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La dégustation du 26 juillet: que retenir

15 vins plus tard, voici ce que j’ai retenu de cette dégustation. J’ai marqué d’une étoile (*) les 6 vins qui m’ont fait la meilleure impression, dans leur catégories de prix respectives.
Vins mis à votre disposition pendant la première quinzaine du mois d’août.
Vous pouvez également consulter les fiches détaillées des vins sélectionnés via cette page. Je recommande chaudement de parcourir ces fiches, elles regorgent d’informations supplémentaires: pour faire un choix éclairé.

Les sept premiers vins sont blancs, les six derniers sont rouges. Et les deux rosé sont au milieu.

Ce ne fut pas un grand succès populaire, la date -choisie avec une témérité certaine- s’avérant peu porteuse. J’affirme néanmoins que les participants ne se sont pas ennuyés, ayant goûté des vins singuliers, étonnants, (a)typiques, charmants et charmeurs.

Et une surprise pour clore la dégustation: voir en fin d’article le vin en supplément.

Lafage, Côtes Catalanes, Centenaire 2024 (€ 13,00):

Aromatique et frais, Centenaire a fait honneur à ses vignes -qui l’eût cru-, centenaires: un vin souriant, exubérant, sur le fruit bien mûr. Vin de tous les jours qui ne déplaira à personne, grâce à un parfait équilibre entre rondeur et vivacité. Le vin sympathique par excellence.

(*) La Janasse, Côtes du Rhône 2024 (€ 14,00):

Domaine bénéficiant d’une grande réputation pour ses Châteauneufs-du-Pape. A noter le passage en bio (après trois années de conversion) et le degré alcoolique particulièrement léger (12,50%). Comparaison instructive avec le vin précédent: sud de la France, millésime 2024 et assemblage basé sur le grenache blanc/la roussanne. Celui-ci est moins exubérant, moins extraverti, plus en finesse et en élégance.

(*) Albet i Noya, Penedès, 3 Macabeus 2022 (€ 14,50):

Le Domaine est un -voire le- pionnier du bio et de la biodynamie en Espagne. Etonnant de déguster un vin citronné sous cette latitude ! C’est punchy en diable ! Une expression spécifique du cépage en macabeu de vieilles vignes. A l’aveugle, personne ne mentionnera ni la Catalogne, ni l’Espagne. Se goûte très bien maintenant (le millésime 2022 a eu le temps requis pour se fondre harmonieusement).

(*) Forjas del Salnes, Rias Baixas, Cies 2023 (€ 21,00):

Voici le premier membre d’une comparaison galicienne: un vin océanique (le vignoble est planté en face de l’île de Cies), 100% albariño. Et océanique, il l’est ! Verticalité saline, minéralité, demi-puissance mais précision diabolique. Il faut oublier l’ananas qui caractérise souvent le cépage: la structure domine l’aromatique. Cies m’évoque parfois le riesling, cette fois-ci, je l’ai trouvé chablisien.

Rafael Palacios, Valdeorras, Louro 2023 (€ 25,00):

Voici le deuxième membre de la comparaison galicienne: un vin montagnard (comptez 3 heures de route pour rejoindre l’océan), 100% godello. Style radicalement différent du précédent: ils n’ont vraiment que la région et le millésime en commun. Le nez commence sur un léger boisé fumé très élégant. Le vin est dense, crémeux et m’évoque plus l’automne que l’été. Chaque fois que je le déguste, ce vin m’épate: on croit l’avoir compris à la première gorgée, puis l’on se compte qu’il y a des couches de goût l’une par-dessous l’autre. A boire sans hâte ni frénésie.

Nicolas Maillet, Bourgogne Aligoté 2023 (€ 24,00):

Un peu comme le Muscadet, l’aligoté a été négligé pendant une longue période sous prétexte qu’il serait d’une acidité rédhibitoire et d’une maigreur déprimante. Aujourd’hui, chez les meilleurs vignerons, les choses ont radicalement changé. Pensons à l’appellation Bouzeron (toujours 100% aligoté), aux aligotés parcellaires de Sylvain Pataille et à la mise en avant du cépage en période de bouleversement climatique. Nicolas Maillet répète en 2023 le magnifique 2022: bien sûr le vin est vif, mais il présente aussi beaucoup de gras et une pureté d’anthologie. C’est absolument délicieux ! A l’aveugle, qui mentionnera le cépage ?

(*) Nicolas Maillet, Mâcon-Verzé, Le Chemin Blanc 2023 (€ 29,00):

Le 2022 constituait une réussite majeure, sans doute difficile à égaler. A ma modeste échelle, j’en ai vendu beaucoup. C’est un vin important pour Anthocyane. Il y a quelques semaines, en m’apprêtant à déguster le millésime 2023, Je ressentais un certain stress: serait-il à la hauteur de son prédécesseur ? Pourrais-je le recommander à ceux et celles qui ne l’auront pas goûté ? Ouf, la réponse est un oui majuscule. Samedi, il a été éblouissant. Le Chemin Blanc est décidément un grand vin, à la perfection technique impressionnante. Certains diront qu’il lui manque un grain de folie. M’ouais …: quelle pureté, quelle intensité, quelle persistance !

Shelter Winery, Baden, Rosé de Noir 2024 (€ 14,00):

Un rosé de pinot noir d’une grande délicatesse: le profil est presque celui d’un vin blanc. Ne pas servir au jardin en accompagnement de viandes grillées, il n’y résisterait pas. Son destin est de s’accorder avec des salades ou d’autres plats légers. Rosé aérien et subtil, ce qui me semble plutôt rare dans cette catégorie de prix.

Yves Leccia, Île de Beauté, YL (rosé) 2024 (€ 18,00):

Rien à voir avec le vin précédent, si ce n’est la couleur et le millésime. Voici un rosé gourmand, frais et assez puissant, prêt pour toutes les batailles, de l’apéro jusqu’au poisson grillé. Quelques petits tannins qui contribuent à l’énergie dégagée par ce niellucciu. S’il n’est pas bu en 2025, il sera tout aussi bon en 2026.

Gilles Bonnefoy (La Madone), Côtes du Forez, Diorite 2024 (€ 14,00):

Nouvelle cuvée de jeunes vignes, sur granit (ce n’est donc pas un terroir volcanique). Ne pas confondre avec Dacite. Rouge léger, à boire frais. Substitut intéressant pour celles et ceux qui fuient le rosé ou qui souhaitent se donner le choix des armes. Très léger en alcool, couleur assez pâle. Poivré et fruité. Pas de tannins. Certes gamay, mais pas Beaujolais.

Envinate, Albahra 2023 (€ 16,50):

L’étiquette ne permet pas de percer le mystère de ce vin d’altitude (800 mètres !), élaboré dans l’arrière-pays de Valence (en Espagne, pas en France). Je suis frappé par la matière voluptueuse et soyeuse, avant le retour de bons tannins. C’est fruité et épicé, avec passage par le bois pour le rare cépage moravia.

(*) Gilles Bonnefoy (La Madone), Urfé, Mi-Noir Mi-Bouze 2024 (€ 17,50):

Une curiosité, à savoir l’assemblage du gamay « classique » avec un gamay « pas classique du tout »: le gamay de Bouze (avec un « z », j’insiste). La signature est celle du millésime 2024 au Domaine (léger en alcool, pimpant), mais avec beaucoup de concentration. Fruits noire et intensité. Profil un peu sauvage, mais moins qu’en 2023. Terroir volcanique. Vin nature (0% de soufre), à boire de préférence en une unique journée. Et vous avez ma parole: ce vin est loyal et marchand. Pas de compromis !

Alegre Valgañon, Rioja, Tinto 2021 (€ 18,00):

Vin qui a bénéficié de quelques années de vieillissement en cave. Puisque l’importateur le propose encore, autant profiter de ce grand millésime en Rioja. Vinification classique, avec une volonté de reconnecter avec les méthodes ancestrales. On se situe beaucoup plus près du style « Lopez de Heredia » que du style « Roda ». Vin fondu, assez puissant, prêt à boire.

(*) Viticola Mentridana, Mentrida, El Mentridano 2022 (€ 19,50):

Sans doute le vin le plus surprenant proposé pendant cette dégustation. Un 100% grenache comme on n’en boit jamais. Provenance: Sierra de Gredos (au sud-ouest de Madrid), le nouvel Eldorado des « grenachophiles ». Couleur très pâle, nez parfumé, bouche pleine de jus et de matière. Certes 14,50% d’alcool, mais sans impact négatif sur la dégustation. Je suis plus que séduit. Selon l’adage, cela ne plaira pas à tout le monde mais j’assume ! Vin qui plonge ses racines (sic) dans un passé presqu’oublié.

Vietti, Langhe, Perbacco 2022 (€ 25,00):

Après un 2020 d’anthologie, ce Perbacco 2022 fait presqu’aussi bien, ce qui n’est pas peu dire. Assemblage de jeunes vignes, en partie à Barolo et en partie à Barbaresco. J’essaye d’éviter ce type de comparaison mais dans le cas qui nous occupe, je fais exception: petit Barolo me semble tout-à-fait pertinent ! Un nebbiolo jeune et pourtant accessible ? Perbacco est la réponse. Bien sûr, il y a du tannin, le cépage ne se prêtant pas à l’absence de tannins. Mais c’est équilibré, fruité, épicé et ne demande qu’à escorter une viande rouge. Maintenant ou dans cinq ans.

Et en supplément au programme : La Madre, Vermouth, White Dry (€ 16,00):

Donc un vermouth, à savoir des plantes et des herbes aromatiques macérées dans l’alcool qui extrait les arômes, puis filtration de ce liquide et mélange à un vin blanc, en l’occurrence catalan (grenache blanc et macabeu). On ajoute du sucre et on mute jusqu’à obtenir un degré d’alcool de +/- 17%. On termine par un élevage en tonneaux.

J’ai profité de la présence des participants à la dégustation pour tester ce produit étonnant. Cela a manifestement plu, certains dégustateurs souhaitant en acheter.

Le vermouth peut se boire nature, additionné de glaçons et de tonic ou comme base de nombreux cocktails. Il permet d’abaisser le titre d’alcool du mélange lorsqu’il est ajouté à un alcool à 40%. La présence de sucre dans le vermouth va adoucir le mélange tout en apportant des notes aromatiques, d’où un cocktail plus complexe. On le retrouve ainsi notamment dans le Negroni, l’Americano et le Manhattan.

Une fois la bouteille ouverte, peut se conserver au réfrigérateur pendant plusieurs semaines, voire plusieurs mois.

Peut également être utilisé -en petite quantité- pour aromatiser une sauce.

J’ai marqué d’une étoile (*) les 6 vins qui m’ont fait la meilleure impression, dans leur catégories de prix respectives.
Vins mis à votre disposition pendant la première quinzaine du mois d’août.
Vous pouvez également consulter les fiches détaillées des vins sélectionnés via cette page. Je recommande chaudement de parcourir ces fiches, elles regorgent d’informations supplémentaires: pour faire un choix éclairé.

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Compte-rendu de la dégustation

15 vins plus tard, voici ce que j’ai retenu de cette dégustation. J’ai marqué d’une étoile (*) les 6 vins qui m’ont fait la meilleure impression, dans leur catégories de prix respectives.
Vins mis à votre disposition pendant la première quinzaine de juin.
Vous pouvez également consulter les fiches détaillées des vins sélectionnés via cette page.

Les six premiers vins sont blancs, les huit derniers sont rouges. Et le rosé est au milieu.

Sous une météo pluvieuse et venteuse qui condamnait la terrasse et le jardin à n’être que des éléments du décor, nous avons dégusté avec vaillance et détermination les vins que voici, que voilà:

Les Bosquets, Le Petit Vin 2024 (€ 11,50):

Aromatique et frais, un Rhône méridional surprenant qui combine la vivacité du vermentino et la rondeur d’un chardonnay bien mûr. C’est le sud, sans les pépins méridionaux.

Carl Loewen, Varidor 2024 (€ 13,00):

Seul vin non-français de la sélection, ce riesling de la Moselle réussit à combiner trois éléments essentiels: un degré très raisonnable (12%), une pleine maturité du fruit et une absence de sucres résiduels perceptibles (vin sec). Excellent rapport qualité-prix, difficile de trouver un équivalent en Alsace.

(*) La Pépière, Briords 2023 (€ 14,50):

Un vrai Muscadet avec la vivacité et la salinité qui en font le vin idéal pour accompagner tout ce qui nage et circule sous les flots bleus; la parcelle offre un supplément de gras et de rondeur qui contribue à l’équilibre: les vieilles vignes ont encore frappé !

Les Corbillières, Fabel Barbou 2023 (€ 16,00):

Un sauvignon qui s’exprime pleinement sur des notes de fruits exotiques: fruit de la passion, litchi, mangue…Mais tomber dans une exubérance de mauvais aloi: c’est élégant et salivant.

Goûté à nouveau ce dimanche soir: l’élégance et la pureté prennent le pas sur l’aromatique. C’est meilleur aujourd’hui qu’hier. Mériterait une étoile.

Les Gandines, Climat Les Gandines 2022 (€ 24,50):

Bourgogne blanc de facture classique: élevage sous bois dosé avec maestria, belle longueur. Peut remplacer bien des chardonnays prestigieux de la Côte de Beaune, mais à un prix très différent de ce qui se pratique aujourd’hui du côté de Puligny et autres Meursaults.

Goûté à nouveau ce dimanche soir: 36 heures après avoir été ouverte, la bouteille affiche une grande harmonie, comme si tous les éléments avaient reçu le temps requis pour se fondre les uns dans les autres. Ma comparaison avec la Côte de Beaune est absolument valide. Mériterait une étoile.

PS: je reçois aujourd’hui le numéro de juin de La Revue du Vin de France. En page 89, je lis: « Fruit gourmand et mûr, plein de fraîcheur un peu acidulée en finale: un vin friand, délié et accessible, nuancé et joyeux, lumineux en finale. 93/100« 

Le Clos Galerne, Savennières 2023 (€ 29,90):

Très pur à l’ouverture, vers 09h30, le vin a ensuite divergé, présentant progressivement des arômes légèrement oxydatifs et/ou marqués par l’amertume de la bière. En l’état, je ne peux pas vous recommander un achat. Je suppose que ce problème ne concerne que la bouteille dégustée samedi, mais il faut que je vérifie. Dommage.

Pour en avoir le cœur net, je goûte à nouveau ce dimanche soir ce qui restait dans le flacon. Cela a encore évolué ! La touche oxydative est imperceptible, l’amertume très légère. Bref, c’est nettement mieux qu’hier sans être tout-à-fait au niveau souhaité. Cela reste un vin atypique pour son appellation, construit sur une « maturité précoce » (11,5%). Une forme de fragilité touchante, intéressante, créatrice de débats, mais aussi un point d’interrogation. Pour amateurs audacieux.

(*) Pellé, Morogues rosé 2023 (€ 14,50):

La recherche d’un rosé qui échappe à la banalité m’occupe dès que le printemps montre le bout de son nez. Après avoir entendu les commentaires des participants à la dégustation, je suis encore plus content d’avoir découvert ce rosé de pinot noir qui fera merveille à l’apéro et qui passera à table avec bonheur. La finale est digne de celle d’un grand vin blanc.

La Pépière, La Pépie 2023 (€ 11,50):

Au-delà d’un prix fort sympathique, ce côt (ou malbec) ligérien montre le potentiel de la région du Muscadet pour élaborer des rouges friands et directs. Peut se servir légèrement rafraîchi.

Valensac, Entre nous 2023 (€ 11,50):

Un rare 100% petit verdot. Ce cépage historique dans le Bordelais a trouvé refuge en Languedoc où il atteint sa pleine maturité. C’est tonique, fruité et original. Etiquette esthétique, peu de soufre et superbe rapport qualité/prix: qu’est-ce qu’on attend ?

Sant’Armettu, Mino 2024 (€ 15,50):

Ce domaine du sud-ouest de la Corse ne cesse de m’impressionner, y compris avec ce Mino, assemblage issu des deux cépages rouges emblématiques de l’île de Beauté: niellucio (synonyme du sangiovese toscan) et sciaccarellu. Epicé, concentré et juteux. Elevage en cuve inox (pas de bois).

(*) La Madone, Gamay sur volcan 2024 (€ 17,00):

Quel plaisir de retrouver ce gamay volcanique dans le millésime 2024 -après un 2023 atypique par sa richesse en alcool (14%)- qui en revient aux 12% habituels, ce qui garantit son côté pimpant, primesautier, gouleyant, glouglou-esque à souhait, …

(*) La Cabotte, Gabriel 2023 (€ 17,50):

Autour du bar, j’ai entendu plusieurs fois « Châteauneuf-du-Pape ». Oui, il y a bien de ça, avec deux nuances importantes: la parfaite maîtrise du degré (14,5%) qui ne génère aucune chaleur alcooleuse et le prix qui n’a rien de castelpapal. Elevage en jarres de terre cuite (« amphores »). Un assemblage syrah-grenache puissant comme j’aimerais en goûter plus souvent !

(*) Sant’Armettu, Rosumarinu 2024 (€ 23,50):

Quelle finesse, quelle abondance de parfums, quelle légèreté combinée avec beaucoup de matière ! J’avais été conquis par 2022, ce millésime 2024 se hisse au moins au niveau de son prédécesseur. La couleur est pâle comme il sied à un 100% sciaccarellu.

François Villard, Poivre et Sol 2023 (€ 25,00):

L’incarnation de la syrah « Rhône nord » en mode viril et sauvage. Arômes puissants de lard, de jambon fumé, de caoutchouc brûlé (ne fuyez pas, c’est beaucoup plus intéressant dans le nez que dans cet article). Vin très expressif que je recommande de faire passer par la carafe.

(*) Bernard Baudry, Le Clos Guillot 2022 (€ 27,00):

Ce vin -qui peut se bonifier en cave pendant de longues années- a le grand mérite de très bien se goûter dès son enfance: l’équilibre entre la matière et les tanins de ce millésime 2022 donne déjà beaucoup de plaisir. La maturité de ce cabernet franc est parfaite, en évitant avec talent les pièges d’une année aussi solaire.

J’ai marqué d’une étoile (*) les 6 vins qui m’ont fait la meilleure impression, dans leur catégories de prix respectives.
Vins mis à votre disposition pendant la première quinzaine de juin.
Vous pouvez également consulter les fiches détaillées des vins sélectionnés via cette page.

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prochaine dégustation: samedi 25 mai

Le programme est en cours d’élaboration, voici déjà un preview :

Il y aura, saison oblige, deux rosés, l’un corse et l’autre provençal, respectivement Domaine Sant’Armettu et Clos de l’Ours. Des rosés consistants qui ne sont pas destinés au barbecue en bord de piscine. Ils accompagneront par contre avec brio la cuisine de l’été. Ils ont pas mal de points en commun, seule une dégustation comparative permet de faire son choix. NB: Miraflors 2023 sera disponible à partir du samedi 25 mai.

En blanc sec, un focus sur la Bourgogne par l’intermédiaire de Chablis avec le Domaine Pommier (nouveau chez Anthocyane) et du Mâconnais avec le Domaine Nicolas Maillet: tant le Bourgogne-Aligoté que le Mâcon-Verzé valent le détour (voire le voyage). On commencera la dégustation par le Gentil du Domaine Meyer-Fonné (Alsace), assemblage de pinot blanc, de riesling et de muscat.

En rouge, ce sera surtout italo-espagnol, avec deux belles paires de …vins. On sera dans la Valtellina, tout près de la frontière suisse pour le le nouveau millésime de Botonero et pour la cuvée Vesper du Convento San Lorenzo (nouveau chez Anthocyane), un nebbiolo traditionnel. En Espagne, ce sera catalan (Altaroses 2021 du Domaine Joan d’Anguera, vin d’une exceptionnelle finesse) et riojan (Sela 2021 du Domaine Roda, vin puissant et équilibré).

Plus d’information ici: dégustation du 25 mai.

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Voici pourquoi venir samedi

Introduction un peu rigolote

Coucou,

Oui, j’ai rassemblé une flopée de chouettes bouteilles, toutes susceptibles d’ajouter un peu de valeur à vos déjeuners champêtres et à vos dîners festifs de cet été 2023. Ce rassemblement de flacons a eu lieu en avril et en mai, avant la chute du ciel sur ma pauvre tête ou, mieux décrit, avant que je ne dégringole des escaliers le 21 mai, avec une colonne vertébrale fort amochée comme conséquence douloureuse.

Merci, je vais mieux, assez bien en tous cas pour vous proposer cette dégustation ce samedi 01 juillet, avec l’espoir de vous attirer en mes quartiers berchemois, avec vue sur prairie et sur moutons qui broutent ladite prairie. Il fera plutôt beau et pas trop chaud, ce qui convient bien à l’exercice proposé.

Mes intentions sont pures, presqu’angéliques, il s’agit de partager, de comparer, de discourir, de rire, bref de vivre agréablement, un verre à la main (pas loin d’un crachoir, ce qui peut, en particulier lors du quinzième vin, se révéler utile) et les sens aux aguets.

Donc, pourquoi venir à cette dégustation ? Outre le fait de venir me dire bonjour, il y aura 15 vins pour rendre hommage à la diversité du vignoble européen, sans tomber dans les pièges tendus par de vils Rastapopoulos, toujours prêts à raconter n’importe quoi pour écouler leurs pinards, en dépit du bon sens.

A propos de bon sens, jetez un œil à un article paru dans So Soir, le supplément publirédactionnel du journal Le Soir, écrit avec les pieds et avec un goût pour l’information exacte qui ne cesse de m’impressionner.

Ce coup-ci, c’est « Quel est l’alcool le moins calorique à siroter en terrasse ? ». D’abord, j’adore les articles dont le titre se clôt via un point d’interrogation. Mais soit. Voici donc la science telle que scribouillée par l’autrice du susmentionné papier: « Il suffit de retenir une chose: moins la teneur en alcool est élevée, moins la boisson contient de sucre et donc, moins elle est calorique ».

Non. Non, non et non. Quel charabia. Ce n’est pourtant pas compliqué: pour définir la charge calorique d’une boisson alcoolisée, il faut totaliser les calories apportées par le sucre et celles apportées par l’alcool. Un vin moelleux avec un degré alcoolique très faible (10%) peut ainsi se révéler plus calorique qu’un vin sec à 13%.

On continue: prétendre que le Champagne serait par nature moins calorique que le vin est une ânerie ou un fait alternatif propagé avec habileté par les ambassadeurs de la boisson qui bulle. Les règles sont les mêmes pour toutes les boissons, un gramme d’alcool dans une flûte pèse le même nombre de calories que ce même gramme d’alcool dans un verre à vin. Bien sûr -et vive la désinformation !- si on compare 8 centilitres de Champagne à 12 centilitres de vin, le verre de vin sera sans surprise le plus calorique.

Je note également que le rhum serait presque deux fois plus calorique que le whisky. Me voici hors de ma zone de confort, mais, franchement, cela vous paraît crédible ? N’hésitez pas à m’éclairer sur le sujet.

Mais voilà que je digresse sans fin et que je perds le lecteur pressé qui s’attendait à ce que je lui parle des vins en dégustation ce samedi. Nous y voilà.

Les vins en dégustation

Tous les vins en dégustation sont rassemblés ici

Les vins blancs

A propos de Rastapopoulos, on commence par Atma 2022, une nouveauté dans la gamme du Domaine Thymiopoulos (Macédoine, en Grèce septentrionale), grand spécialiste du cépage noir xinomavro.

Atma est pourtant un vin blanc, assemblage du rare cépage local malagousia et du xinomavro vinifié comme un vin blanc, en évitant de laisser les peaux des raisins en contact avec le jus de ces mêmes raisins. Cela demande du doigté et de la maîtrise. Vin aromatique, frais et joyeux, idéal à l’apéro. Léger en alcool (12%), original sans être exotique.

Voici un nouveau Domaine dans le centre de la France, entre Loire et Massif Central, Les Bérioles, avec deux vins: Trésaille et Aurence. Trésaille est un 100% …tressallier, cépage autochtone du nord du Massif Central. Remarquez le cépage prend deux « s » et que le nom de la cuvée n’en prend qu’un. Comme il est élaboré sans 50%+ de chardonnay, il n’a pas droit à l’appellation St-Pourçain. Terroir calcaire, élevage sans bois, léger en alcool (12,5%). Vin bio. Nez aromatique: abricot puis agrumes, épicé, une touche de fenouil. Bouche dotée d’une belle colonne vertébrale acide (aucune allusion à mes soucis de santé), avec de la longueur.

Aurence est en appellation St-Pourçain, grâce à l’assemblage du chardonnay et du tressallier. Terroir calcaire, élevage sans bois, léger en alcool (12,5%). Vin bio. Le nez est citronné, la bouche dense, salivante et précise. Peut se faire passer pour un beau Bourgogne (sans la présence du boisé).

Direction la Corse, au Domaine Yves Leccia, pour un assemblage de 60% vermentinu et 40% biancu gentile. Elevage sans bois. Nez sur l’orange. Bouche agréablement sudiste, confortable et intense. L’alcool ne marque pas le vin, il joue son rôle en arrière-plan. L’équilibre est obtenu par une conjonction d’acidité et de légère amertume, classique avec le cépage vermentinu.

Le Domaine Pignier fait partie de l’élite du Jura, tout en pratiquant des tarifs qui ne sont pas ceux des stars de la région (suivez mon regard). Voici l’étonnante cuvée GPS, assemblage complexe de chardonnay, poulsard et savagnin, avec une pincée de « vieux cépages » dont nous ne saurons rien de plus. Vinification sans soufre ajouté. Vin biodynamique Demeter. Il ne s’agit pas d’un vin de type oxydatif. Couleur tirant sur le laiton. Grande finesse et élégance du nez, avec des arômes du verger (pomme et poire).

La bouche est saline, fraîche, avec une acidité traçante jusqu’à une finale nette, sèche et précise. Grande longueur. Je suis toujours aussi impressionné par la gestion du bouleversement climatique: en 2018, les vins de Pignier étaient devenus massifs, presque lourds, avec un alcool élevé. Le Domaine a réagi avec détermination et célérité. Les millésimes récents ont retrouvé un équilibre beaucoup plus digeste (12,5%). Bravo !

On conclut la dégustation des vins blancs en franchissant les Pyrénées, jusqu’au sud de la Catalogne, en appellation Priorat. Nous sommes au Mas d’en Gil, domaine phare de cette région passionnante. Ce Bellmunt blanc est décrit par le Domaine (qui ne manque jamais d’humour grâce à la vigneronne Marta Rovira) comme: A wine to be drunk for breakfast, lunch and dinner. Je n’irais pas jusqu’au petit déjeuner, mais voilà en effet un vin gastronomique capable de s’adapter à moult situations différentes. Assemblage de grenache blanc et d’un peu de viognier, plutôt jeunes vignes (plantées en 2000 et 2008), sur terroir de schiste, peu chargé en alcool (13,5%) en comparaison de la plupart des Priorat. C’est officiellement l’entrée de gamme, mais au niveau de vins bien plus chers. Vin bio. A titre personnel, j’attendrai 2024 pour déboucher ma première bouteille.

Les vins rosés

Une fois n’est pas coutume, deux rosés en dégustation. Si on ne le fait pas le 01 juillet, …on ne le fait jamais.

D’abord Miraflors 2022, du Domaine Lafage en Roussillon. Année après année, la meilleure vente d’Anthocyane. Quel que soit le millésime, le couple Lafage se débrouille pour présenter un produit sec, frais, polymorphe, facile sans être simpliste, léger en alcool (12,5%), d’un prix fort raisonnable et habillé par une bouteille si élégante qu’il est difficile de la jeter: chez moi, elle fait office de carafe d’eau.

Vais-je tenter de vous vendre un rosé allemand, élaboré par un domaine qui porte un nom anglais ? Oui. Avec beaucoup de conviction. Je sais que ce n’est pas gagné, mais je me sens pleinement sur mon terrain et donc je m’obstine. La Shelter Winery est un grand spécialiste du pinot noir. On se situe en Baden, près du Kaiserstuhl, à un carreau d’arbalète de l’Alsace.

Rosé de Noir 2022 est peu coloré, avec un nez de fraise. Quelle élégance ! Ce n’est pas un vin pour barbecue ! Mais quelle belle source pour créer des accords gastronomiques estivaux et raffinés. C’est un très beau pinot noir qui est également un vin rosé. Techniquement, il s’agit d’une saignée, réalisée sur l’ensemble de toutes les cuves du Domaine.

Les vins rouges

Le premier rouge permet un passage tout en douceur entre rosé et rouge, ni vu ni connu ! Les Maiols est un vin rouge, mais de rouge vraiment très clair. Ou alors rosé foncé. Enfin, chacun fera son choix.

On est en Catalogne, au Domaine Joan d’Anguera.

Jeunes vignes de grenache, plantées entre 2012 et 2017. Géologie calcaire et sablo-calcaire. Biodynamie, non revendiquée sur l’étiquette. Vendanges manuelles. Du soufre, mais très très peu. Levures indigènes. Elevage en cuve béton (9 mois) et en barriques usagées (3 mois). Ce sont les jeunes vignes de la parcelle qui fournit les raisins pour la cuvée Altaroses.

Projet parallèle des frères Joan et Josep, à côté de leurs grands vins, en appellation Montsant. Nouvelle cuvée. Esprit rock ‘n’ roll sans fausses notes ni dissonances.

Nez fin, sans exubérance. Attaque légère et délicate. Plus de poids en milieu de bouche. Un petit côté salivant qui donne du peps à la finale. Sans verser dans les clichés, un très bon vin pour le jardin et l’été ! Peut se servir frais.

Tant qu’à explorer les multiples identités du grenache contemporain, remontons vers le Languedoc, jusqu’au Domaine Magellan. Cette cuvée astucieusement dénommée Le Grenache fait dans la simplicité directe et sans fioritures. Cela ne fera pas les titres de la presse spécialisée, mais c’est équilibré, plein, charmant, juteux, fruité. Un peu de fraise, un peu d’orange sanguine. Et le prix est excellent. Et c’est bio. Et c’est élevé sans bois. Et ce sont de vieilles vignes, plantées dans un terroir sableux. Cela peut sembler contre-intuitif, mais les terroirs de sable donnent régulièrement des vins de grande finesse.

En 2021, les circonstances du millésime ne se prêtaient vraiment pas à la production des Raisins Gaulois, le p’tit Beaujolais festif du Domaine Marcel Lapierre. Notre patience est pleinement récompensée par l’arrivée de ce 2022. L’incarnation d’une gouleyance ? C’est léger en matière comme en alcool, c’est désaltérant, ça coule avec une déconcertante facilité. C’est bien entendu du pur gamay, sans élevage boisé. Et puis, quand on s’arrête un instant, on s rend compte qu’il y a aussi un joli fond et un peu de glycérine. Oubliez le pour accompagner l’entrecôte, mais tentez des accords pour lesquels le premier réflexe nous conduit à choisir un vin blanc.

Ne stockez pas en perspective de l’été 2024, c’est fait pour avoir été bu avant que 2023 ne nous quitte.

Moyenne d’âge des vignes: 15 ans. Géologie granitique, vendanges manuelles. Vignes cultivées sans engrais ni désherbant chimique. Légèrement sulfité uniquement à la mise en bouteilles, comme le Morgon « S » de ce même Domaine Lapierre. Tant que j’y pense ce Morgon 2022 est disponible dès maintenant.

Le 29 avril, j’avais placé sur le bar une cuvée assez bluffante, en provenance du sud-ouest de la Corse, d’une grande délicatesse: Rosumarinu. Je pense que 90% de ceux qui l’ont goûté en ont acheté. Cela n’est pas si courant, ce vin se débrouille super bien pour plaire à des amateurs aux goûts hétérogènes.

Le Domaine Sant Armettu a d’autres atouts dans sa manche: ce Mino (ce mot corse peut se traduire par « petit ») constitue l’entrée de gamme, mais, au vu de la qualité, j’ai un peu de mal à le désigner de cette façon. C’est un assemblage de sciaccarellu et de niellucciu, le premier apportant la finesse et l’aromatique, le second se chargeant de la fraîcheur et de la structure tannique. A ce stade de son développement, le sciaccarellu s’impose dans l’équilibre. on goûte des épices, du poivre, de la cannelle. je me risquerais bien à les rapprocher d’un vin de Toscane. Le vin est plutôt concentré, il est juteux et précis. En français contemporain: il est d’une grande buvabilité. Elevage en inox (pas de bois). C’est bio.

Et voici le classique entre les classiques: Les Sorcières du Clos des Fées 2022. On peut être décontenancé par la faconde para-narcissique du vigneron, mais difficile -même en cherchant beaucoup- de trouver un défaut à cette incarnation du bon vin rouge universel, assemblage bien dosé de cépages du grand sud, avec beaucoup de syrah. Ceux d’entre vous qui me connaissent bien savent ma méfiance pour les syrah du Languedoc et du Roussillon: elles manquent souvent de finesse aromatique, la syrah donnant l’impression d’avoir été brûlée par l’implacable soleil. Eh bien, ces Sorcières évitent allègrement ce piège classique ! Cerise sur le gâteau: la maîtrise de l’alcool malgré le chaud millésime (13,5%).

On termine avec deux vins plus puissants, avec du muscle et de la présence. D’abord, une nouveauté: le Domaine Gassier en appellation Costières de Nîmes.

Costières de Nîmes est cette appellation dont on se demande toujours si elle fait partie du Languedoc ou du Rhône. Située entre Nîmes et Arles, selon un axe nord-est, sud-ouest, c’est bien une appellation rhodanienne. Le Domaine se situe dans le village de Caissargues, à un kilomètre du Château de Nages.

Nostre Païs provient d’un terroir de galets roulés, comparable à celui de Châteauneuf-du-Pape. Assemblage classiquement dominé par le grenache: la présence du mourvèdre et de la syrah lui confèrent de la structure. Nez aromatique, friand, frétillant. Bouche riche et confortable, soutenue par une acidité de bon aloi. Cerise et poivre. Minéralité (graphite).

Enfin, nous clôturons en rouge comme nous l’avons fait en blanc: Mas d’en Gil Priorat Bellmunt 2019. En effet, 2019: c’est bien le millésime actuellement à la vente au Domaine. D’abord élevage de 10 mois en fûts, ensuite élevage en bouteilles avant commercialisation.

Assemblage très traditionnel, c’est-à-dire uniquement grenache et carignan. Ni syrah, ni cabernet sauvignon. Vignes sur schiste, plantées entre 1994 et 1998.

Vin évidemment puissant qui doit être apprivoisé avant dégustation: offrez lui soit la carafe, soit un peu de temps dans votre cave. Je souligne volontiers que le prix, même s’il se situe au-delà des vingt euros, est très raisonnable, dans le contexte de Priorat, appellation suscitant une forte demande mondiale.

Conclusion (qui va de soi)

On se voit samedi ? Que vous veniez ou pas, je prends les commandes jusqu’au mardi 04 juillet inclus, de préférence via le magasin en ligne.

Catégories
dégustation

Italie et Espagne, c’est… maintenant !

les vins blancs qui participent…

Ce samedi 23 avril, dès 10 heures du matin, je vous attends pour partager une quinzaine d’aventures italo-espagnoles. Vous pouvez jeter un œil au programme, à présent définitif.

Lanzarote et la Vénétie, la Rioja et la Galice, le Piémont et la Catalogne, le Trentin et la Castille, …

Commandes à me transmettre au plus tard le mardi 26 avril, mise à disposition des vins pendant la première quinzaine du mois de mai.

…une première volée de rouges…

Quelques angles pour approcher cette dégustation

-découvrir un nouveau Domaine du Trentin-HautAdige: De Vigili, remarquable tant en blanc (chardonnay) qu’en rouge (teroldego).

-arbitrer le combat des volcans entre Monte Carbonare et Puro Rofe.

-faire son marché en Piémont en comparant nebbiolo et barbera, deux cépages passionnants mais radicalement différents

-faire connaissance avec Abel Mendoza, vigneron emblématique de la Rioja.

-fourrer son nez dans des cépages aussi rares qu’italiens: pecorino, gaglioppo, teroldego, garganega.

…et une deuxième volée de rouges.

Voici le duo des rosés 2021: Umathum Rosa (Autriche) et le classique Lafage Miraflors (Roussillon)

…et il y a encore des nouveautés à découvrir dans le magasin !

Lafage Cadireta 2021: vin particulièrement amusant et astucieux, c’est un chardonnay élevé sur des lies de viognier, ce qui lui confère fraîcheur et aromatique très fruitée. Chacun y retrouvera d’ailleurs son fruit préféré: qui la poire, qui la pêche/l’abricot, qui des fruits plus exotiques. C’est un très joli vin d’été, fait pour le jardin et pour l’apéritif. D’autant plus que le degré alcoolique est sous contrôle (13%).

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rosé

Le retour de Miraflors

Suite à la forte demande, j’ai recommandé un stock de Miraflors 2019 du Domaine Lafage. Toujours au prix de € 11.

Ces bouteilles seront chez moi à partir du samedi 30 mai. Si vous en souhaitez, n’hésitez pas à les réserver dès maintenant, via un simple e-mail.

Commentaire paru dans Decanter, revue britannique.