Aupilhac: dynamite et biodynamie en Languedoc

Les Cocalières

Les Cocalières

Dans le 4*4 de Sylvain Fadat, une cage. Et dans la cage, ça jappe et ça gémit.

On quitte Montpeyroux en direction du Larzac. Arrivés au bas du chemin qui mène aux Cocalières, Sylvain lâche …les chiens. Ils galopent (euh…ça galope, un chien ?), ils nous guident, ils ouvrent la route. On laisse la nouvelle bergerie sur notre gauche. Nous voici tout en haut.

Se promener sur le terroir des Cocalières avec son « créateur » est une expérience difficile à oublier.

Le paysage est grandiose et sauvage, l’amphithéâtre de vignes impressionnant. Pour recréer ce vignoble historique en 1998, Sylvain a utilisé les grands moyens, à savoir la dynamite. Des tonnes de rocher à déplacer. Aujourd’hui, 8 hectares de vignes à 350 mètres d’altitude.

Reprenons la promenade dans l’ordre chronologique: il est 10 heures en ce beau vendredi 31 janvier. Millésime Bio s’est achevé avant-hier et je profite de cette occasion pour rendre visite à l’un des domaines les plus réputés du Languedoc. Je pousse d’ailleurs l’abnégation jusqu’à dormir dans l’un des deux gîtes du Domaine.

Un rapide tour de cave en la compagnie de Jenny, la toute nouvelle secrétaire du Domaine. Puis Sylvain arrive, verres et pipette à la main. On goûte à la cuve. Et au foudre. Des 2012 et des 2013. Les mourvèdres d’Aupilhac (« en bas ») sont denses, tanniques et puissants; les mourvèdres vendangés aux Cocalières (« en haut ») sont surprenants d’élégance, de précision et de finesse.

Le carignan 2012 se goûte déjà très bien: il se pourrait bien que la mise en bouteilles ait lieu cette année plus tôt que d’habitude.

J’avais déjà goûté les vins en bouteilles pendant Millésime Bio. J’y reviens très bientôt !