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Dégustation: Thierry, Michel, Joëlle, Annick, Philippe, Hassan, Jacques, Arnaud, Anne, Yves et les autres, ….

AnthocyaneLa plaquette a été apposée sur la façade à 09h30 et mon premier visiteur s’est annoncé à 10h précises.

Le temps de me rendre compte que je n’avais pas prévu de contenant pour garder les vins blancs au frais. Bon, c’est la casserole à pâtes (modèle IKEA) qui a fait fonction: de l’eau froide et quelques glaçons, le tour est joué !

J’ai eu le grand plaisir d’accueillir, entre autres, de charmants voisins avec qui je n’avais pour ainsi dire pas de contacts jusqu’à ce samedi, deux ‘trolls’ (les parents se reconnaîtront), quelques amis proches, de nouvelles têtes, une ex-élève de l’Athénée Emile Bockstael que je n’avais pas revue depuis …gloups…30 ans, des camarades de guindaille et bien d’autres. A noter aussi une histoire, un peu trouble, autour de cognac bu le midi avant de retourner en classe. Je n’épilogue pas.

Et puis, il y eut l’épreuve du seau à champagne, plus prosaïquement surnommé ‘crachoir’: eh oui, pour nous, fiers disciples ô combien motivés de Bacchus, l’usage du crachoir s’impose, par respect pour nos papilles et notre foie. Mais je confesse avoir oublié que la technique de l’oeno-expulsion n’était pas universelle et que pour l’immense majorité des citoyens normaux, ce jet buccal plus ou moins coloré a un je ne sais quoi de barbare.

J’ai dû faire le deuil de la bouteille de Cent Visages, pour cause de bouchonite aiguë, ce qui a ramené le nombre de flacons en dégustation à 11. Dont, juste pour le plaisir, un Cour-Cheverny …de 1993: plus très fringuant certes, mais encore plein de ressources.

Le bar ('in progress') juste avant que je n'amène les bouteilles.
Le bar (‘in progress’) juste avant que je n’amène les bouteilles.

Je proposais également un ‘romorantin’ demi-sec, convaincu que ce type de vin, pourtant délicieux, ne rencontrerait qu’un modeste succès d’estime: patatras, c’est le vin qui a été le plus apprécié et le plus commandé par les participants ! En conséquence, il est à présent disponible sur le bon de commande en ligne, sous le nom: Domaine des Huards Cour-Cheverny JM Tendresse 2008.

Si vous souhaitez passer une commande, pensez à le faire au plus tard ce mardi soir 18 décembre: je transmets la commande globale aux vignerons mercredi matin.

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Visite au Domaine des Huards

Michel et Jocelyne Gendrier
Michel et Jocelyne Gendrier

18 septembre. Nous venons de terminer la dégustation et Jocelyne Gendrier me propose d’aller nous promener dans le vignoble. Le dalmatien de la maison en profite pour se dérouiller les pattes. A peine arrivés entre les rangs de vigne, pendant que Jocelyne me montre comment reconnaître le cépage ‘romorantin’ à la forme de ses feuilles, le dalmatien susmentionné fourre sa truffe entres les grappes et se met à croquer gaiement les raisins mûrs.

Je constate ainsi ‘de visu’ que le dalmatien est l’un des seuls chiens à apprécier les fruits, caractéristique que la famille Gendrier ignorait lorsqu’elle l’a adopté…Particulièrement en année de petite récolte, chaque grain est précieux !

A table !
A table !

 

 

Nous nous trouvons à Cour-Cheverny, village paisible entre Touraine et Sologne, situé à quelques encablures des châteaux de Cheverny, de Chambord et de Blois.

Le Domaine des Huards possède, entre autres, 8 hectares plantés en ‘romorantin’, ce qui fait du Domaine une capitale mondiale (officieuse…) de ce cépage très rare, originaire de Bourgogne.

Les parents et grands-parents ont toujours travaillé la vigne de façon naturelle, faisant en quelque sorte du ‘bio’ sans le savoir. Aujourd’hui, le domaine est certifié Agriculture Biologique. Outre le ‘romorantin’, on y cultive principalement pinot noir, gamay et sauvignon.

En dégustation, les deux Cheverny blancs (85% sauvignon, 15% chardonnay) m’ont paru sympathiques, techniquement maîtrisés et consensuels.

Les trois Cour-Cheverny sont particulièrement intéressants: la cuvée ‘vieilles vignes’ François Ier 2006 est la plus riche, sur des notes de miel, mais le ‘simple’ 2008 est déjà superbe ! Le Domaine préfère attendre et mettre ces vins en vente lorsqu’ils sont prêts à être dégustés. Une politique peu courante et tout à l’honneur de la famille Gendrier.

Le cépage romorantin confirme ici son grand potentiel. Le 2009 (pas encore  à la vente) me semble un peu plus marqué par la chaleur solaire de ce millésime.

Voici les rouges: Le Pressoir 2010 (80% pinot noir) est un vin tendu, un peu sauvage et bien défini.

La cuvée Le Vivier (50% pinot noir) est un fermage sur vignes plantées en 1994: vin charpenté, puissant mais, le jour de cette dégustation, un peu moins précis que Le Pressoir. Une autre bouteille, ouverte en octobre, était en grande forme !

La cuverie inox est impressionnante de propreté et d’une organisation particulièrement fonctionnelle.

Les gelées du 17 avril vont fortement réduire le volume de la récolte 2012. Il est prévu de commencer à vendanger à partir de fin septembre, le romorantin en dernier.

Michel Gendrier a coordonné récemment une grande dégustation de romorantin à l’attention de Jean-Emmanuel Simond, consultant auprès de la Revue des Vins de France: vu l’enthousiasme du journaliste, on peut s’attendre durant les prochains mois à un dossier présentant Cour-Cheverny aux lecteurs de la RVF !

La bouteille couchée est bien un 1993...
La bouteille couchée est bien un 1993…