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Compte-rendu 100% italien

Je prends vos commandes jusqu’au mardi 01 septembre inclus, de préférence via le magasin.

Anthocyane on the road a rencontré ce 29 août un joli succès de foule. Enfin, « foule » est légèrement exagéré, mais il y avait du monde et j’ai vu beaucoup de sourires, un assemblage d’habitués et de « locaux », ceux-ci séduits par une proximité géographique. Notre hôte d’un jour a joué un rôle essentiel dans cette réussite et je l’en remercie vivement.

Nous avons donc exploré en profondeur l’Italie septentrionale (Piémont, Lombardie et Vénétie): 15 vins, 2 couleurs, 7 cépages et 8 domaines.

Les commentaires ci-dessous sont un condensé de ma dégustation « solo » à l’ouverture des bouteilles samedi matin et des conversations pendant la dégustation. Bien sûr, ils n’engagent que moi. Je tente d’objectiver, mais je suis conscient de la difficulté de cette tâche: ma subjectivité, mes goûts et mon histoire personnelle influencent forcément ce qui suit.

Les vins sont commentés ci-dessous dans l’ordre où ils ont été proposés à la dégustation.

Je pense que vous ferez de meilleurs achats si vous combinez les fiches individuelles de chaque vin dégusté avec les commentaires ci-dessous. Bonne lecture !

Les vins blancs
  • Suavia, Massifitti 2022: démarrage sur les chapeaux de roue, avec ce vin appétissant, ouvert, exubérant, fruité et floral. Le terroir volcanique s’exprime d’abord dans un registre souriant et direct. Progressivement la minéralité apparaît: un vin avec plusieurs couches, à découvrir successivement, sans hâte. Lui donner du temps dans le verre récompense le dégustateur.
  • Suavia, Monte Carbonare 2023: comparaison très instructive avec Massifitti, élaboré par le même Domaine. Quelques kilomètres séparent les parcelles. Ici, le nez est plus réservé, presque introverti. Mais la bouche exprime la minéralité du terroir volcanique avec intensité et détermination. Des agrumes type orange complètent le panorama. Pas de préférence nette exprimée par les participants entre les deux premiers vins.
  • Vietti, Derthona 2023: vin « extraterrestre » si on le compare aux autres blancs piémontais. Plein et dense. Elevage discret. Ensemble le cépage timorasso et le terroir calcaire du village de Monleale font des miracles. Forte minéralité caillouteuse. Légère tannicité en finale. Il prouve sa valeur en l’évaluant après plusieurs gorgées. Ne pas se précipiter, en garder l’une ou l’autre bouteille pour plus tard, dans 5 ans par exemple.
Les vins rouges, LA transition
  • Speri, Valpolicella Classico 2025: d’expérience, le passage du blanc au rouge mérite d’être organisé avec discernement pour éviter le choc de l’effet de séquence. Ce vin léger, aérien, charmant, pouvant se servir frais cumule les qualités du vin blanc et du vin rouge: désaltérant, polyvalent, sans tannins. Couleur peu dense, infusion délicate et pourtant … du goût ! Les rendements sont maîtrisés, la vinification est effectuée par l’équipe qui crée l’Amarone (voir ci-dessous).
Les vins rouges, cepage barbera
  • Accornero Giulin 2023: ma petite déception du jour. Peut-être une bouteille légèrement défectueuse. J’aurais dû en emmener une autre. Vin voluptueux, rond et confortable. Malheureusement la bouteille dégustée m’a semblé également un peu rustique et dominée par son alcool. A revoir.
  • La Cà Növa di Rocca 2024: champion du nebbiolo (voir ci-dessous), ce domaine brille également avec le cépage barbera. Beaucoup d’élégance, de finesse et de fraîcheur. C’est la version « cérébrale » du cépage combinée à la patte typique du domaine. Le plaisir offert par un équilibre de haute volée jusqu’à la finale nette et longue qui signe un vin digne d’éloges. Si vous préférez la version « sensuelle » du cépage, optez pour le suivant.
  • Francesco Rinaldi 2023: un grand classique dans la gamme d’Anthocyane, depuis de longues années. L’empire du fruit et de la rondeur succulente. Le plaisir qui génère instantanément le sourire et l’envie du verre suivant. Et cette vivacité qui protège le dégustateur de toute fatigue. Stock disponible presqu’épuisé !
Les vins rouges, cepage Nebbiolo
  • Mamete Prevostini Botonero 2024: comme une transition entre la barbera et le nebbiolo. Ce vin de couleur très pâle, présente un nez ouvert et fin, plus floral que fruité. Bouche en dentelle qui se clôt sur les premiers tannins rencontrés pendant cette dégustation. Tannins inhérents au cépage, mais extraits ici avec beaucoup de retenue. C’est délicieux et original.
  • La Cà Növa di Rocca, Langhe Nebbiolo 2024: on attaque « l’escalier de la qualité » via le vin de jeunes vignes. Couleur pâle (sans surprise), nez ouvert, appétissant et profond. Bouche savoureuse qui arrive en finale aux tannins qui demandent à se fondre. Ce vin est très bon, mais il subit de plein fouet la concurrence des deux suivants: c’est le principe de l’escalier !
  • La Cà Növa di Rocca, Barbaresco 2023: appellation prestigieuse, vin à la hauteur de son appellation. La marche suivante sur l’escalier. Nez d’anthologie, avec de la rose et du goudron. A la fois aérien et terrien. Jus intense et savoureux, avec des tannins déjà très bien intégrés. Barbaresco plus facile à goûter en vin jeune que Barolo, l’appellation-sœur. Excellent rapport Q/P.
  • La Cà Növa di Rocca, Montefico 2023: un cru célèbre au sein de l’appellation Barbaresco. La marche suivante sur l’escalier. Quintessence de nebbiolo. Extrême finesse et transparence: élevage imperceptible, le vin sonne comme s’il s’était fait tout seul. Salivant et salin. Tannins de grande qualité. Peut s’apprécier maintenant, demain, dans 10 ans et plus. Excellent rapport Q/P.
  • Convento San Lorenzo, De Le Mur 2022: toujours le cépage nebbiolo, mais très différent des trois vins précédents. Le style alpin ? Le style lombard ? Couleur assez pâle. Nez voluptueux, bouche riche avec de la chair, texture soyeuse, moins de tannins perçus, un peu plus d’alcool perçu. Les angles sont finement limés et arrondis. Plaira (beaucoup) à ceux qui craignent les tannins du nebbiolo piémontais.
  • Convento San Lorenzo, Le Clos 2021: la version ultimate du précédent. Très floral. Bouche salivante, intense et longue. Beaucoup de matière, puissant. Tannins parfaitement intégrés, faciles d’approche. Le luxe dans ce qu’il a de plus positif.
Les vins rouges, cepages Corvina & Rondinella
  • Speri, Sant’ Urbano 2022: couleur assez pâle (sans les nuances orangées du nebbiolo). Nez puissamment fruité, comme le raisin qui vous explose au visage. Bouche intense, sensuelle et équilibrée, en ligne avec le style habituel du Domaine qui se refuse à faire du « encore plus, encore plus ». Tout excès est banni, ce qui garantit la « buvabilité du vin », malgré le processus d’élaboration, à base de raisins séchés pendant un mois, avant fermentation.
  • Speri, Amarone della Valpolicella 2020: couleur plus soutenue, nez en délicatesse, réservé (rare et précieux pour un Amarone). Alcool maîtrisé à 15%, malgré la concentration offerte par les raisins séchés pendant plus de trois mois. Quelques tannins intégrés dans la chair de ce monument. Fraîcheur magistrale de la finale. Speri séduit encore une fois par sa capacité à exprimer pleinement l’Amarone sans les excès qui conduisent bien des domaines à proposer des vins à 16%, voire 16,5% (qui sait 17%). Cela fait une sacrée différence !
MA CONCLUSION

Montrer la grande diversité offerte par les vins du nord de l’Italie: pari gagné ! Un dégustateur a affirmé que « c’est la plus belle dégustation de vins italiens à laquelle j’ai participé »: très touché par ce commentaire très sympathique !

Regrouper les vins par cépage était judicieux pour mettre en évidence les nuances subtiles et les franches différences.

La température de service des vins aurait mérité deux degrés de moins, ce qui aurait conféré un surcroît d’énergie à tous les vins rouges, en particulier les barbera et les vins de Vénétie.

PS: pas un seul bout de phrase de ce compte-rendu n’a été rédigé via l’IA. Chaque mot a été pondu par moi-même ce dimanche matin. Les éventuelles omissions, erreurs et bêtises sont donc de mon cru.

Je prends vos commandes jusqu’au mardi 01 septembre inclus, de préférence via le magasin.

Si vous préférez me transmettre un e-mail avec votre commande, c’est bon ôssi. Soyez précis dans la description des vins qui vous intéressent.

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dégustation domaine oenotourisme

Exploration en Valpolicella

Ce mercredi 08 mai, c’est cap sur le Domaine Stefano Accordini à Cavalo. Stefano est le créateur du Domaine, en 1970. Il est décédé récemment. Aujourd’hui, c’est la troisième génération qui aux commandes de ce domaine …familial.: Giacomo, Paolo et Marco.

Trois générations d’Accordini

La gamme est large et commence par des vins de consommation courante sur lesquels il n’est pas nécessaire de disserter.

Le Valpolicella Superiore me semble marqué par un boisé excessif du moins par rapport à la matière du vin. Ce boisé lui donne un style un peu sec qui n’est pas représentatif du style de la maison.

On passe ensuite à une paire de vins « ripasso », c’est-à-dire qui ont subi une deuxième fermentation en « repassant » sur les peaux des raisins qui ont servi à élaborer l’Amarone. Cette repasse enrichit le vin en couleur, en tannins et en alcool. Le Ripasso 2021 est fort bon, avec une certaine suavité qui me semble caractériser la plupart des vins. Mais le lui préfère clairement le Ripasso 2019 dans sa version bio: fondu, harmonieux, savoureux et précis, il a tout pour plaire.

Parenthèse: le Domaine est 100% bio, mais ses voisins ne le sont pas. Lorsque ceux-ci aspergent leurs vignes avec des produits interdits en bio, le vent se charge de les transporter dans toutes les directions. Conclusion: Accordini ne labellise « bio » que les vins issus de parcelles « sans voisins ». Il ne reste qu’à convaincre les voisins conventionnels de changer leurs pratiques …

La dégustation, du premier au huitième vin

On passe à Paxxo, un vin hors appellation puisqu’il conjugue des cépages locaux ( corvina et rondinella) avec du cabernet sauvignon et du merlot. Pour l’anecdote, ce vin s’appelait initialement Passo. Mais les risques de confusion avec les vins de type « ripasso » ont poussé les vignerons à remplacer deux « s » par deux « x ».

C’est un grand charmeur, sensuel en diable, rempli de bons fruits, avec de gros de morceaux de plaisir dedans. Ce vin est le premier de la gamme goûtée à bénéficier de l’opération concentration par séchage des raisins. Cette méthode est en quelque sorte la signature de la région et est pratiquée depuis de longs siècles : une fois les raisins cueillis, on les dépose délicatement dans des paniers peu profonds et on empile ces paniers dans un local bien aéré et peu humide. Il s’agit d’empêcher l’apparition de champignons et moisissures qui peuvent détruire la récolte: les raisins en phase de séchage sont contrôlés deux fois par jour pendant les trois mois que dure le processus. Pour compenser les jours sans vent et les jours pluvieux, un système d’air conditionné est prêt à prendre le relais.

Mais quel est le but du jeu ? Simple, pendant le séchage, les raisins évaporent de l’eau, beaucoup d’eau. Les grappes se ratatinent et concentrent leurs sucres. À l’issue du processus, on passe à la macération, fermentation et élevage classiques. Bien sûr, le talent se reconnaît à l’équilibre du résultat. Paxxo est un bon exemple du potentiel de cette technique, parce que le degré alcoolique élevé (14,50%) est compensé par une acidité élevée.

Petit foudre en bois de Slavonie. Tonnelier Garnellotto, le choix des meilleurs Domaines du nord de l’Italie.

Et maintenant les choses vraiment sérieuses, à savoir deux parmi les trois Amarone produits par le Domaine: la version classique en millésime 2020 et le sommet absolu: Il Fornetto Riserva 2016. Passionnante comparaison entre un Amarone jeune et une bouteille ayant bénéficié d’un long élevage en bois neuf. Le 2016 se goûte en réalité plus jeune que le 2020 ! Mes craintes relative à la fameuse grande cuvée qui serait trop boisée, trop tannique, trop alcoolisée, trop tout sont dissipées par la dégustation de ce géant issu de raisins vendangés sur la parcelle Il Fornetto, là où tout a commencé en 1970: les vignes de 46 ans se montrent à la hauteur des attentes !

On termine par la dégustation de deux vins doux: le Recioto traditionnel 2019 (équilibre avec peu d’alcool et beaucoup de sucre: 13,50% et +/- 125 grammes) et Amandorlato 2015, une invention du Domaine Accordini, avec moins de sucre et plus d’alcool (70 grammes et 16%). Ce dernier vin n’a pas le droit à l’appellation Recioto et c’est très bien ainsi puisque cela lui permet d’affirmer sa différence. Élevage en bois de cerisier, raisins issus de Il Fornetto. On se rapproche du style Porto Vintage, mais sans le moindre mutage. Aujourd’hui ma préférence va au Recioto pour sa capacité à donner le sourire aux dégustateurs les plus blasés. Riche certes, mais sans lourdeur.

Vignes typiques de la région, taillées en « pergoletta »

Merci à Elena pour nous avoir guidés pendant cette longue et belle dégustation et pour nous avoir permis de goûter plusieurs cuvées Il Forletto (ce qui n’est prévu vu la rareté et le prix des bouteilles.

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dégustation domaine voyage

Atterrissage en Valpolicella

Imaginons. Vous partez en vacances et choisissez une formule Bed & Breakfast au sein d’une ferme spécialisée dans l’élevage de chèvres. Que recevez-vous pour le pic-nic ? Du lait de chèvre, pardi ! Alternative: la ferme est spécialisée dans la culture de la vigne. Que recevez-vous pour le pic-nic ? Des bulles rosées élaborées avec le cépage corvina ! Nous sommes au Domaine Stefano Accordini qui, outre la production d’une large gamme de Valpolicella, gère un agriturismo de cinq chambres tout-à-fait charmant. Nous avons prévu une visite au Domaine et la dégustation consécutive pour mercredi à midi.

Nous sommes sur les hauteurs de Vérone, pas bien loin du lac de Garde, dans un pays de collines et de terrasses, couvert de vignes, à 500 mètres d’altitude.

Speri, les traditions en Valpolicella

Aujourd’hui lundi 06 mai on commence chez Viticoltori Speri, un Domaine très traditionnel qui se concentre sur une gamme de cinq vins rouges … e basta. Le rendez-vous est fixé dans la vallée (village de Pedemonte). Après la visite des caves, pleines à ras bord de tonneaux de toutes contenances (du foudre en bois de Slavonie de 4.000 litres jusqu’à la barrique bordelaise de 225 litres), on déguste dans l’ordre tel que conseillé par la jeune femme qui nous a guidés avec compétence et sympathie. Le Valpolicella Classico 2023 est très parfumé, aguicheur, facile à boire et assez différent du millésime précédent qui présentait un profil plus sérieux. Ce 2023 est très polyvalent: l’absence de tannins permet de le servir également frais et de le substituer alors à un vin blanc.

Le Valpolicella Ripasso 2021 est un vin plus concentré grâce à une deuxième fermentation, laquelle a lieu en faisant passer le vin sur les peaux des raisins ayant servi à élaborer Amarone. Ces peaux contiennent encore du jus sucré, de la couleur et de l’extrait sec. D’une certaine façon, on retire de l’Amarone ce qui serait top much pour le transmettre au Ripasso qui bénéficie ainsi d’un supplément d’âme. C’est assurément bon, mais ce n’est, à mes yeux, pas spectaculaire. À noter néanmoins une caractéristique qui traverse toute la gamme: le vin est construit sur la fraîcheur et la finesse. Le style Ripasso est maîtrisé avec élégance (j’en connais d’autres qui font dans l’ostentation démonstrative et qui finissent par incarner une certaine vulgarité).

Aucun bois neuf: les tonneaux sont achetés en deuxième main

Voici le Valpolicella Sant’Urbano 2020: ce vin peut revendiquer le titre de « petit Amarone » puisqu’il bénéficie pour partie de l’appassimento, technique qui consiste à sécher le raisin après vendange sur des claies et à attendre que l’eau contenue dans les grains s’évapore, en concentrant ainsi les sucres. Ce vin bénéficie aussi de son terroir d’altitude, vignetto Sant’Urbano: 280 jusque 350 mètres. Ce terroir est argilo-calcaire, sur un substrat d’origine volcanique. Cela me semble très supérieur au Ripasso : le gain en profondeur et en précision est clairement perceptible. Formidable rapport QP !

Nous y voici: nous goûtons l’Amarone della Valpolicella, au sommet de la gamme, en millésime 2019.

D’abord, un fun fact: si vous tombez sur une très très vieille bouteille, c’est un faux ! Le style Amarone n’a pris son envol qu’après la deuxième guerre mondiale. Comme quoi toutes les traditions ne sont pas séculaires.

Ce 2019 se goûte très bien dès maintenant: on peut le mettre en cave pour trente ou quarante années, mais rien n’empêche sa dégustation en vin jeune: la finesse et la qualité des tannins sont à couper le souffle, à mille lieues des Amarone « modernes » qui misent avant tout sur la puissance, le fruité exubérant et la densité des tannins. Chez Speri, on vise 15% d’alcool, alors que beaucoup de Domaines en sont à 16%, voire 16,50% !

quelques flacons très anciens

La définition même de l’Amarone implique l’utilisation de 100% de raisins séchés sur claies (le processus dure jusqu’en janvier) et un élevage d’au moins 24 mois. C’est un vin exceptionnel pour les moments exceptionnels. Le 2019 de Speri est une démonstration probante du style de la maison. De mon point de vue, supérieur à 2018 qui est pourtant remarquable.

Le moment venu -et en fonction des décisions prises par l’importateur-, je me dois de faire goûter ces perles !

La dégustation avant de passer au Recioto

On s’arrête ici ? Ah que non, car voici venir l’Amarone della Valpolicella en millésime 2012. Style fort différent du 2019: celui-ci est plus rond, plus confortable que le 2019. Ce style se traduit également par un léger déficit d’énergie, par une finale moins précise, par une moindre tension: avantage 2019 !

Et puis, le dessert: le Recioto della Valpolicella Classico 2021. C’est ce vin rouge doux qui est à l’origine de l’invention de l’Amarone (sec) vers 1950. Un tonneau de Recioto longtemps abandonné dans un coin sombre tout au fond d’une cave, un vigneron qui se dit que le vin a perdu tout intérêt et qu’il faudra s’en débarrasser. Pour en avoir le cœur net, il goûte …et tombe de sa chaise: le vin est devenu amer (le contraire de sucré). En italien, le vin est donc amaro et voilà que naît l’Amarone ! Il ne faudra que quelques années pour conquérir le monde entier.

Mais revenons-en à notre Recioto: le style est celui du Porto Vintage, mais sans l’alcool de celui-ci. Là où le Portugais titre 20%, le Recioto Speri se contente de 13,5%. Il n’y a évidemment pas de mutage à l’alcool. Beaucoup de sucre résiduel (+/- 120 grammes par litre) mais beaucoup moins que les Domaines qui choisissent le maximalisme: toujours plus de sucre (parfois plus de 200 grammes par litre) finit en pas assez d’acidité pour équilibrer la douceur. Le risque ? Des Recioto plutôt lourds et collants… Vivement le style Speri.

Anthocyane vend en ce moment le Valpolicella Classico 2022 et le Valpolicella Sant’Urbano 2020. L’Amarone Monte Sant’Urbano 2018 est disponible sur commande.

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