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Compte-rendu

Samedi, c’était dégustation. Voici quelques commentaires personnels sur ce qui a été goûté, à l’attention particulière de ceux et celles qui avaient piscine et/ou poney.

Programme de la dégustation

Voici quelques notes prises à l’issue de dégustation, en complément des commentaires qui figurent dans les fiches de chaque vin. D’abord les cinq vins blancs, ensuite la bulle et enfin les 9 vins rouges.

Le Vouvray des Aubuisières (€ 13,50) démontre que cette appellation est vaillamment représentée par d’autres que les célébrissimes Huet et Foreau. Les vins de ces derniers sont formidables; leurs prix sont tout aussi « formidables »… La cuvée de silex 2023 est un chenin très pur, bien sec que l’on ouvre sans hésitation: laissons à Foreau et Huet les occasions exceptionnelles, les Aubuisières se chargeront volontiers des repas au quotidien ! Belle alternative à un chardonnay non-boisé.

L’appellation Terre di Chieti et le cépage pecorino ont une notoriété limitée, j’en conviens. Mais le Domaine Fabulas, cuvée Fecerunt (€ 11,00) en tire un vin original, droit, caillouteux, fruité avec discrétion, élégant. Franchement, il vaut plus que son prix. C’est une découverte dont je heureux: il faut parfois goûter beaucoup de vins dans cette catégorie de prix pour en extraire une pépite !

Toujours dans le centre de l’Italie, le Domaine Santa Lucia, cuvée Albarara (€ 14,00) se distingue par un gras surprenant: c’est rond, riche et assez confortable. Alors que le pecorino ci-dessus évoque plutôt le nord, cet albana évoque le sud, sans mollesse ni alcool excessif.

On change de division via le somptueux Monte Carbonare du Domaine Suavia (€ 19,90): cette cuvée de Soave m’impressionne, millésime après millésime, par sa capacité à conjuguer délicatesse et intensité. Elegance et force. Le volcan veille, comme s’il transmettait une vibration au vin.

Voici un bel exemple de la capacité du Mâconnais à chatouiller la Côte d’Or à des prix nettement plus abordables: Le Saint-Véran du Domaine Guerrin (€ 19,90) est légèrement boisé, précis et en devenir. Je n’aime pas trop faire goûter un vin en insistant sur le fait qu’il sera bien plus intéressant dans quelques mois, voire quelques années. Voici donc une exception: attendez 2025 pour tire-bouchonner ce flacon, l’aromatique sera plus affirmée, dans des nuances de pêche.

Une bulle fraîche, citronnée, sans douceur doucereuse: le Domaine Andreola propose XXIII (€ 19,90). C’est du haut de gamme, sans tenter le moins du monde de copier le Champagne. Une bulle légère (11,5%), souriante et emballée dans un flacon design du meilleur effet.

Le premier rouge est un vin bilingue italien et allemand. Dans cette région du nord de l’Italie qui s’appelle Alto Adige et que les habitants préfèrent nommer Südtirol, on trouve des vins de couleur pâle, d’une belle fraîcheur, avec un p’tit côté montagnard. Même le cépage est bilingue: schiava ou vernatsch selon votre préférence. Et que dire alors de l’appellation ? Kalterersee Classico Superiore ! Kaltern (€ 12,50) est une jolie synthèse de ce qui précède. Ne vous laissez pas décontenancer par la légèreté de la robe, c’est inhérent au cépage.

Vietti Trevigne Barbera d’Alba (€ 21,00) combine la fraîcheur et la couleur du cépage barbera avec un profil qui peut rappeler le nebbiolo. Rien d’étonnant à cela, Vietti est une maison célèbre pour la qualité de ses Barolos (100% nebbiolo): elle n’hésite pas à planter de la barbera sur des parcelles traditionnellement réservées au nebbiolo. Sur un beau terroir, la barbera fait des étincelles !

Après avoir déjà proposé la cuvée Silice, voici le Cahors La Pierre du Château Les Croisille (€ 23,00): 100% malbec, avec beaucoup de couleur, beaucoup de fruit, beaucoup de jus. Une explosion de saveurs, une modernité qui tranche avec l’image de l’appellation (celle-ci a beaucoup souffert, mais la convalescence se passe de mieux en mieux !).

Tout qui me connaît, sait à quel point je suis attaché aux vins du Domaine d’Aupilhac et en particulier des cuvées Cocalières (€ 24,00): quelle finesse, avec une aromatique au sein de laquelle la syrah domine: nuances de jambon fumé qui rappellent le Rhône nord. Pas courant en Languedoc ! Et la qualité des tannins: waouw !

Qui défend le Chianti Classico traditionnel, celui qui parie sur des élevages longs et des extractions mesurées ? Castell’in Villa (€ 25,00) pardi ! Vous aimez Lopez de Heredia et Le Puy ? A mon avis, vous aimerez ce Chianti Classico atypique, très profond, sans la moindre concession ni aux modes ni aux tendances. La couleur peu intense est typique.

Le suivant a énormément plu et je comprends très bien pourquoi: grande finesse, grande intensité, fondu harmonieux, élégance des tannins, vraiment difficile de résister à la cuvée De Le Mur du Domaine Convento San Lorenzo (€ 29,90). Même cépage que le Barolo, sans devoir attendre longtemps: beau potentiel de garde, mais absolument rien n’empêche de l’apprécier dès aujourd’hui !

Retour au Domaine d’Aupilhac: Ce pur Carignan (€ 25,00) est l’antithèse des Cocalières: beaucoup de couleur, solide structure tannique, arômes de cuir et de fruits noirs, un poil de sauvagerie et beaucoup de personnalité. Je me souviens avoir découvert le cépage carignan avec le millésime 1998 de ce vin: ça ne me rajeunit pas.

Enfin, nous avons comparé trois millésimes consécutifs du Chianti Classico Riserva du Domaine Riecine (€ 39,00): 2018 (épuisé), 2019 et 2020. Fascinant de découvrir les nuances qui différencient le cérébral 2020 du sensuel 2019. Que choisir ? Si c’est pour les semaines et les mois qui viennent, je suggère le 2019. Si c’est pour garder quelques années, le 2020.

Je note vos commandes jusqu’à ce mardi soir 26 novembre (les commandes globales sont transmises aux importateurs le mercredi matin) : Programme de la dégustation
Vous pouvez compléter votre commande avec des bulles ou avec des vins de fête et d’exception

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