Catégories
dégustation

compte-rendu…

…de la dégustation du samedi 13 juin

Samedi matin tôt. Même très tôt si l’on considère qu’il s’agit de goûter 15 vins. Bref, 08h30 au cadran de l’horloge et le tire-bouchon attaque son labeur saturnien. Je ressens l’impatience avant d’entamer la dégustation, le questionnement sur la pertinence de ma sélection, la crainte du flacon bouchonné et/ou flingué et la curiosité pour l’impact de l’effet de séquence. Axiome: notre perception du vin précédent influence toujours notre perception du vin suivant. Exemple: vous goûtez un vin qui vous paraît très vif, avec une acidité marquée. Si le vin suivant est légèrement moins vif, il se pourrait qu’il vous semble plat, sans vivacité. Or non.

Première impression globale à 09h45 ? Les rouges se goûtent vraiment très bien, ils sont conformes à mes attentes, voire mieux que ça. Pour les blancs, c’est plus mitigé: les uns éclaboussent mon palais de leurs multiples qualités (…), d’autres se montrent renfrognés, assoupis, pas folichons. Cela arrive, cela fait partie de l’aventure: ces vins ont besoin d’un peu de temps, d’oxygène et de quelques degrés supplémentaires. La température du frigo, c’est vraiment trop froid: à 5°, les arômes sont cassés et la structure est déséquilibrée vers trop d’acidité.

Concrètement, vos commandes sont attendues au plus tard ce mardi soir (16 juin) avant minuit, le cachet de la poste faisant foi… Les commandes via le magasin en ligne sont plus faciles à gérer, mais si vous préférez me transmettre un e-mail, c’est très bien aussi !

Le résumé ci-dessous constitue la synthèse de mon ressenti et des commentaires émis par les dégustateurs. Les vins sont commentés dans l’ordre de leur dégustation, les sept blancs avant les huit rouges. Je ne répète pas ce qui figure dans les fiches individuelles de chaque vin: celles-ci peuvent être facilement consultées via ce lien vers le magasin. Vous ferez le meilleur choix en combinant la lecture de cet article avec celle des fiches.

  1. Ce chardonnay allemand fait le boulot, exactement ce que j’attends de lui: le vin est ouvert et joyeux, sans chichis. Le type de bouteille que l’on ouvre sans réfléchir juste pour le plaisir du partage. Typiquement le vin qui ne déplaira à personne, même pas à la tante Sidonie qui est pourtant très difficile… Pas de bois: le cépage, tout le cépage et rien que le cépage. Allemagne, Huff, Chardonnay 2024, € 11
  2. Autant le premier vin est immédiat et souriant, autant cette Folle Blanche requiert un peu plus d’attention: ni fruit, ni fleur, mais du caillou, souligné par une franche vivacité. Un vin de structure, pas d’arômes. Le compagnon idéal pour ce qui sort de la Grande Bleue. La tante Sidonie risque de ne pas s’en remettre. Par contre, si vous avez apprécié les millésimes précédents, vous ne serez pas déçus par celui-ci. France, Luneau-Papin, Folle Blanche 2025, € 14
  3. Voici le vin qui a le plus souffert de l’effet de séquence: moins vif que le précédent (et d’ailleurs également moins vif que le suivant), il a semblé manquer d’un chouïa d’énergie. Pourtant: de jolis agrumes (orange, ni citron, ni pamplemousse), de la minéralité et de la consistance, un élevage « transparent ». Un beau Bourgogne pour maintenant et les deux années à venir. France, Guerrin, Mâcon-Vergisson 2024, € 16
  4. Quel joli nez ! Précis et frais, quelque chose qui le rend irrésistible. La part de tressallier déclenche un petit choc électrique qui réveille tout qui serait tenté par la sieste ! Original et équilibré. Le peintre qui a dessiné ce vin voit clair et sait dans quelle direction il veut aller. Une belle démonstration du potentiel d’une région un peu oubliée. France, Les Bérioles, St-Pourçain, Aurence 2025, € 17
  5. Voilà une bouteille qui n’avait pas vraiment envie de converser avec moi en tout début de journée. C’est un bel exemple de vin réducteur (élaboré sans la moindre présence d’oxygène) qui doit être agité dans le verre et qui gagne beaucoup à passer en carafe. En l’absence de carafe, je conseille de l’ouvrir quelques heures avant dégustation. Il a commencé à donner le meilleur de lui-même pendant l’après-midi. Mais alors quelle classe ! Ces vieilles vignes (75 ans) de riesling ont une histoire à raconter, celle d’un terroir trop longtemps oublié. Vif, mais sans excès, ce n’est pas un citron de l’extrême. Allemagne, Geil, Nineteen Fifty 2025, € 21,50
  6. Ah ! Oh oui, encore ! Je rédige en la présence à mes côtés d’un (petit) verre de ce Chablis qui incarne à mes yeux ce qui fait la célébrité de cette appellation: vif, tendu, droit, salin, long, concentré et susceptible d’être gardé plusieurs années en cave. Encore une confirmation de la qualité des 2024 en Bourgogne blanche (à ce stade, je n’ai pas encore d’opinion pour ce qui concerne la Bourgogne rouge). France, Christian Moreau, Chablis 2024, € 23
  7. Et pour clôturer la dégustation des vins blancs, ce très grand vin du Mâconnais. Il a tout pour lui: la densité, le gras, la rondeur sans sacrifier en quoi que ce soit l’énergie. Un Bourgogne complet, à un tarif raisonnable (les Pouilly-Fuissé 1er cru du même Domaine sont magnifiques, mais ils franchissent allègrement la barre des 40 euros). France, Saumaize-Michelin, Pouilly-Fuissé Les Courtelongs 2024, € 33,50
  8. Premier rouge, cet assemblage de grenache et de syrah conjugue les qualités des deux cépages, avec un fruit très mûr mais sans que l’alcool ne vienne jouer au trouble-fête. C’est un vrai vin du sud, direct, assez puissant, gorgé de soleil. Je crois que la tante Sidonie (tiens, elle est de retour celle-là ?) … que la tante Sidonie disais-je, vous adressera son plus plus sourire. France, Les Halos de Jupiter, Costières de Nîmes 2023, € 11
  9. Voilà un vigneron qui m’épate de plus en plus: ce Beaujolais de Frédéric Berne commence comme un Morgon de chez Lapierre, avec beaucoup d’arômes floraux et fruités, puis évolue vers une franche minéralité qui rend le nez complexe et fascinant. La bouche coule tout seule jusqu’à quelques petits tannins qui la structurent. Vin délié, salivant. Je rajouterais même « naturel » si je ne craignais pas une confusion (sans objet) avec les fameux vins « nature ». France, F. Berne, Beaujolais, Pierre Bleue 2023, € 15
  10. Un Madiran moderne. Des tannins oui, mais civilisés, maîtrisés, sculptés. De la chair savoureuse, virile et tonique. Hier soir (= samedi soir), avec un filet pur (bœuf), absolument délicieux ! Pas évident de trouver aussi bien à ce prix-là à Bordeaux. France, Laougué, Madiran Camy 2022, € 14
  11. Le fruité de ce nez est …addictif. Et vient ensuite une bouche délicate qui commence aussi suave que fraîche (le gant de velours) et se conclut avec une fermeté élégante (la main de fer). On pourrait dire que le grenache cède progressivement sa place au mourvèdre. On pourrait dire que le grenache sur sable, c’est décidément magique (… Rayas à ChNdP…). France, Cébène, Faugères, Ex Arena 2024, € 17
  12. Les blancs de Nicolas Maillet sont exceptionnels, mais voici la preuve qu’il se débrouille très bien avec les rouges ! Le fruit est radieux: il n’y a aucune raison de ne pas se jeter dessus dès maintenant. L’assemblage en parts égales de pinot noir et de gamay génère de la complexité et de la singularité: le dégustateur se demande vraiment s’il a atterri en Bourgogne ou en Beaujolais. De fait, ce vin est à la fois bourguignon et beaujolais ! France, N. Maillet, Mâcon Rouge 2024, € 24
  13. Cette robe si pâle qu’elle paraît fragile, ce nez si parfumé et si charmeur, cette bouche, légèrement fumée, d’une extrême délicatesse: Rosumarinu 2025 est à la hauteur des millésimes précédents, ce qui n’est pas peu dire. Tout cela est tellement bon aujourd’hui qu’il ne faut sans doute pas parier sur une très longue garde: trois ans oui, au-delà un point d’interrogation. France, Sant Armettu, Corse Sartène, Rosumarinu 2025, € 24,50
  14. Le vainqueur à l’applaudimètre: je n’ai entendu que des commentaires élogieux qui soulignaient en particulier une rare combinaison de puissance et de buvabilité. Un vin méridional et septentrional. Une énergie et une intensité d’anthologie. Exceptionnel. Je m’arrête là avant de me noyer dans les superlatifs. France, Cébène, Faugères, Belle Lurette 2023, € 27
  15. Quel très beau Pinot noir de Bourgogne ! Comment ? Il n’est pas bourguignon, mais allemand ? Je ne peux le croire. C’est du Volnay 1er cru. Ou du Beaune 1er cru. Ce toucher de bouche, ce boisé élégant, ce fruit concentré, ces tannins précis et si bien dosés. Chapeau. Très très difficile de trouver un vin semblable en Bourgogne à ce prix-là. Allemagne, Jülg, Schweigen, pinot noir 2023, € 37,50

Voilà. J’ai fait ma part du travail ! A vous de jouer maintenant, via ce lien vers le magasin. Vous ferez le meilleur choix en combinant la lecture de l’article ci-dessus avec celle des fiches individuelles de chaque vin. Vos commandes sont attendues au plus tard ce mardi 16 juin avant minuit. Les vins commandés seront mis à votre disposition fin juin.

Avant que je n’oublie: c’est un bon moment pour commander vos rosés ! Les voici.

Catégories
humeur information

Nouveautés en pagaille !

J’ai rendu visite en avril à tous les importateurs avec qui je travaille régulièrement, en particulier pour faire le point au sujet des nouveaux millésimes, 2025 ou 2024 en fonction de la durée de l’élevage.

Vicissitudes…

Une surprise m’attendait chez l’un d’eux: pour faire bref, cela s’appelle liquidation totale. Pourquoi donc cette décision radicale ? Même si cela n’a pas été explicitement dit, il s’agit avant tout de lassitude et de découragement. Un magasin en centre ville avec fort peu de possibilités pour se garer, les clients qui achètent les nouveautés mais qui ne rachètent pas ce qu’ils ont aimé, les difficultés logistiques causées par un bâtiment pas vraiment adapté aux déplacements fréquents des cartons, la santé qui chancelle, les marges si limitées qu’il est difficile de proposer des promotions attractives, les contraintes administratives.

Rajoutez à cela des éléments qui sont valables pour tout qui commercialise du vin: des caves-clients pleines à ras bord, des portefeuilles un peu hésitants face à l’inflation, l’acharnement d’une partie des professionnels de la santé, le désintérêt des jeunes générations, l’incertitude qui pousse à reporter à plus tard, etc…

Pour Anthocyane, cette disparition d’un fournisseur implique la disparition de la gamme d’une série de Domaines: La Chevalerie (Loire, Bourgueil), Aupilhac (Languedoc, Montpeyroux), Marcoux (Rhône, Châteauneuf-du-Pape), Château Les Croisille (Sud-Ouest, Cahors), etc… Il m’en reste quelques bouteilles, accessibles via le magasin. Ce sont les dernières. Il me faudra du temps pour trouver un fournisseur « de remplacement », … s’il existe.

Appétissant, audacieux, surprenant, jouissif

Cela dit, mes autres fournisseurs se décarcassent pour proposer des nouveautés appétissantes, audacieuses, surprenantes, jouissives !

Par exemple, le Domaine des Bérioles à Saint-Pourçain, avec Aurence en millésime 2025 (chardonnay 70%, tressallier) et Trésaille en millésime 2024 (tressallier 100%). Appellation entre sources de la Loire et Massif Central, certes peu connue par le grand public, mais capable de proposer des vins qui peuvent se comparer au Mâconnais.

Ou le Domaine de Cébène à Faugères (Languedoc), avec Ex Arena 2024 (grenache majoritaire) et Belle Lurette 2023 (carignan majoritaire). Des vins du sud, mais des parcelles orientées vers le nord, pour le meilleur équilibre entre maturité du fruit et fraîcheur.

Et encore: le millésime 2025 de la cuvée Rosumarinu (Domaine Sant Armettu, Corse), le Mâcon Rouge de Nicolas Maillet, la Folle Blanche 2025 de Luneau-Papin, etc…

Et un nouveau riesling allemand (sec): Nineteen Fifty (1950, parce que les vignes ont été plantées cette année-là) du Domaine Geil, dont je propose régulièrement le Grüner Silvaner.

Tous ces vins -et d’autres- sont commentés en détails dans la rubrique Nouveautés du magasin.

Catégories
dégustation

Samedi 18 juin: dégustation !

Notez la date, le programme est alléchant ! Nous explorons ensemble quelques domaines français de haut niveau.

A Cahors, c’est Clos Troteligotte, spécialiste des cuvées au fruit très pur, avec peu ou pas de sulfites ajoutés. Nature ou presque nature, mais les vins sont nets, sans arômes …dégoûtants. En Provence, Clos de l’Ours, domaine de création récente à la réputation déjà bien établie: un blanc, un (superbe) rosé et un rouge prennent place sur le bar.

En Languedoc, le Domaine de Cébène: les plus anciens se souviendront peut-être qu’Anthocyane a déjà proposé la cuvée Belle Lurette en millésimes 2012 et 2013, …voici 2020 ! Ainsi qu’une nouvelle cuvée intitulée « A la Venvole ».

En Loire, c’est Montlouis et Saumur: plusieurs cuvées du Rocher des Violettes (dont un rouge élaboré avec du malbec, matière à comparaison avec les Cahors) et Clos de l’Ecotard, domaine créé récemment, mais qui s’impose déjà parmi les meilleurs à Saumur.

En Roussillon, c’est Le Clos des Fées qui nous propose sa cuvée Les Sorcières, en millésime 2021. Et Lafage suggère de goûter un amusant assemblage de chardonnay et de viognier.

En supplément au copieux programme gaulois, quelques cuvées allemandes: un excellent rouge de lemberger (ce cépage s’appelle blaufränkisch en Autriche) du Domaine Aldinger ainsi que plusieurs rieslings secs du célèbre domaine Schäfer-Frölich.

Catégories
sans catégorie

Montpellier, jour 3: Millésime Bio

???????????????????????????????Pour être franc, la 3ème journée a commencé dès la 2ème. Autrement dit, j’ai été faire un premier petit tour à Millésime Bio dès lundi en fin de journée, dans la foulée du ‘Vin de mes Amis’.

Première étape chez Xavier de Boissieu, château de Lavernette (Beaujolais et Pouilly-Fuissé). On commence par une très instructive comparaison entre le Beaujolais Blanc 2013 (élevage en cuve) et le Bourgogne blanc 2013 (élevage en fûts). Je parie que chacun ‘choisira son camp’, entre la vivacité du Beaujolais et le gras du Bourgogne.

En Pouilly-Fuissé, je suis particulièrement séduit par la cuvée ‘Vers Châne’ 2012 qui exprime avant tout un lieu et un moment, malgré un long élevage en fûts (22 mois). La cuvée ‘JJ de Boissieu’ 2012 présente -comme à l’habitude- un profil plus boisé.

La cuvée Granit refait son apparition et elle est meilleure que jamais: une bulle 100% gamay qui offre un profil vif, sec, fruité et net. Et la couleur ? C’est un blanc, marqué d’une très très très légère nuance rosée.

En rouge, difficile d’évaluer déjà le Beaujolais-Villages 2014 ‘brut de cuve’. Par contre la cuvée Jadis 2013 (échantillon tiré sur fût) se montre déjà d’une grande et belle intensité.

Xavier m’indique encore que la vendange 2014 a produit un volume normal, c’est-à-dire équivalent à la somme des volumes des vendanges 2012 et 2013. Difficile d’être plus clair, non ?

On reste en Bourgogne tout en remontant sérieusement vers le Nord. Voici Guilhem Goisot et les vins du Domaine éponyme. Entendons-nous, je n’importe pas ces vins et ce ne sera vraisemblablement pas pour 2015. Mais je ne veux rater aucune occasion de montrer mon intérêt !

Il faut à peine 2 minutes pour comprendre qu’une discussion avec Guilhem est une leçon de viticulture, combinant les aspects techniques les plus pointus avec une connaissance très approfondie des différents terroirs.

On goûte tous les vins élaborés sur le millésime 2013. C’est une symphonie en sols majeurs ! Dès l’aligoté, le décor est planté, avec une force peu commune. Après la cuvée Corps de Garde, on enchaîne avec les trois parcellaires, Biaumont (plutôt argileux), Gueule de Loup (plutôt calcaire) et Gondonne (plutôt marneux), ce dernier combinant avec grand talent le gras et la salinité. Chapeau !

Les trois cuvées de St-Bris (100% sauvignon) sont aussi remarquables que les chardonnays, avec une mention spéciale pour Moury, à même de pulvériser la plupart des (bons) Sancerre ! Si vous êtes à la recherche d’un petit sauvignon ‘variétal’, passez votre chemin.

En rouge, Corps de Garde (magnifique fruit) en Côtes d’Auxerre, Les Mazelots (tannique, de grande garde) en Irancy et la nouvelle cuvée La Ronce (grande finesse, velouté) en Côtes d’Auxerre sont au même niveau que les blancs.

???????????????????????????????J’ai importé pour la première fois les Chinon de Fabrice Gasnier à l’automne. On attaque immédiatement avec le Chinon blanc ‘Le Coteau de Sonnay’, une parcelle de 0,62 hectare, plantée de 3.000 pieds de chenin. Malgré le très jeune âge des vignes, c’est une cuvée ‘haute couture’: faibles rendements, vendanges en vert et 3 passages successifs sur la parcelle au moment de la récolte.

La gamme des rouges est large, depuis le croquant ‘Les Graves2013 jusqu’à la finesse d’anthologie de ‘La Queue de Poêlon2012. L’échantillon ‘brut de cuve’ des Graves 2014 révèle une grande densité, beaucoup de couleur et beaucoup de tannins. Un millésime au profil très différent de 2013.

???????????????????????????????Et z’également mes dégustations au Jonc Blanc (Vin de France/Bergerac), Nadia Lusseau (Côtes de Duras), Aupilhac (Languedoc/Montpeyroux), Cébène (Faugères), Paul-Henri Thillardon (Chénas), La Madone/Gilles Bonnefoy (Côtes du Forez) et La Cabotte (Côtes du Rhône).

Mais là, je suis cassé. D’où dodo.

Lire la suite: Montpellier, jour 4

Catégories
sans catégorie

L’élite des rouges du Languedoc

Charlie Chaplin heureuxAujourd’hui, c’est auto-promotion, sans vergogne ni fausse modestie. Avec un tout petit sourire en coin de Charlie, parce qu’il n’y a pas que le vin dans la vie.

La Revue du Vin de France de février consacre un dossier approfondi aux meilleurs vins rouges du Languedoc.

Aux toutes premières places (note à 18+/20) on retrouve Les Glorieuses de Clos Marie (€ 45), Le Clos des Cistes de Peyre Rose (+/- € 70), La Grange des Pères (+/- € 90) et la cuvée Guilhem Gaucelm de l’Ermitage du Pic-St-Loup (€ 36).

A peine plus bas dans le classement, Les Cocalières 2012 d’Aupilhac  et Le Grand Pas 2012 du Pas de l’Escalette. Un peu plus loin, Belle Lurette 2013 de Cébène.

Très très content de vous proposer les vins de ces trois Domaines !
.

.

.

Catégories
dégustation

Samedi 25 octobre: Languedoc – la fête au carignan !

CarignanJe me souviens de l’époque -déjà un peu lointaine- où un caviste installé à Termonde, rue de Ganshoren (où était-ce l’inverse ?) faisait découvrir à toute une génération d’amateurs bruxellois les vertus de l’Hortus, des Estanilles, de Peyre-Rose, d’Aupilhac et du Mas Jullien. Dans un petit coin de ma cave, se cachent encore une Syrah Leone et un Clos des Cistes…

L’eldorado des années ’90. Une région traditionnellement ‘pinardière’ qui prend du galon. St-Emilion, Chablis et Sancerre rejoints par l’exotisme de Faugères, du Pic-St-Loup et de Montpeyroux.

Puis vinrent les années ’00. Celles d’une remise en question face aux couleurs de plus en plus denses, aux élevages de plus en plus sophistiqués et aux alcools de plus en plus …alcooleux. Alors, la passion faiblit, les yeux, le nez et les papilles se tournent vers la Loire, le Jura, la Moselle…

Mais…la roue ne cesse de tourner…de nouveaux Domaines apparaissent. Les élevages se font plus ‘transparents’. On n’arrache plus les vieux carignans. On recherche les vieilles vignes plantées en altitude, les expositions Nord. Moins d’esbroufe et plus de ‘feeling’. Sylvain Fadat replante les Cocalières.

Ce samedi 25 octobre, de 10 à 18 heures, ce sera le moment ou jamais de vérifier ‘de visu’, ‘de sentu’ et ‘de goûtu’.  013

Six Domaines se partagent la scène: Aupilhac bien sûr, rejoint cette fois par Le Pas de l’Escalette (Larzac), Bertrand-Bergé (Fitou), Pech-Redon (La Clape), Cébène (Faugères) et Valensac.

Je ne l’ai pas vraiment fait exprès…mais ce sera la fête au carignan, puisque pas moins de 8 vins en dégustation en contiennent peu, prou, voire beaucoup. Y compris dans sa rare mutation blanche, astucieusement nommée carignan blanc.

012Et, si les circonstances s’y prêtent, une vieille bouteille pourrait se mêler à l’assemblée…

Le programme complet de la dégustation