Le rosé, ce n’est pas du vin

Le rosé, ce n’est pas du vin. C’est un compromis bancal quand Madame mange du poisson et Monsieur de la viande.

Le rosé est partout. Il s’immisce dans nos cuisines et sur nos tables. Il coule dans nos verres et dans nos gorges. Il est saumon, fuchsia, orangé, voire presque incolore. C’est un métis. Il est fourbe et dissimulateur. 

Le rosé est au vin comme l’eau de rose à la littérature !

Quelle est la couleur préférée de Violetta (sic) et de Britney Spears ? de Pink ?

Ne dit-on pas couperosé (de frais), névrosé, nécrosé ? L’arthrose, c’est agréable ? Et la sclérose morose ? Et la tubercurose ?

J’entends dire que l’on tente de vous en vendre: osez dire non au rosé ! Rossez les infâmes vendeurs de rosé ! Niez leur prose ! Arrosez l’arroseur !

Je me calme. Les rosés sont arrivés. Il fait beau et chaud. A vous de jouer.