15 vins plus tard, voici ce que j’ai retenu de cette dégustation. J’ai marqué d’une étoile (*) les 6 vins qui m’ont fait la meilleure impression, dans leur catégories de prix respectives.
Je note vos commandes jusqu’à ce mardi 27 mai inclus.
Vins mis à votre disposition pendant la première quinzaine de juin.
Vous pouvez également consulter les fiches détaillées des vins sélectionnés via cette page.
Les six premiers vins sont blancs, les huit derniers sont rouges. Et le rosé est au milieu.
Sous une météo pluvieuse et venteuse qui condamnait la terrasse et le jardin à n’être que des éléments du décor, nous avons dégusté avec vaillance et détermination les vins que voici, que voilà:
Les Bosquets, Le Petit Vin 2024 (€ 11,50):
Aromatique et frais, un Rhône méridional surprenant qui combine la vivacité du vermentino et la rondeur d’un chardonnay bien mûr. C’est le sud, sans les pépins méridionaux.
Carl Loewen, Varidor 2024 (€ 13,00):
Seul vin non-français de la sélection, ce riesling de la Moselle réussit à combiner trois éléments essentiels: un degré très raisonnable (12%), une pleine maturité du fruit et une absence de sucres résiduels perceptibles (vin sec). Excellent rapport qualité-prix, difficile de trouver un équivalent en Alsace.
(*) La Pépière, Briords 2023 (€ 14,50):
Un vrai Muscadet avec la vivacité et la salinité qui en font le vin idéal pour accompagner tout ce qui nage et circule sous les flots bleus; la parcelle offre un supplément de gras et de rondeur qui contribue à l’équilibre: les vieilles vignes ont encore frappé !
Les Corbillières, Fabel Barbou 2023 (€ 16,00):
Un sauvignon qui s’exprime pleinement sur des notes de fruits exotiques: fruit de la passion, litchi, mangue…Mais tomber dans une exubérance de mauvais aloi: c’est élégant et salivant.
Goûté à nouveau ce dimanche soir: l’élégance et la pureté prennent le pas sur l’aromatique. C’est meilleur aujourd’hui qu’hier. Mériterait une étoile.
Les Gandines, Climat Les Gandines 2022 (€ 24,50):
Bourgogne blanc de facture classique: élevage sous bois dosé avec maestria, belle longueur. Peut remplacer bien des chardonnays prestigieux de la Côte de Beaune, mais à un prix très différent de ce qui se pratique aujourd’hui du côté de Puligny et autres Meursaults.
Goûté à nouveau ce dimanche soir: 36 heures après avoir été ouverte, la bouteille affiche une grande harmonie, comme si tous les éléments avaient reçu le temps requis pour se fondre les uns dans les autres. Ma comparaison avec la Côte de Beaune est absolument valide. Mériterait une étoile.
PS: je reçois aujourd’hui le numéro de juin de La Revue du Vin de France. En page 89, je lis: « Fruit gourmand et mûr, plein de fraîcheur un peu acidulée en finale: un vin friand, délié et accessible, nuancé et joyeux, lumineux en finale. 93/100«
Le Clos Galerne, Savennières 2023 (€ 29,90):
Très pur à l’ouverture, vers 09h30, le vin a ensuite divergé, présentant progressivement des arômes légèrement oxydatifs et/ou marqués par l’amertume de la bière. En l’état, je ne peux pas vous recommander un achat. Je suppose que ce problème ne concerne que la bouteille dégustée samedi, mais il faut que je vérifie. Dommage.
Pour en avoir le cœur net, je goûte à nouveau ce dimanche soir ce qui restait dans le flacon. Cela a encore évolué ! La touche oxydative est imperceptible, l’amertume très légère. Bref, c’est nettement mieux qu’hier sans être tout-à-fait au niveau souhaité. Cela reste un vin atypique pour son appellation, construit sur une « maturité précoce » (11,5%). Une forme de fragilité touchante, intéressante, créatrice de débats, mais aussi un point d’interrogation. Pour amateurs audacieux.
(*) Pellé, Morogues rosé 2023 (€ 14,50):
La recherche d’un rosé qui échappe à la banalité m’occupe dès que le printemps montre le bout de son nez. Après avoir entendu les commentaires des participants à la dégustation, je suis encore plus content d’avoir découvert ce rosé de pinot noir qui fera merveille à l’apéro et qui passera à table avec bonheur. La finale est digne de celle d’un grand vin blanc.
La Pépière, La Pépie 2023 (€ 11,50):
Au-delà d’un prix fort sympathique, ce côt (ou malbec) ligérien montre le potentiel de la région du Muscadet pour élaborer des rouges friands et directs. Peut se servir légèrement rafraîchi.
Valensac, Entre nous 2023 (€ 11,50):
Un rare 100% petit verdot. Ce cépage historique dans le Bordelais a trouvé refuge en Languedoc où il atteint sa pleine maturité. C’est tonique, fruité et original. Etiquette esthétique, peu de soufre et superbe rapport qualité/prix: qu’est-ce qu’on attend ?
Sant’Armettu, Mino 2024 (€ 15,50):
Ce domaine du sud-ouest de la Corse ne cesse de m’impressionner, y compris avec ce Mino, assemblage issu des deux cépages rouges emblématiques de l’île de Beauté: niellucio (synonyme du sangiovese toscan) et sciaccarellu. Epicé, concentré et juteux. Elevage en cuve inox (pas de bois).
(*) La Madone, Gamay sur volcan 2024 (€ 17,00):
Quel plaisir de retrouver ce gamay volcanique dans le millésime 2024 -après un 2023 atypique par sa richesse en alcool (14%)- qui en revient aux 12% habituels, ce qui garantit son côté pimpant, primesautier, gouleyant, glouglou-esque à souhait, …
(*) La Cabotte, Gabriel 2023 (€ 17,50):
Autour du bar, j’ai entendu plusieurs fois « Châteauneuf-du-Pape ». Oui, il y a bien de ça, avec deux nuances importantes: la parfaite maîtrise du degré (14,5%) qui ne génère aucune chaleur alcooleuse et le prix qui n’a rien de castelpapal. Elevage en jarres de terre cuite (« amphores »). Un assemblage syrah-grenache puissant comme j’aimerais en goûter plus souvent !
(*) Sant’Armettu, Rosumarinu 2024 (€ 23,50):
Quelle finesse, quelle abondance de parfums, quelle légèreté combinée avec beaucoup de matière ! J’avais été conquis par 2022, ce millésime 2024 se hisse au moins au niveau de son prédécesseur. La couleur est pâle comme il sied à un 100% sciaccarellu.
François Villard, Poivre et Sol 2023 (€ 25,00):
L’incarnation de la syrah « Rhône nord » en mode viril et sauvage. Arômes puissants de lard, de jambon fumé, de caoutchouc brûlé (ne fuyez pas, c’est beaucoup plus intéressant dans le nez que dans cet article). Vin très expressif que je recommande de faire passer par la carafe.
(*) Bernard Baudry, Le Clos Guillot 2022 (€ 27,00):
Ce vin -qui peut se bonifier en cave pendant de longues années- a le grand mérite de très bien se goûter dès son enfance: l’équilibre entre la matière et les tanins de ce millésime 2022 donne déjà beaucoup de plaisir. La maturité de ce cabernet franc est parfaite, en évitant avec talent les pièges d’une année aussi solaire.
J’ai marqué d’une étoile (*) les 6 vins qui m’ont fait la meilleure impression, dans leur catégories de prix respectives.
Je note vos commandes jusqu’à ce mardi 27 mai inclus.
Vins mis à votre disposition pendant la première quinzaine de juin.
Vous pouvez également consulter les fiches détaillées des vins sélectionnés via cette page.