Château Tour des Gendres, Périgord, Cantalouette 2024
Avant de goûter, on jauge. On se dit: étiquette au graphisme attrayant, trois cépages que l'on n'associe jamais, Périgord sur le territoire de l'appellation Bergerac ... bon, ça doit être un petit vin, vite bu et vite pissé.
Non.
D'abord, le savagnin, le chenin et le sauvignon sont génétiquement apparentés. L'ampélographie (= science des cépages) nous apprend que le savagnin est l'ancêtre, que le chenin (sans être un rejeton du savagnin) est un proche parent et que le sauvignon est un cousin plus éloigné. Ceci explique le texte sur la contre-étiquette: réunion de famille insolite (voir photo dans la galerie).
Ensuite, je me dis que nous sommes confrontés ici à un bel exemple d'élasticité inversée. En général, plus le prix est élevé, moins le produit se vend: logique. Mais Cantalouette, c'est l'inverse: je parie que si ce vin était vendu un peu plus cher (mettons € 15), j'en vendrais plus ! Pourquoi ? Parce que ce prix serait perçu comme cohérent avec le contenu de la bouteille, ce qui est rassurant. On se sent moins rassuré avec le prix réel: c'est trop bon pour être aussi peu cher. Donc, c'est bizarre et donc je n'achète pas. En version concise: le rapport qualité/prix est excellent !
Elevage en cuves inox (pas de bois).
Vin plutôt concentré, vif, original. Zéro exubérance fatigante. Le premier verre appelle le deuxième. Aromatiquement, le sauvignon domine les deux autres cépages. On se risquera à proposer l'hypothèse suivante: le chenin apporte la vivacité et le savagnin le volume de bouche.
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