Visite au Domaine Bruno Cormerais

Bruno Cormerais

Bruno Cormerais, photographié en juillet 2012, par Fred Niger Van Herck

Oups. Mon appareil photo est resté dans la voiture. Donc, pour cette fois, je fais appel à l’équipe Internet.

Arrivée à 17h05 au lieu-dit La Chambaudière, sur la commune de St Lumine de Clisson. Merci, GPS.

Je débarque en pleine préparation des journées portes-ouvertes, qui commencent le lendemain matin. Il y a un peu d’électricité dans l’air. C’est Maxime qui m’accueille, mais c’est son papa Bruno, l’homme aux 42 vinifications, qui va s’occuper de moi. Accrochez-vous, ça va déménager !

On commence gentiment avec les premières cuvées, de millésimes récents. Après avoir goûté tant de vins tendus, « verticaux », je suis dérouté par la richesse de ceux-ci: nous sommes dans l’antre du spécialiste du bâtonnage. Un certain nombre de cuvées font leur malo-lactique. Le discours est différent de celui de ses collègues…et cela le rend particulièrement pertinent !

Sur 2009, j’ai un certain mal à  suivre. Voici une bouteille de la cuvée Prestige, millésime 2008: choc gustatif ! Bruno Cormerais affirme que, jeune, ce vin se goûtait mal. Aujourd’hui par contre, le vin conjugue gras bourguignon et tension ‘salivante’. On enchaîne avec les cuvées de Clisson, les cuvées spéciales ‘Maxime’ et ‘Bruno’ (je préfère ‘Bruno’), on voyage dans l’espace (du caveau à la cuverie en passant par le chai à barriques) et puis dans le temps: Bruno Cormerais disparaît un instant et il revient, triomphant, avec des flacons un peu poussiéreux: on goûte de beaux 1997, 1996 et 1991. Une bouteille de 1981 fait son apparition: malheureusement, il ne reste que le squelette acide du vin. Clisson

Tiens, et pourquoi ne pas goûter sur cuve ? Nous repartons pour un tour…

J’ai l’impression que Bruno Cormerais est heureux de faire partager ce moment. Je suis aux anges. Son épouse et son fils continuent à s’affairer: on attend beaucoup de monde dès demain matin.

Je rejoins la voiture dans la nuit noire. Fin de mon périple en Pays Nantais. Enfin, encore une bonne nuit de sommeil et demain matin, un peu de tourisme au château de Goulaine avant de rentrer sur Bruxelles.