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Samedi 18 juin: dégustation !

Notez la date, le programme est alléchant ! Nous explorons ensemble quelques domaines français de haut niveau.

A Cahors, c’est Clos Troteligotte, spécialiste des cuvées au fruit très pur, avec peu ou pas de sulfites ajoutés. Nature ou presque nature, mais les vins sont nets, sans arômes …dégoûtants. En Provence, Clos de l’Ours, domaine de création récente à la réputation déjà bien établie: un blanc, un (superbe) rosé et un rouge prennent place sur le bar.

En Languedoc, le Domaine de Cébène: les plus anciens se souviendront peut-être qu’Anthocyane a déjà proposé la cuvée Belle Lurette en millésimes 2012 et 2013, …voici 2020 ! Ainsi qu’une nouvelle cuvée intitulée « A la Venvole ».

En Loire, c’est Montlouis et Saumur: plusieurs cuvées du Rocher des Violettes (dont un rouge élaboré avec du malbec, matière à comparaison avec les Cahors) et Clos de l’Ecotard, domaine créé récemment, mais qui s’impose déjà parmi les meilleurs à Saumur.

En Roussillon, c’est Le Clos des Fées qui nous propose sa cuvée Les Sorcières, en millésime 2021. Et Lafage suggère de goûter un amusant assemblage de chardonnay et de viognier.

En supplément au copieux programme gaulois, quelques cuvées allemandes: un excellent rouge de lemberger (ce cépage s’appelle blaufränkisch en Autriche) du Domaine Aldinger ainsi que plusieurs rieslings secs du célèbre domaine Schäfer-Frölich.

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Montpellier, jour 3: Millésime Bio

???????????????????????????????Pour être franc, la 3ème journée a commencé dès la 2ème. Autrement dit, j’ai été faire un premier petit tour à Millésime Bio dès lundi en fin de journée, dans la foulée du ‘Vin de mes Amis’.

Première étape chez Xavier de Boissieu, château de Lavernette (Beaujolais et Pouilly-Fuissé). On commence par une très instructive comparaison entre le Beaujolais Blanc 2013 (élevage en cuve) et le Bourgogne blanc 2013 (élevage en fûts). Je parie que chacun ‘choisira son camp’, entre la vivacité du Beaujolais et le gras du Bourgogne.

En Pouilly-Fuissé, je suis particulièrement séduit par la cuvée ‘Vers Châne’ 2012 qui exprime avant tout un lieu et un moment, malgré un long élevage en fûts (22 mois). La cuvée ‘JJ de Boissieu’ 2012 présente -comme à l’habitude- un profil plus boisé.

La cuvée Granit refait son apparition et elle est meilleure que jamais: une bulle 100% gamay qui offre un profil vif, sec, fruité et net. Et la couleur ? C’est un blanc, marqué d’une très très très légère nuance rosée.

En rouge, difficile d’évaluer déjà le Beaujolais-Villages 2014 ‘brut de cuve’. Par contre la cuvée Jadis 2013 (échantillon tiré sur fût) se montre déjà d’une grande et belle intensité.

Xavier m’indique encore que la vendange 2014 a produit un volume normal, c’est-à-dire équivalent à la somme des volumes des vendanges 2012 et 2013. Difficile d’être plus clair, non ?

On reste en Bourgogne tout en remontant sérieusement vers le Nord. Voici Guilhem Goisot et les vins du Domaine éponyme. Entendons-nous, je n’importe pas ces vins et ce ne sera vraisemblablement pas pour 2015. Mais je ne veux rater aucune occasion de montrer mon intérêt !

Il faut à peine 2 minutes pour comprendre qu’une discussion avec Guilhem est une leçon de viticulture, combinant les aspects techniques les plus pointus avec une connaissance très approfondie des différents terroirs.

On goûte tous les vins élaborés sur le millésime 2013. C’est une symphonie en sols majeurs ! Dès l’aligoté, le décor est planté, avec une force peu commune. Après la cuvée Corps de Garde, on enchaîne avec les trois parcellaires, Biaumont (plutôt argileux), Gueule de Loup (plutôt calcaire) et Gondonne (plutôt marneux), ce dernier combinant avec grand talent le gras et la salinité. Chapeau !

Les trois cuvées de St-Bris (100% sauvignon) sont aussi remarquables que les chardonnays, avec une mention spéciale pour Moury, à même de pulvériser la plupart des (bons) Sancerre ! Si vous êtes à la recherche d’un petit sauvignon ‘variétal’, passez votre chemin.

En rouge, Corps de Garde (magnifique fruit) en Côtes d’Auxerre, Les Mazelots (tannique, de grande garde) en Irancy et la nouvelle cuvée La Ronce (grande finesse, velouté) en Côtes d’Auxerre sont au même niveau que les blancs.

???????????????????????????????J’ai importé pour la première fois les Chinon de Fabrice Gasnier à l’automne. On attaque immédiatement avec le Chinon blanc ‘Le Coteau de Sonnay’, une parcelle de 0,62 hectare, plantée de 3.000 pieds de chenin. Malgré le très jeune âge des vignes, c’est une cuvée ‘haute couture’: faibles rendements, vendanges en vert et 3 passages successifs sur la parcelle au moment de la récolte.

La gamme des rouges est large, depuis le croquant ‘Les Graves2013 jusqu’à la finesse d’anthologie de ‘La Queue de Poêlon2012. L’échantillon ‘brut de cuve’ des Graves 2014 révèle une grande densité, beaucoup de couleur et beaucoup de tannins. Un millésime au profil très différent de 2013.

???????????????????????????????Et z’également mes dégustations au Jonc Blanc (Vin de France/Bergerac), Nadia Lusseau (Côtes de Duras), Aupilhac (Languedoc/Montpeyroux), Cébène (Faugères), Paul-Henri Thillardon (Chénas), La Madone/Gilles Bonnefoy (Côtes du Forez) et La Cabotte (Côtes du Rhône).

Mais là, je suis cassé. D’où dodo.

Lire la suite: Montpellier, jour 4

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L’élite des rouges du Languedoc

Charlie Chaplin heureuxAujourd’hui, c’est auto-promotion, sans vergogne ni fausse modestie. Avec un tout petit sourire en coin de Charlie, parce qu’il n’y a pas que le vin dans la vie.

La Revue du Vin de France de février consacre un dossier approfondi aux meilleurs vins rouges du Languedoc.

Aux toutes premières places (note à 18+/20) on retrouve Les Glorieuses de Clos Marie (€ 45), Le Clos des Cistes de Peyre Rose (+/- € 70), La Grange des Pères (+/- € 90) et la cuvée Guilhem Gaucelm de l’Ermitage du Pic-St-Loup (€ 36).

A peine plus bas dans le classement, Les Cocalières 2012 d’Aupilhac  et Le Grand Pas 2012 du Pas de l’Escalette. Un peu plus loin, Belle Lurette 2013 de Cébène.

Très très content de vous proposer les vins de ces trois Domaines !
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Samedi 25 octobre: Languedoc – la fête au carignan !

CarignanJe me souviens de l’époque -déjà un peu lointaine- où un caviste installé à Termonde, rue de Ganshoren (où était-ce l’inverse ?) faisait découvrir à toute une génération d’amateurs bruxellois les vertus de l’Hortus, des Estanilles, de Peyre-Rose, d’Aupilhac et du Mas Jullien. Dans un petit coin de ma cave, se cachent encore une Syrah Leone et un Clos des Cistes…

L’eldorado des années ’90. Une région traditionnellement ‘pinardière’ qui prend du galon. St-Emilion, Chablis et Sancerre rejoints par l’exotisme de Faugères, du Pic-St-Loup et de Montpeyroux.

Puis vinrent les années ’00. Celles d’une remise en question face aux couleurs de plus en plus denses, aux élevages de plus en plus sophistiqués et aux alcools de plus en plus …alcooleux. Alors, la passion faiblit, les yeux, le nez et les papilles se tournent vers la Loire, le Jura, la Moselle…

Mais…la roue ne cesse de tourner…de nouveaux Domaines apparaissent. Les élevages se font plus ‘transparents’. On n’arrache plus les vieux carignans. On recherche les vieilles vignes plantées en altitude, les expositions Nord. Moins d’esbroufe et plus de ‘feeling’. Sylvain Fadat replante les Cocalières.

Ce samedi 25 octobre, de 10 à 18 heures, ce sera le moment ou jamais de vérifier ‘de visu’, ‘de sentu’ et ‘de goûtu’.  013

Six Domaines se partagent la scène: Aupilhac bien sûr, rejoint cette fois par Le Pas de l’Escalette (Larzac), Bertrand-Bergé (Fitou), Pech-Redon (La Clape), Cébène (Faugères) et Valensac.

Je ne l’ai pas vraiment fait exprès…mais ce sera la fête au carignan, puisque pas moins de 8 vins en dégustation en contiennent peu, prou, voire beaucoup. Y compris dans sa rare mutation blanche, astucieusement nommée carignan blanc.

012Et, si les circonstances s’y prêtent, une vieille bouteille pourrait se mêler à l’assemblée…

Le programme complet de la dégustation