ça y est: des vins non-français !

Après 125 vins en provenance des 6 coins de l’hexagone, je me décide à vous proposer du lointain et du local.

D’abord le Portugal: nous voici à quelques dizaines de kilomètres au nord de Lisbonne, en altitude, dans la Serra de Montejunto, à portée de canon de l’océan.

Les cinq petites parcelles de vieilles vignes sont exposées au nord. Altitude et exposition contrebalancent les chaleurs torrides de l’été. Le cépage est localissime (vital). La géologie est calcaire.

Casal Figueira était le projet du couple Antonio Carvalho et Marta Soares.

Marta Soares

Marta Soares

Je dis « était », parce qu’Antonio est décédé prématurément à l’été 2009. Il était un pionnier de la biodynamie au Portugal. Son épouse a repris le flambeau et a créé, en l’honneur de son mari, la cuvée Antonio, dont voici le millésime 2011.

Le vin est incontestablement plus atlantique que méditerranéen. C’est une évidence géographique et un constat organoleptique (pardon, je ne le ferais plus). 12% d’alcool (eh oui, c’est possible, même à la latitude de Lisbonne), beaucoup de fraîcheur, une très légère note boisée, une note citronnée. Ce n’est pas très puissant, mais la complexité aromatique et la finesse…oui !

Après le grand sud, cap sur le grand nord, du moins en termes viticoles. Je vous emmène dans les Fourons. Si, si, Happartland. En Belgique, donc. A 90 minutes de la rue des Chats.

Le vignoble du Crindael mérite un détour: pente magnifiquement exposée plein sud, le long de la route pittoresque qui relie les hameaux de Fourons-Saint-Martin et de Teuven. La Wallonie est à moins de 5 kilomètres, les Pays-Bas itou. Le vigneron, Pieter Akkermans, est d’ailleurs de nationalité néerlandaise.

Pieter Akkermans

Pieter Akkermans

Géologie calcaire. Si l’expression « calcaire coquillier » vous dit quelque chose, vous êtes au bon endroit. Le sol est truffé de coquilles fossiles, en particulier du genre bélemnite. Cette petite bébête antique figure d’ailleurs sur l’étiquette des vins de la propriété.

La propriété, c’est Pietershof. Je vous propose la Cuvée du Bonheur 2011, nommée ainsi en l’honneur du 40ème anniversaire de mariage du couple Akkermans-Janssen. Il s’agit d’un assemblage de chardonnay et de riesling que j’avais découvert avec le millésime 2006, à l’époque commercialisé sous le nom « Cuvée Rebelle ». La bouteille (vide !) se trouve toujours sur le bar, posée entre un Castello di Broglio 1997 et un Mâcon-Pierreclos de Jean-Marie Guffens.

C’est citronné, bien mûr, avec une certaine minéralité. Cela titre 12,5%. Elevage en cuve.

Un vin belge, le jour de l’abdication…quel à-propos, je m’étonne moi-même…

Le Portugais et le Belge proviennent du même millésime. Deux blancs secs qui se ressemblent par leur degré d’alcool modéré, par leur terroir calcaire, par leur originalité …et par leur prix: € 11,50. Pourquoi ne pas les comparer ?

Il sont disponibles dès maintenant et seront en dégustation pendant la Fête du Vin.

Tarif & bon de commande