Jura, me voilà !

Arbois

Arbois

Ce mercredi, 650 kilomètres pour rejoindre Lons-le-Saunier où une première dégustation m’attend dans l’après-midi. Ce sera plus précisément dans le village de Gevingey, chez Fabrice et Valérie Closset, vignerons…belges, installés depuis début 2008 sur l’ancien Domaine Richard Delay. Le Domaine s’est appelé ‘Champ d’Etoiles’ et s’appelle aujourd’hui ‘Champ Divin’. Disons que le nom choisi initialement était sans doute un peu trop proche de celui d’une appellation voisine, à savoir L’Etoile.

Domaine en biodynamie certifiée Demeter depuis 2011, après les indispensables années de conversion. Chardonnay, pinot noir et savagnin. Le domaine produit également du miel.

Donc, le Jura. On y produit vraiment du vin ? De 10 à 15 millions de bouteilles par an. Cela peut paraître beaucoup, mais ce n’est que l’équivalent de Chinon et beaucoup, beaucoup moins qu’à St-Emilion. Petite région par la quantité. Pour ce qui est de la qualité, de la diversité, du dynamisme et de la gastronomie…très grande région !

Cépages communs avec la Bourgogne toute proche (il n’y a finalement que 100 kilomètres entre Beaune et Arbois, la petite capitale du vin jurassien): chardonnay et pinot noir. Au-delà de ces deux classiques, on y trouve les régionaux: en rouge, trousseau et poulsard; en blanc: le savagnin. Cépage exceptionnel à plus d’un titre. Très proche de la vigne sauvage originelle, il est l’ancêtre génétique du chenin, du sauvignon et sans doute du petit manseng. Le verdejo espagnol, le verdelho de Madère et le grüner veltliner autrichien font aussi partie de sa nombreuse descendance.

Ah oui, il paraît que le Jura, c’est le Vin Jaune. Produit que l’on adore ou que l’on abhorre. Indifférence impossible. Aujourd’hui, on élabore en Jura surtout des vins de facture plus classique: le Vin Jaune brille, mais il n’est vraiment pas seul. 001

Jetez un œil à mon programme.