surprise après ce qui précède, l’asperge et Les Clapas, c’est magnifique: on est dans le ton sur ton, vin et légume se répondent et se renforcent l’un l’autre, les fines amertumes collaborent avec un naturel confondant. Très bel accord. Avec le saumon fumé, …bof…, le vin paraît soudain moins précis: ces deux là n’ont pas grand-chose à se raconter, du moins ce soir.

Et Mas Rousseau ? C’est tout à fait bien avec l’asperge, sans toute la magie de l’accord avec Les Clapas. Avec le saumon, c’est encore mieux: un ton sur ton qui joue cette fois sur le gras et le fumé, un accord confortable et savoureux, sans mollesse.

Le Domaine du Pas de l’Escalette est en bio et en biodynamie certifiée par Biodyvin. Le Guide Vert de la RVF attribue deux étoiles au Domaine. Les rouges sont tout aussi intéressants, j’y reviendrai certainement le moment venu.

Les Clapas 2018 peut être réservé (€ 25) jusqu’au dimanche 03 mai 2020 inclus; pour Mas Rousseau, je crains que les volumes disponibles en Belgique ne soient microscopiques…

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Montbourgeau, L’Etoile, 2010

Hier soir, la main de fer dans le gant de velours. La délicatesse qui cache en son sein une force redoutable.

Détour par le Jura mystérieux, celui qui brille à L’Etoile. Cette petite appellation ne bénéficie pas de la notoriété d’Arbois, ni de celle de Château-Chalon, mais ces 52 hectares de chardonnay et de savagnin méritent toute notre attention, en particulier au Domaine de Montbourgeau.

Un chardonnay 2010 aux caractéristiques oxydatives discrètes, nuancées, intégrées dans une aromatique complexe d’agrumes, de noisette et d’épices. Quelle élégance ! Quelle longueur !

13% d’alcool mais une silhouette de poids-plume. Je suis fasciné par les vins qui sont à la fois légers et intenses. Ce flacon m’évoque d’ailleurs une manzanilla de Jerez par son équilibre et sa jolie salinité.

Bouteille achetée au Domaine en 2013, pour une dizaine d’euros. Sincèrement, ce n’est pas assez cher.

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2/vb: catalan, blanc de noirs, subtilement oxydatif…

???????????????????????????????Celler de Capçanes est une coopérative. Sans surprise, celle du village catalan de …Capçanes. 28 vignerons en sont membres. Petite structure créée vers 1930.

On se trouve au cœur de l’appellation Montsant, à savoir une zone contiguë au Priorat. Paysages tourmentés, âpres, presque désertiques. Les vignes de grenache et de carignan constituent l’essentiel de la population…

La coopérative élabore une série de vins fort sympathiques, au très bon rapport plaisir/prix. Mais (bien sûr, il y a un ‘mais’), les viticulteurs et les œnologues adorent expérimentent, tentent, innovent…

En voici un exemple étonnant : 2/vb, à savoir la deuxième élaboration de ce ‘vim blanc’.

Il s’agit d’un 100% grenache noir, vinifié en blanc. Vendange 2009 avec mise en bouteille mi-2013, après plus de 3 ans en fûts. 15% sans mutage, équilibré par une grande vivacité. ‘Sec de chez sec’. Le long passage en fûts génère des arômes oxydatifs. Zeste d’agrumes, salinité, persistance.
(Très) vieilles vignes, de 50 ans à 100 ans, plantées en altitude (entre 350 et 500 mètres).
Production limitée de 2.000 bouteilles.

Le résultat est surprenant et s’adresse autant aux sens qu’à l’intellect. En tous cas, indifférence impossible. Pendant une dégustation à l’aveugle, feu d’artifice garanti !

Celler de Capçanes, Montsant, 2/vb 2009 : € 24,90

Ce vin n’est pas repris dans le magasin en-ligne. Si vous souhaitez réserver l’une ou l’autre bouteille, prenez contact avec moi.

Date limite pour la commande : vendredi 05 décembre. Bouteilles disponibles à partir du 13 décembre.

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Le sauvignon à l’honneur !

Qu’est ce que la Nouvelle-Zélande partage avec la Styrie autrichienne ? Qu’ont en commun le Saint-Bris bourguignon et le Pessac-Léognan bordelais ? En effet, le cépage sauvignon.

C’est néanmoins dans les vignobles du Centre-Loire qu’il donne sans doute le meilleur de lui-même. Les appellations Sancerre et Pouilly-Fumé lui doivent beaucoup.

Sancerre sur la rive gauche de la Loire, Pouilly-Fumé sur la rive droite. Menetou-Salon à quelques kilomètres au sud-ouest de Sancerre. Enfin, Oisly, plein ouest, en Sologne. Voilà le programme pour la dégustation du samedi 23 août.

A l’occasion du festival du pinot noir, fin avril , j’avais eu l’occasion de vous présenter les rouges de pinot noir élaborés à Sancerre et à Menetou-Salon par trois domaines différents. Place cette fois aux blancs des Domaines du Carrou, Serge Laloue et Pellé.

J’y rajoute deux vins de Touraine du Domaine des Corbillières et un Pouilly-Fumé ‘très chic’ de la Maison Henri Bourgeois.

 

Nous goûtons d’abord les cuvées ‘simples’ (tout est relatif): le Sancerre 2012 du Carrou, le Sancerre 2013 de Serge Laloue et le Morogues 2012 de Pellé. Les prix de ces trois cuvées sont très similaires…ce sera selon le goût de chacun !

La Jouline (Domaine du Carrou – Dominique Roger)

Au XIXe siècle, les garçons du village de Bué se mariaient avec les filles du village. Mais un ancêtre de Dominique Roger fit preuve d’originalité en allant épouser une fille du hameau voisin, nommée Joulin. Elle fut affectueusement surnommée La Jouline et ce surnom fut transmis à leur fils, Baptiste Roger. Aujourd’hui, en hommage à cet arrière grand-père vigneron, Dominique Roger nomme sa cuvée de vieilles vignes …La Jouline.

Terroir calcaire, appelé localement caillottes en raison de son aspect pierreux -ce sont typiquement les sols que l’on trouve vers 250 mètres d’altitude-.

Deux parcelles de vignes de 50 ans, en légers coteaux, exposées ouest, sur le village de Bué.

Vendanges manuelles et levures indigènes. Elevage pour 70% en cuve et pour 30% en fûts de chêne.

Chêne Marchand (Domaine du Carrou – Dominique Roger)

Le nom de ce lieu-dit célèbre serait une déformation de choix du marchand, qui atteste ainsi de la valeur du vin issu de ce terroir de caillottes.

S’il y avait des premiers crus à Sancerre, Chêne Marchand en ferait assurément partie.

Très petite parcelle de 0,37 hectare, exposée au sud. Vignes de 30 ans. Vendanges manuelles et levures indigènes.

Cul de Beaujeu (Domaine Serge Laloue)

A propos de premiers crus, voici un autre excellent candidat. L’un des deux grands terroirs qui surplombent le village de Chavignol (l’autre étant la Côte des Monts Damnés).

On change de village et on change de terroir: voici des terres blanches, argilo-calcaires, proches de celles que l’on retrouve à Chablis. Typique des altitudes comprises entre 300 et 350 mètres d’altitude. Les vins ont, en règle générale, besoin d’un peu plus de temps pour s’épanouir.

Elevage en cuve.

1166 (Domaine Serge Laloue)

L’an de grâce 1166. En Irlande, Dermot MacMurrough, roi de Leinster est chassé par le roi de Breffni, O’Rourke dont il avait enlevé la femme. Dermot demande appui à Henri II d’Angleterre et lève une armée de Normands, conduite par Richard Strongbow, comte de Pembroke. Après deux échecs, ils débarquent victorieusement en Irlande et prennent Waterford et Dublin.

Avec mes remerciements sincères à Wikipedia. Mais, fausse piste (à quoi je m’amuse…), le nom de la cuvée n’a strictement rien à voir avec le Moyen-Âge.  De fait, il s’agit plus simplement d’une minuscule parcelle plantée de 1.166 ceps.

Troisième village (Sancerre himself en l’occurrence) et troisième terroir, à savoir les silex, encore appelés chailloux. Typique de la zone située au plus près de la Loire.

Un vin profondément original, incontestablement différent et difficile à placer à Sancerre. Grande concentration et taux d’alcool très mesuré (12,5%).

Elevage en tonnes de 600 litres.

Les Blanchais (Domaine Pellé)

Vignes plantées en 1966. Tiens, elles sont un peu plus jeunes que moi. Terroir qui associe les terres blanches au silex.

Lire également mon compte-rendu de visite.

 

 

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blanc information

€ 35, c’est cher ?

Jean Faure€ 35 pour une bouteille de vin, est-ce que c’est cher ? Ma réponse est clairement oui. On atteint les limites de la rationalité.

Ce bref propos liminaire pour contextualiser ce que je lis aujourd’hui dans un article de la Revue du Vin de France. Cela concerne le prix des St-Emilion « prestigieux » du millésime 2010. Accrochez-vous:

  • Château Ausone: € 1.300
  • Château Pavie: € 325
  • Château Le Tertre Roteboeuf: € 280
  • Château La Mondotte: € 320
  • Château Cheval Blanc: € 1.150
  • …Château Troplong-Mondot: € 160

Il y a 20 ans, en août 1993, j’ai eu l’occasion d’acheter quelques bouteilles de Château Troplong-Mondot du millésime 1990. C’était assez cher, puisque cela coûtait 520…francs belges. Soit € 13. Gloups.

Pourquoi Cheval-Blanc se vend-il à ce prix stratosphérique ? La réponse est d’une simplicité confondante, cela s’appelle l’offre et la demande.

La propriété produit bon an mal an 150.000 bouteilles. Dont une partie est « déclassée » vers un second vin (Le Petit Cheval). Ça, c’est l’offre et il n’y a pas grand-chose à faire pour la faire croître.

Jean Faure se situe entre Cheval-Blanc et Figeac
Jean Faure se situe entre Cheval-Blanc et Figeac

Selon le magazine Forbes, notre planète héberge aujourd’hui 1.426 milliardaires. C’est 200 de plus que l’année passée. Ça, c’est la demande et il n’y a pas grand-chose à faire pour la faire diminuer.

Cela dit, je suppose que Cheval-Blanc, c’est très bon. Très bon, au même titre que quelques centaines d’autres vins qui ne bénéficient pas de la même médiatisation. Par exemple, le Château Jean Faure. 18 hectares de cabernet franc (majoritaire), de merlot et de malbec. A un jet de pierre des vignes de Cheval-Blanc. De fait, les vignobles sont quasiment contigus.

Château Jean Faure a connu une existence troublée: très bien considéré au XIXe siècle, faisant partie de l’élite des St-Emilion lors de leur premier classement en 1958 (« St Emilion Grand Cru Classé »), il s’endort ensuite sur ses lauriers. En raison d’une gestion malhabile et inconséquente, il se fait rétrograder en 1985 (« St-Emilion Grand Cru »).

Olivier DecelleLes choses ne s’arrangeront qu’à partir de la vente du château à Olivier Decelle, un homme d’affaires qui, après avoir racheté le Mas Amiel en Roussillon, acquiert Jean Faure en 2004. Beaucoup de travail pour remettre le vignoble et les vinifications en ordre. Le millésime 2009 séduit beaucoup de dégustateurs et de journalistes. 2010 itou.

La consécration tombe l’année passée: Château Jean Faure rejoint à nouveau le club plutôt fermé des « St-Emilion Grand Cru Classé ». Heureusement, cela ne se sait pas encore. La médiatisation n’a pas encore transformé Jean Faure en vin virtuel, exclusivement destiné aux gros portefeuilles.

€ 35 pour une bouteille de vin, est-ce que c’est cher ? Ma réponse est encore oui. Mais dans le contexte bordelais tel qu’il est aujourd’hui, il me semble qu’il s’agit d’une très bonne affaire. Cela n’engage évidemment que moi, mais il ne faudra pas longtemps pour que la barre des € 100 soit franchie. A bon entendeur…

Cela peut se boire dès maintenant et se conserver au moins 10 ans. Disponible à partir du 06 décembre.

Château Jean Faure, St-Emilion Grand Cru, 2010, € 35.

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La dégustation commentée des vins d’Alsace

souvenir des vendanges 2013: Engelberg, 13 novembre, 09h30 du matin.
souvenir des vendanges 2013: Engelberg, 13 novembre, 09h30 du matin.

Merci à tous ceux et celles dont la présence a permis le succès de cette dégustation !

J’ai donc eu l’opportunité de goûter ces vins une première fois avec les vignerons, Mélanie Pfister et Guillaume Mochel (mercredi) et une seconde fois avec les participants à la dégustation de ce samedi.

Voici quelques commentaires pour faciliter votre choix:

Première série : les vins secs, cépage par cépage

Le pinot blanc 2012 de Pfister est parfumé, vif, joyeux et parfaitement sec. Il plaira au novice curieux comme à l’amateur éclairé.

Le riesling Tradition 2012 de Pfister est destiné aux amateurs de vins très vifs et frais. Citronné et intense. Si vous le dégustez aujourd’hui, je recommande de le passer en carafe. Longue garde en cave possible.

Le muscat « Les 3 Demoiselles » 2012 de Pfister est un apéritif original et raffiné. Délicatement parfumé, sec et élégant.

Le sylvaner « Peau Rouge » 2012 de Josmeyer se montre discret au nez, mais concentré, minéral et énergique en bouche.

Deuxième série : les vins secs d’assemblage

Le Traenheim 2012 est une création récente (premier millésime) de Guillaume Mochel. Vin très original: assemblage de deux pinots, élevage en demi-muids (tonneaux de 600 litres), pas de fermentation malo-lactique.

Traenheim est un village, c’est un vin mais c’est aussi un projet, présenté à la presse et aux autorités jeudi passé. Voici le dossier de presse: Traenheim

La « Cuvée 8 » 2011 représente parfaitement la vision de Mélanie Pfister: assemblage de quatre cépages, il combine la vivacité du riesling, la puissance du pinot gris et les parfums du gewürztraminer et du muscat. Toute l’Alsace dans votre verre !

Troisième série : les vins tendres

Le Klevner 2012 de Mochel est un pinot original, intense, très légèrement marqué par une pointe de douceur qui lui confère un bel équilibre.

Le gewürztraminer 2011 de Mochel est pur, frais et digeste. Les arômes typiques du cépage sont bien présents, agréablement soutenus par une touche de douceur.

Quatrième série : les vins liquoreux

Le riesling Sélection de Grains Nobles 2007 de Mochel offre exactement ce que l’on peut en attendre : très alsacien, très équilibré, très net, d’une grande complexité aromatique. A boire pour lui-même, après un bon repas. Ou en la compagnie d’un bon livre…

Le riesling Sélection de Grains Nobles 2007 de Pfister est profondément original. Malgré des sucres résiduels très importants, l’équilibre est dominé par la fraîcheur. Une exceptionnelle finesse, d’une distinction cristalline.

Les vins d’Alsace peuvent être commandés, jusqu’à ce mardi 19 novembre inclus, via le tarif & bon de commande. Les commandes seront disponibles à partir du 07 décembre.

En plus de ce qui a été dégusté ce samedi, sont également proposés: Grand Cru Engelberg, Grand Cru Altenberg de Bergbieten, Crémant d’Alsace, plusieurs pinots noirs, …

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Cotnari, au pays du sceptre d’Ottokar

A l’occasion d’une dégustation organisée par un grand amateur, j’ai eu l’occasion de goûter récemment des blancs roumains et en particulier des vins issus de l’appellation Cotnari, élaborés avec le cépage grasa: le 2009 m’a semblé sans grand intérêt (et c’est un euphémisme), le 1979 m’a impressionné.

Le grand écart dans toute sa splendeur. De quoi piquer la curiosité.

Cotnari, c’est le nord-est de la Roumanie, plus précisément la Moldavie. La Moldavie historique est actuellement partagée entre l’Ukraine, la république de Moldavie et la province roumaine de Moldavie. C’est cette dernière qui nous occupe (zone rose sur la carte ci-contre).Romania-administrativa

« Le grasa est un cépage typiquement roumain, probablement parent du furmint hongrois. C’est l’un des quatre cépages de Cotnari, à côté de la feteasca alba, de la francusa et de la tamaioasa. On peut faire du vin de Cotnari avec chacun de ces cépages individuellement ou en les assemblant. La francusa donne des vins en principe secs. Les trois autres donnent plutôt des vins demi-doux ou doux. Les bouteilles avec la mention grasa de Cotnari devraient ne contenir que du grasa. En principe, le grasa de Cotnari est un vin doux, mais dont le degré de douceur est très variable selon les cuvées, les années et les producteurs. Il s’agit d’un raisin qui a une certaine capacité à accumuler beaucoup de sucre en surmaturité, donc à devenir gras… d’autant plus que son acidité est peu marquée.

Le vignoble, situé à une cinquantaine de km au nord-ouest de la grande ville de Iasi, s’étend sur une quarantaine de km entre Târgu Frumos et Hârlau. La région n’est pas atteinte chaque année par le botrytis, probablement deux à quatre fois par décennie et même dans ces années, les raisins atteints de pourriture noble ne sont de manière générale guère triés… On produit néanmoins du grasa de Cotnari chaque année. Il n’est donc le plus souvent que passerillé et encore pas toujours longuement.

La région est dominée économiquement par les deux entreprises héritières de la période communiste, SC Cotnari et Vinia Iasi SA. La première est issue de l’ancien combinat de Cotnari. La seconde vinifie et commercialise du vin issu de toute la Moldavie. Un troisième acteur semble faire lentement son apparition dans la région, Vinarte. 

SC Cotnari et Vinia Iasi SA sont de grandes entreprises qui vinifient et commercialisent des masses de vins de qualité très variable. La qualité moyenne du Cotnari produit par ces deux mastodontes est plutôt faible. Certaines cuvées sortent parfois du lot. J’ai goûté des anciens millésimes parfois remarquables, parfois exécrables.

L’embouteillage était jusqu’ici assez aléatoire: bouteilles bon marché, bouchons très courts. En outre, le goût roumain est assez porté sur un style un peu oxydatif… Les conditions d’embouteillage se sont améliorées au cours des dix dernières années. Le niveau de qualité reste, à mon avis, plutôt bas. Le Cotnari se vend bien au nord de l’Europe, en Russie et en Ukraine, à destination d’un public qui n’est pas toujours très exigeant, pourvu qu’il y ait du sucre…

Quelques petits propriétaires vignerons font des quantités confidentielles de vins, mais dans des conditions très artisanales. La qualité s’y améliore lentement. Ces vins ne se trouvent bien évidemment pas en dehors de la région. » (Cornalin, LPV, printemps 2008).

Parenthèse tintinophilique, la Syldavie du Sceptre d’Ottokar est une combinaison créative de TranSYLvanie et de MolDAVIE.

Le Cotnari Grasa 1979 offre un nez complexe, avec des touches florales et pâtissières. La bouche est dense, fortement aromatique (herbes amères, calvados) et bien structurée, grâce à un équilibre sucre/acidité de haut vol. C’est très original, passablement déstabilisant et pourtant compatible avec nos repères franco-français.

Le Cotnari Grasa 2009 est très différent du précédent. 30 ans les séparent, mais il me semble que ce 2009 aura beaucoup de mal à rejoindre le niveau du 1979. Aujourd’hui, la robe est pâle, le nez discret et la bouche acidulée, un peu artificielle, enrobée par un sucre bizarroïde. Aurait-on essayé de « fabriquer » le vin dans le chai ?

Voilà pour ce petit moment moldave…

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Cour-Cheverny François Ier 2007 du Domaine des Huards

Cour-Cheverny-Cuvée-François-1er-Domaine-des-HuardsJe ne peux pas m’empêcher de partager un article paru dans le numéro d’octobre de la Revue du Vin de France:

« Sur le petit vignoble de Cour-Cheverny (54 ha), seuls les blancs à base de romorantin voient le jour. Au domaine des Huards, la famille Gendrier produit une cuvée François Ier extraordinaire. Issue de vieilles vignes de romorantin (70 ans en moyenne), elle déroule un nez profond nourri par l’élevage de six mois sur lies, une bouche savoureuse et longue.

Après quelques années de garde en cave par les vignerons, ce 2007 est le millésime aujourd’hui à la vente. Il commence à se dévoiler cet automne et vieillira plusieurs années à merveille. Un blanc bien typé qui surprendra les amateurs par son originalité et on potentiel de garde. Digne d’un roi ! ».

Que rajouter ? Cela se vend € 11,40 chez votre serviteur. Voir aussi la page consacrée au Domaine.

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ça y est: des vins non-français !

Après 125 vins en provenance des 6 coins de l’hexagone, je me décide à vous proposer du lointain et du local.

D’abord le Portugal: nous voici à quelques dizaines de kilomètres au nord de Lisbonne, en altitude, dans la Serra de Montejunto, à portée de canon de l’océan.

Les cinq petites parcelles de vieilles vignes sont exposées au nord. Altitude et exposition contrebalancent les chaleurs torrides de l’été. Le cépage est localissime (vital). La géologie est calcaire.

Casal Figueira était le projet du couple Antonio Carvalho et Marta Soares.

Marta Soares
Marta Soares

Je dis « était », parce qu’Antonio est décédé prématurément à l’été 2009. Il était un pionnier de la biodynamie au Portugal. Son épouse a repris le flambeau et a créé, en l’honneur de son mari, la cuvée Antonio, dont voici le millésime 2011.

Le vin est incontestablement plus atlantique que méditerranéen. C’est une évidence géographique et un constat organoleptique (pardon, je ne le ferais plus). 12% d’alcool (eh oui, c’est possible, même à la latitude de Lisbonne), beaucoup de fraîcheur, une très légère note boisée, une note citronnée. Ce n’est pas très puissant, mais la complexité aromatique et la finesse…oui !

Après le grand sud, cap sur le grand nord, du moins en termes viticoles. Je vous emmène dans les Fourons. Si, si, Happartland. En Belgique, donc. A 90 minutes de la rue des Chats.

Le vignoble du Crindael mérite un détour: pente magnifiquement exposée plein sud, le long de la route pittoresque qui relie les hameaux de Fourons-Saint-Martin et de Teuven. La Wallonie est à moins de 5 kilomètres, les Pays-Bas itou. Le vigneron, Pieter Akkermans, est d’ailleurs de nationalité néerlandaise.

Pieter Akkermans
Pieter Akkermans

Géologie calcaire. Si l’expression « calcaire coquillier » vous dit quelque chose, vous êtes au bon endroit. Le sol est truffé de coquilles fossiles, en particulier du genre bélemnite. Cette petite bébête antique figure d’ailleurs sur l’étiquette des vins de la propriété.

La propriété, c’est Pietershof. Je vous propose la Cuvée du Bonheur 2011, nommée ainsi en l’honneur du 40ème anniversaire de mariage du couple Akkermans-Janssen. Il s’agit d’un assemblage de chardonnay et de riesling que j’avais découvert avec le millésime 2006, à l’époque commercialisé sous le nom « Cuvée Rebelle ». La bouteille (vide !) se trouve toujours sur le bar, posée entre un Castello di Broglio 1997 et un Mâcon-Pierreclos de Jean-Marie Guffens.

C’est citronné, bien mûr, avec une certaine minéralité. Cela titre 12,5%. Elevage en cuve.

Un vin belge, le jour de l’abdication…quel à-propos, je m’étonne moi-même…

Le Portugais et le Belge proviennent du même millésime. Deux blancs secs qui se ressemblent par leur degré d’alcool modéré, par leur terroir calcaire, par leur originalité …et par leur prix: € 11,50. Pourquoi ne pas les comparer ?

Il sont disponibles dès maintenant et seront en dégustation pendant la Fête du Vin.

Tarif & bon de commande

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On se voit samedi ?

J’espère avoir l’occasion de vous faire découvrir samedi la diversité des vins de Gaillac.

Blanc sec, blanc doux et même blanc ‘sous voile’ (les Jurassiques apprécieront), rouges de cépages méconnus (braucol, duras), irrésistible rosé tendre…

Une promenade dans le sud, à la même latitude qu’Avignon, avec le vent d’Autan pour remplacer le Mistral rhodanien.

Prenez votre élan, bondissez par dessus les Cévennes…et vous êtes dans le Languedoc: Carcassonne, Cabardès et Minervois.

Programme de la dégustation

Compte-rendu de ma visite au Domaine de Brin: ici.

Compte-rendu de ma visite chez Michel Issaly: ici.