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2000 & 2001

Les dix bouteilles dans l’ordre de dégustation.

J’ai participé -il y a un peu plus de 25 ans- à la création d’un groupe de dégustation. Cela s’appelle « groupe du mercredi« , ce qui prend tout son sens lorsque l’on sait que nous nous réunissons le vendredi. Ou le jeudi.

Cette fois, j’avais le plaisir d’être aux manettes: en l’honneur de ce 25ème anniversaire, j’ai proposé dix vins issus des millésimes 2000 et 2001. Avec une petite angoisse: imaginons que ces vins soient passés, qu’ils ne soient plus que l’ombre de ce qu’ils étaient pendant leur jeunesse

Eh bien, non. Ce qui était frappant, c’était justement leur jeunesse ! Des vins à pleine maturité et au moins une bouteille qui mérite … un peu de garde supplémentaire: Léoville Barton 2000.

Bien entendu, ces bouteilles n’ont pas été choisies par hasard: les cépages chenin et riesling ont très bonne réputation au vieillissement et c’est la même chose tant pour le Bandol et que pour les Crus de la Rive Gauche. Le millésime 2001 à Sauternes sera encore aussi bon dans 10 ans, si pas meilleur (Sigalas Rabaud).

Le podium ? Doisy-Védrines 2001, Viña Tondonia 2001 (Rioja) et Pontet Canet 2001. Etonnant, non ? Les trois meilleures notes vont à des représentants du millésime 2001 ! Le premier 2000 est cinquième (Château Pradeaux). Mais, à vrai dire, les écarts sont faibles: de 17,1 pour Doisy-Védrines à 15,5 pour Brézé du Clos Rougeard qui clôt le classement.

Dégustation à l’aveugle, en connaissant le thème général.

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Bruneau, un déjeuner d’anthologie

le dessert
le dessert: poires, coings et glace au lait

Une fois par an, 9 amateurs (formant le groupe astucieusement nommé « du mercredi ») se réunissent dans un restaurant bien choisi, afin de fêter dignement le temps qui passe, les années qui s’accumulent et (surtout) le plaisir du partage.

Cette année, c’était aujourd’hui (j’en reviens à l’instant) et c’était chez Bruneau, à quelques encablures de notre mâââgnifique basilique.

Ci-dessous le menu et les bouteilles que nous avons emmenées, en provenance directe de nos caves respectives.

Aucun vin n’a déçu. Certaines bouteilles ont eu besoin de temps pour se révéler, d’autres ont été appréciées différemment avant et pendant le plat. J’ai indiqué mon meilleur accord d’un astérisque (*).

Certains plats nous ont laissés perplexes (le homard un peu masqué par la friture dite « tempura », le côté « too much » de la composition St-Jacques, foie gras et truffe noire), d’autres ont recueilli moult applaudissements (la cuisson du pigeon, la puissance du lièvre).

Très bon moment. On devrait reprendre le débat « Led Zeppelin » vs « Simple Minds » vs « Archive » là où nous l’avons laissé…

PETITE DÉGUSTATION APÉRITIVE (javanais de foie gras et anguille fumée ; gratin de langoustines ; velouté de chicons)
Champagne Jacques Lassaigne Le Cotet – extra brut – blanc de blancs NM
Champagne Pierre Moncuit – grand cru – blanc de blancs 2000 (malheureusement bouchonné)
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CARPACCIO de ST JACQUES et FOIE D’OIE, émincé de truffes noires
Sancerre François Cotat La Grande Côte 2005 *
Pessac-Léognan Château Laville Haut-Brion 2000 (aujourd’hui La Mission Haut-Brion)
Alsace Clos Sainte-Hune Trimbach 1997
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TEMPURA de HOMARD aux agrumes
Chablis 1er cru Les Butteaux Raveneau 2005
Pouilly-Fuissé La Roche Guffens-Heynen 2002 *
Charlemagne Louis Jadot 1995
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GALETTE de PIGEON de VENDEE et sa cuisse caramélisée au soja
Château Giscours Margaux 1998 *
Vino Nobile di Montepulciano Asinone Poliziano 2001
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GATEAU de FILET de RABLE de LIEVRE, sauce poivrade au pain d’épices
Côte Rôtie Michel Ogier 1999 *
Clos des Papes Châteauneuf-du-Pape 1999 *
Nuits-St-Georges 1er cru Clos des Porrets Saint-Georges Henri Gouges 1998 *
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TATIN de POIRE et COING, glace au lait
Pinot Gris, Clos Saint Imer, GC Goldert VT, Ernest Burn 2000
Coteaux du Layon-Beaulieu L’Anclaie Pierre Bise 2001 *