Le groupe du mercredi s’attaque au Larzac !

photo: H. Lalau

photo: H. Lalau

J’ai profité (lâchement ? habilement ?) de mon voyage en Languedoc pour y picorer quelques flacons, tous nés au pied du Larzac. Il suffisait alors de puiser dans ma cave personnelle quelques spécimens plus anciens pour en faire une dégustation en 12 bouteilles.

Le Larzac évoque d’abord la lutte des paysans du coin contre l’extension du domaine militaire. 10 ans de combat, entre 1971 et 1981…et une victoire lorsque François Mitterrand, fraîchement élu, décide de renoncer au projet. L’altermondialisme s’est construit sur ce terreau.

On se situe au milieu d’un triangle Montpellier-Béziers-Millau. Le nom complet de l’appellation est « Languedoc – Terrasses du Larzac« , mais beaucoup d’étiquettes mentionnent d’autres termes comme « Pays d’Hérault », « Montpeyroux », « Coteaux du Languedoc » ou même « Vin de France ».terrasses-larzac-hd

Pour bénéficier de la mention « Terrasses du Larzac », le vin doit provenir d’une zone de 32 communes (dont Aniane, Jonquières, Montpeyroux, Lagamas, St-Privat, Puechabon, Pégairolles de l’Escalette, Poujols, etc..), il doit être rouge et être composé en majorité de syrah, de grenache et de mourvèdre. Le cinsault et le carignan sont autorisés. L’assemblage d’au moins deux cépages est obligatoire.

Les bouteilles d’un millésime antérieur à 2008 portent la mention « Coteaux du Languedoc », les blancs sont le plus souvent commercialisés en « Pays d’Hérault » ou en « Pays d’Oc » de façon à bénéficier de plus de liberté pour le choix des cépages.

Voici la sélection…dégustée à l’aveugle:

les rouges

  1. L’Emotion 2010 – Le Mas de l’Ecriture, Pascal Fulla à Jonquières
  2. La Petite Crapule 2012 – L’Escarpolette, Ivo Ferreira à Montpeyroux
  3. Le Clos 2011 – Le Clos du Serres, Sébastien Fillon à St-Jean-de-la-Blaquière
  4. Les Vignes Oubliées 2011 – Jean-Baptiste Granier à Jonquières
  5. Costa Caoude 2011 – Mas Haut-Buis, Olivier Jeantet à La Vacquerie
  6. Carlan 2007 – Olivier Jullien à Jonquières
  7. L’Infidèle 2011 – Mas Cal Demoura, Vincent Goumard à Jonquières
  8. Mas Jullien 2005 – Olivier Jullien à Jonquières

puis les blancs secs

  1. Mas Jullien (blanc) 2008 – Olivier Jullien à Jonquières
  2. Les Clapas 2012 – Le Pas de l’Escalette, Julien Zernott à Poujols
  3. Les Cocalières 2009 – Aupilhac, Sylvain Fadat à Montpeyroux
  4. Trelans 2009 – Alain Chabanon à Lagamas

Nos conclusions:

  • Les blancs scorent mieux que les rouges : effet de séquence ou lame de fond ?
  • Très peu de variance. En gros, nous sommes d’accord : effet de groupe ?
  • La Petite Crapule est un « sans soufre ajouté »…qui se distingue nettement des autres rouges
  • « Languedoc » a été assez rapidement cité, même si l’Italie, l’Espagne, le Roussillon et le Rhône méridional ont également été de la partie.

Les résultats chiffrés:

Mas Jullien (blanc) 2008 – Olivier Jullien à Jonquières: 16,0/20 (variance: 0,1)

Les Cocalières 2009 – Aupilhac, Sylvain Fadat à Montpeyroux: 15,8/20 (variance: 0,9)

Mas Jullien 2005 – Olivier Jullien à Jonquières: 15,6/20 (variance: 0,5)

Les Clapas 2012 – Le Pas de l’Escalette, Julien Zernott à Poujols: 15,1/20 (variance: 0,1)

L’Infidèle 2011 – Mas Cal Demoura, Vincent Goumard à Jonquières: 14,9/20 (variance: 0,4)

Carlan 2007 – Olivier Jullien à Jonquières: 14,6/20 (variance: 0,1)

Costa Caoude 2011 – Mas Haut-Buis, Olivier Jeantet à La Vacquerie: 14,3/20 (variance: 0,7)

Le Clos 2011 – Le Clos du Serres, Sébastien Fillon à St-Jean-de-la-Blaquière: 14,3/20 (variance: 0,3)

Trelans 2009 – Alain Chabanon à Lagamas: 14,2/20 (variance: 0,9)

La Petite Crapule 2012 – L’Escarpolette, Ivo Ferreira à Montpeyroux: 14,0/20 (variance: 0,6)

L’Emotion 2010 – Le Mas de l’Ecriture, Pascal Fulla à Jonquières: 13,5/20 (variance: 0,3)

Les Vignes Oubliées 2011 – Jean-Baptiste Granier à Jonquières: 13,3/20 (variance: 0,4)