Catégories
blanc dégustation domaine voyage

La Couronne d’Or et autres pépites du Bas-Rhin

Me voici donc de retour d’un périple alsacien particulièrement fructueux. Le coffre de ma voiture en sait quelque chose…

Bruno, Julien et Anne-Marie Schmitt, Marie-Anne Pfister, Etienne Loew, Bruno Schloegel, Guillaume Mochel et Jean-Pierre Rietsch…merci pour votre accueil plus que sympathique !

Merci en particulier pour ce partage de vins secs, fins et précis. Des vins qui expriment le lieu, le moment et l’homme qui les ont engendrés. Des vins qui conjuguent expressions enracinées et sensations aériennes.

Des vins certes aromatiques mais avant tout dotés d’une texture, d’une structure, d’un bel équilibre en bouche. Les cépages sont transcendés et offrent une palette de nuances qui se révèlent progressivement à l’amateur attentif.

Des vins destinés à la table et à la fête !

Je dis non à l’exubérance racoleuse. Je dis non aux vins lourdauds qui fatiguent nos estomacs et nos cervelles. Je dis non aux vins sans âme, interchangeables et insipides. Rejoignez ce juste combat !

Visite au Domaine Mochel

Visite au Domaine Pfister

Catégories
dégustation

Samedi, cette bouteille a fait l’unanimité parmi les dégustateurs

Coste Rouge 2010, Château La Colombière, négrette 100%. € 13,11 la bouteille. Disponible jusqu'à ce mardi 19 mars inclus.
Coste Rouge 2010

Coste Rouge 2010, Château La Colombière, Fronton, négrette 100%.

€ 13,11 la bouteille.

Disponible pour commande jusqu’à ce mardi 19 mars inclus.

La Revue du Vin de France (juin 2011): « de style floral, ce Fronton délié, parfumé et digeste dévoile un rare soyeux de texture et une superbe délicatesse de saveurs. Réussite exceptionnelle ».

Catégories
dégustation domaine

Dégusté et approuvé: Les Cocalières 2008

Waouw ! Un Languedoc structuré et frais. Une pointe d’austérité, une dominante ‘mourvèdre’, une très belle finale fruitée. Aucune sensation alcooleuse. De la noblesse. Excellent au point de regretter qu’il ne s’agisse que d’une ‘petite’ bouteille de 75cl.

Contre-étiquette réellement informative: ‘vignoble d’altitude dans le sud de la France, exposé au nord-ouest. La syrah (40%), le mourvèdre (30%) et le Grenache (30%) sont assemblés (…) terroir composé de poussières volcaniques et de calcaire’.

Je souligne aussi l’exceptionnelle qualité du bouchon en liège: autant ne pas gâcher une si belle matière première par une piètre touche finale.

Coteaux du Languedoc Montpeyroux, Domaine d’Aupilhac, Sylvain Fadat, Les Cocalières, 2008 (en conversion à l’agriculture biologique).

Catégories
dégustation domaine vins voyage

Au royaume de la Folle Noire

Vendredi 22 février. Soleil gelé. Départ de Sénouillac vers 09h00. Je traverse Gaillac et monte sur l’A68 en direction de Toulouse. Puis quelques villages assoupis, avant d’apercevoir le panneau « Château de la Colombière« . Me voici donc sur les terres de l’appellation Fronton.

Je me gare (mal) à l’entrée de l’allée pour prendre une première photo des lieux. A peine sorti de ma voiture, voilà qu’un véhicule se pointe, avec deux messieurs à bord. Tiens, d’autres visiteurs-oenophiles ?

Reprenons, je photographie…et voilà qu’arrive un gros 4X4. Cette fois-ci, je prends les devants et précède le 4X4 jusqu’à la propriété. En sort Diane Cauvin, vigneronne de son état et mon interlocutrice du jour.

Les deux messieurs l’attendent, mallette à la main. Ils ont un air bien sérieux…visite inopinée de la Répression des Fraudes. Bardaf, c’est l’embardée. On ne rigole pas. Diane m’invite à me promener dans les vignes, le temps qu’elle s’occupe de ces messieurs, forcément prioritaires.

Ils vont s’incruster, questionner et encore questionner. Jusqu’à ce qu’ils mettent le doigt sur une sombre histoire de ‘BiB’ de 5 litres dont le poids a été vérifié au moyen d’un simple pèse-personnes, alors qu’il est obligatoire d’utiliser une balance ‘ad hoc’, homologuée, certifiée, étalonnée, métrologiquement correcte. Ce petit gadget technique coûte quelques centaines d’euros. Bien sûr, le vigneron est un escroc idiot qui remplit ses BiB aux trois-quarts, en espérant qu’aucun consommateur ne s’en rende compte.

Entre-temps, on mange du cheval, jusque dans l’IKEA du coin. Passons. Après une heure et demie d’administration para-kafkaïenne, les deux croque-morts saluent et repartent torturer leur victime suivante.

Il est déjà midi et mon prochain rendez-vous est à 14 heures. Malgré son gros rhume, Diane m’emmène dans le chai. Ancienne cuverie en béton, cuves inox; un magnifique foudre autrichien acquis en 2010 et un dynamiseur en cuivre, outil indispensable au travail en biodynamie. Nous goûtons à la cuve du rosé Vin Gris 2012, obtenu par pressurage: vin frais, léger, pour l’apéritif.

foudre Stockinger
foudre Stockinger

Philippe Cauvin nous rejoint et nous décidons de goûter les bouteilles en apéro.

Vinum, Réserve, Coste Rouge (très élégant, sans l’ombre de la rusticité si souvent attribuée aux vins du Sud-Ouest) et la nouvelle cuvée Bellouguet (à parts égales: vieille négrette et vieux cabernets; élevage de 18 mois dans le foudre autrichien mentionné ci-dessus). La négrette doit représenter au moins 50% de toute cuvée sollicitant l’appellation Fronton. ‘Folle noire‘ est un synonyme de négrette, cépage en effet réputé pour n’en faire qu’à sa tête, ce qui explique sans doute sa disparition progressive du paysage viticole. Sauf à Fronton où la négrette est tombée sur des vignerons aussi têtus qu’elle.

Je partage le déjeuner de mes hôtes, avant de filer au Domaine Le Roc.

Heureusement, 5 minutes suffisent pour quitter Villaudric et rejoindre l’avenue de Toulouse à Fronton. Néanmoins, il est presque 15 heures quand j’aperçois Cathy Ribes. Nous commençons par un échantillon de La Saignée 2012, dont la mise en bouteille est imminente. Un rosé fortement coloré, puissant, fait pour la table. Nous commençons la série des rouges par La Folle Noire d’Ambat, une bombe fruitée 100% négrette, en provenance directe -surprise- du terroir d’Ambat. Le Classique nous donne l’occasion de goûter deux millésimes très différents: 2009 (solaire et puissant) et 2010 (élégant et précis): je préfère le second. Don Quichotte est et reste une cuvée formidable, à l’exceptionnel rapport plaisir/prix. Entre-temps Frédéric Ribes nous a rejoints.

Naïvement, je demande si le Domaine n’a jamais envisagé d’élaborer un vin blanc. Sourire mystérieux chez Frédéric et Cathy s’éclipse un instant…pour revenir avec une bouteille de la cuvée Le Roc Blanc. Eh oui, Frédéric a planté une large gamme de cépages blancs, ‘juste pour voir’. Au final le choix s’est porté sur un assemblage de chardonnay et de sémillon, avec une touche de muscadelle et une pincée de viognier). C’est très bon, mais c’est épuisé, l’un expliquant l’autre. Je ne résiste pas au plaisir de citer l’étiquette: ‘véritable vin de table de France pour la table’.

Et maintenant ? Retour à La Colombière, vu que je suis parti en courant sans emmener les bouteilles que je destine aux prochaines dégustations. Ici aussi, un vin blanc est apparu dans la gamme, le Prunelard Blanc, du nom d’un vieux cépage local: une curiosité, née récemment par surgreffage de vieux pieds de négrette. Millésime MMXI.

Et encore une bulle rosée (joliment nommée Colombulle)…que je goûte d’un nez un peu distrait, à force de ne vouloir n’être en retard nulle part. Je quitte une deuxième fois les ‘vignerons amoureux’, leur souhaite une bonne semaine de vacances au ski et m’en vais reprendre la route de Gaillac et de Sénouillac, le coffre et l’âme remplis d’excellents vins.

Les vins sont en dégustation ce samedi 16 mars 2013. Ils peuvent être commandés jusqu’au mardi 19 mars, via ce lien.

Catégories
dégustation domaine

Vous rentrez des sports d’hiver ?

Voici ce qui a été particulièrement apprécié par ceux qui étaient en Belgique ce weekend et qui en ont profité pour venir goûter Fleurie, Chénas et Moulin-à-Vent.

  • Grande médaille d’or du concours international de Berchem-Ste-Agathe, prix spécial du public, palmes académiques et applaudissements nourris: Les Blémonts, Chénas, Paul-Henri Thillardon
  • Médaille d’or, prix de l’équilibre classique et indémodable: Le Clos du Tremblay, Moulin-à-Vent, Paul & Éric Janin
  • Médaille d’argent, prix de la bombe fruitée, mention spéciale pour la bouteille vide en moins de temps qu’il ne faut pour l’écrire: Moulin-à-Vent, Château des Bachelards
  • Médailles de bronze: Les Vignes du Tremblay, Moulin-à-Vent, Paul & Éric Janin et Clos des Bachelards, Fleurie, Château des Bachelards.

Comme dans tout concours ‘oeno’ qui se respecte, il y a beaucoup de médailles. Beaucoup d’appelés, beaucoup d’élus !

Je clôture les commandes ce lundi 18 février, en fin de soirée.

Mardi à l’aube, je repars dans le vignoble, à Gaillac et à Fronton, pas loin de Toulouse. Mes découvertes seront en dégustation le 16 mars.

Catégories
dégustation domaine

Aventures en Beaujolais ou « ceci n’est pas une banane »

Merci à Lilian Bauchet à qui j’emprunte une étiquette – j’ai bien ri !

Donc, non et encore non, le Beaujolais ne goûte pas la banane. Cela dit, il est facile pour le vinificateur d’acheter de la poudre de perlimpinpin, type 71B. Comptez € 20 le paquet de 500 grammes et hop! quelques milliers de bouteilles ‘délicatement’ aromatisées…et tellement banales.

Nous sommes aux antipodes de cet univers chimico-commercial avec les vins de Lilian Bauchet, de Paul-Henri Thillardon et d’Eric Janin. Je suis fier de vous présenter leur millésime 2011, décliné en huit cuvées, remplies à ras bord de plaisir et de saveurs.

100% gamay, bien entendu. Mais les caractéristiques du cépage passent au second plan, au profit de l’expression des terroirs, des vieilles vignes et du talent des vignerons.

Leurs démarches sont fortement inspirées par les principes de l’agriculture biologique et par une volonté d’élaborer des vins digestes, d’un alcool modéré (12% à 13%), susceptibles de s’améliorer avec le temps qui passe. Plus tu le goûtes, plus tu le goûtes.

Certaines cuvées sont magnifiques de finesse (les Blémonts, le Clos du Tremblay, le Clos des Bachelards), d’autres offrent une virilité plus affirmée (les Greneriers, les Vaches/Jolie Fleur, Les Carrières), aucune ne vous laissera indifférents. Ce serait dommage de ne pas goûter…

Mon offre est valable du 12 au 18 février 2013 inclus.

 

Catégories
dégustation

Catalunya, nord & sud

Catalogne drapeauRassurez-vous, pas de politique, mais un constat: le vignoble du Roussillon (autour de Perpignan) est de plus en plus souvent surnommé Catalogne-nord. Une identité catalane, par-dessus les Pyrénées, au travers d’une langue et de quelques cépages: grenache (garnatxa), carignan (carinyena) et syrah qui se plantent communément des deux côtés de la frontière.

J’accueille ce mercredi soir un groupe d’amateurs autour de 12 vins (rouges) catalans. Les voici:

1 Mas Igneus – Barranc dels Closos 2009 Priorat
2 Rectorie – Côté Mer 2009 Collioure
3 Bàrbara Forés – Coma d’En Pou 2008 Terra Alta
4 Roc des Anges – vieilles vignes 2008 Côtes du Roussillon Villages
5 Albet i Noya – Reserva Marti 2007 Penedès
6 Roc des Anges – 1903 2007 vdp Pyrénées Orientales
7 Gauby – vieilles vignes 1998 Côtes du Roussillon Villages
8 Clos de l’Obac 1998 Priorat
9 Clos de l’Obac 1999 Priorat
10 Clos de l’Obac 2000 Priorat
11 Clos de l’Obac 2001 Priorat
12 Clos de l’Obac 2002 Priorat

Voici les commentaires de dégustation.

Catégories
dégustation domaine vins

visite au Domaine de Villaine

J’arrive au village de Bouzeron avec quelques minutes d’avance. Le temps de m’imprégner de l’atmosphère et de faire quelques photos. Pierre de Benoist est au téléphone avec un journaliste et la conversation est animée. Il revient de la présélection des vins participants au Concours Général Agricole de Paris 2013.

Nous passons dans le caveau et voici que Stéphane Aladame, un vigneron de Montagny, vient apporter quelques bouteilles. En attendant, je converse avec le vieux chien de la maison.

Nous goûtons d’abord Bouzeron 2011. L’une des deux appellations bourguignonnes à n’être ni pinot noir, ni chardonnay. Je laisse au lecteur le soin de découvrir la seconde…

Donc, Bouzeron et cépage aligoté. En voilà un qui n’a pas toujours eu bonne presse: outre le fait d’être plus capricieux et plus difficile à vinifier que le chardonnay, il doit sa réputation au kir, encore appelé ‘blanc-cassis’. Au milieu du XXe siècle, il y avait crise à la fois pour l’aligoté et pour la crème de cassis. Le mélange des deux s’avère une grande réussite commerciale. Evidemment, le goût du vin ne joue qu’un rôle accessoire et cela n’a pas vraiment favoriser la qualité.

Oubliez le paragraphe précédent: sur les coteaux de Bouzeron, l’aligoté (la variante dorée, pour être précis) se révèle comme un cépage capable de grandes choses: classé dans la catégorie des cépages aromatiques (comme le sauvignon et le gewürztraminer), il se délecte ici de sols maigres, à forte teneur en calcaire, en altitude (300 mètres).de Villaine Bouzeron

Ce Bouzeron 2011 est superbe de tension. Le Bourgogne blanc côte chalonnaise ‘Les Clous’ 2011 plus classique. Le Rully ‘Les Saint-Jacques’ 2011 très beau, sur des arômes de pêche.

Mon hôte attend un autre visiteur vers 16 heures, le temps passe et nous goûtons rapidement les rouges: Bourgogne côte chalonnaise ‘La Digoine’ et Mercurey ‘Les Montots’; un peu trop rapidement pour que je puisse me faire une opinion pertinente.

Le discours de Pierre de Benoist est poétique, philosophique et très maîtrisé: il évoque le vigneron en tant qu’explorateur du temps passé et futur. Il explique l’absence de table de tri par la responsabilisation des vendangeurs qui en découle. Il réfléchit à la possibilité de produire à l’avenir deux cuvées de Bouzeron, en isolant une parcelle de haut de coteau, entourée d’arbres.

Les principes de l’agriculture biologique sont appliqués au Domaine depuis 1986.

2011, millésime compliqué en raison d’une météo très instable, a néanmoins donné ici d’excellents vins: des vignes saines et fortes sont manifestement mieux à même de résister aux aléas climatiques. De quoi renforcer les convictions ‘bio’ du Domaine.

Ah oui, la seconde appellation, c’est St-Bris, en Chablisien: 100% sauvignon.

Catégories
blanc dégustation domaine

Visite et dégustation au Château de Lavernette

Xavier de Boissieu et la preuve qu'il vient de recevoir un Belge.
Xavier de Boissieu et la preuve qu’il vient de recevoir un Belge.

Quel lieu magnifique ! Et quels vins magnifiques !  Dès le Beaujolais blanc qui ouvre la dégustation, je suis sous le charme. Intensité, précision, fraîcheur !

Bon, revenons à la chronologie de ma visite: je suis accueilli par Xavier de Boissieu, en pleins préparatifs pour les fêtes de la St-Vincent locale. Nous commençons par nous promener autour du château, pour mieux cerner les différents terroirs. Nous sommes administrativement à Leynes, en Saône-et-Loire et donc en Bourgogne. Les vignes du Domaine sont sur Leynes, Chaintré et Fuissé. La frontière entre Mâconnais et Beaujolais.

A Chaintré, nous sommes dans l’appellation Pouilly-Fuissé. Leynes appartient à la zone de production du Beaujolais. Mais, à Chaintré, on élabore également du Mâcon et à Leynes, on fait aussi…du St-Véran !

La dégustation commence donc par un très beau Beaujolais blanc ‘les vignes de la roche’ 2011. Je ne suis pas seul à apprécier: RVF n°563

La gamme des Pouilly-Fuissé s’ouvre par le lieu-dit ‘Maison du Villard’ 2010. Nous discutons biodynamie, Xavier ayant fait ce choix dès 2007. Pas de foi aveugle en les préceptes de la biodynamie, mais une observation méticuleuse des résultats: à cette fin, une très petite parcelle, non-biodynamique, sert de témoin. Xavier m’indique qu’une dégustation comparative ne laisse que très peu de doutes sur l’impact positif de la biodynamie.

Nous abordons le Pouilly-Fuissé ‘Jean-Jacques de Boissieu2010, vinifié en fût: la matière est ample, riche et onctueuse. Un style nettement différent de la Maison du Villard.

Puis, voici la cuvée de Pouilly-Fuissé ‘vers Châne’ 2008. Ce vin, issu d’un millésime plus ancien, n’a pas le droit de revendiquer la biodynamie, puisque le processus de reconversion d’un vignoble prend plusieurs années. Et pourtant…quel grand vin ! Pur, précis, ‘vertical’.

Je ne suis pas au bout de mes -bonnes- surprises: nous goûtons à présent une ‘bulle’, à la couleur légèrement rosée: c’est la cuvée Granit, élaborée à partir de gamay, en brut nature. C’est à la fois très sec et très fruité. Original et délicieux. Par comparaison, le Crémant de Bourgogne (100% chardonnay) paraît moins aérien, à cause d’une légère sucrosité. Cela dit, si les deux bulles avaient été servies dans l’ordre inverse, je n’aurais sans doute pas eu la même impression.

Le 'Vermorel', publié en 1894: un condensé d'informations éternelles
Le ‘Vermorel’, publié en 1894: un condensé d’informations éternelles

Les rouges sont épuisés à la vente et les nouveaux millésimes ne seront disponibles qu’au printemps prochain. Nous goûtons donc des échantillons, tirés en mini-bouteilles. Le ‘simple’ Beaujolais-Villages 2012 est superbe de fruit et d’épices. Le plaisir à l’état pur ! Nous concluons sur un moment intense, à savoir la dégustation du Beaujolais-Leynes ‘Jadis’ 2011. Vignes de 50 ans, rendements modestes, exposition sud et sud-est. Elevage en fûts anciens pendant plus d’un an. La remise au goût du jour d’un type de Beaujolais à l’honneur au XIXe siècle. Une expérience vraiment étonnante !

Mise à jour (09 mai): un contact avec Xavier de Boissieu m’apprend que les fermentations malolactiques ne sont pas encore terminées sur les Beaujolais 2012. Le risque étant que les vins ne soient pas en bouteilles mi-juin. Nous verrons bien ce que Dame Nature décide…

Mise à jour (04 juin): Dame Nature a tranché, ce sera pour plus tard…

Catégories
dégustation domaine

Visite au Domaine Paul-Henri Thillardon

Paul-Henri et Charles Thillardon
Paul-Henri et Charles Thillardon

Vendredi matin:  je prends cette fois la route du village et de l’appellation Chénas.  Une grande partie des vignobles de la commune de Chénas sont en appellation…Moulin-à-Vent, mais quelques vignes situées dans le village de La-Chapelle-Guichay sont en appellation Chénas. Vous suivez toujours ?

En résumé, Chénas, c’est petit (240 hectares), le plus petit des 10 crus du Beaujolais.

J’arrive donc au hameau des Brureaux. Un coup de téléphone plus tard, me voici reçu par Paul-Henri Thillardon. Nous sommes dans les bâtiments, récemment acquis, de l’ancien Domaine de Chassignol, du nom de la magnifique parcelle en coteau qui surplombe le site.

Chassignol, granit lardé (source: vin-terre-net.com)
Chassignol, granit lardé (source: vin-terre-net.com)

Promenade dans les vignes de Chassignol: attention à ne pas trébucher sur les ‘granits roses lardés de quartz’ qui signent ce terroir particulier. En voiture ensuite pour aller respirer l’air des autres parcelles du Domaine: Les Boccards, Les Blémonts et les Carrières. Le nom de cette dernière parcelle est d’une logique impitoyable, nous sommes en effet le nez sur une ancienne carrière qui protège les flancs du vignoble. Heureusement, chaque parcelle est d’un seul tenant. Cela facilite grandement les travaux de la vigne et cela réduit très sensiblement l’influence des traitements chimiques que des collègues-vignerons moins respectueux pourraient utiliser.

Câline
Câline

Sur le chemin du retour, un petit coucou à Câline, la jument que Paul-Henri et un collègue-vigneron ont acquise pour remplacer, chaque fois que possible, le tracteur.

Nous entrons dans le chai à barriques pour déguster: les 2012 d’abord, encours d’élevage. Les 2011 ensuite. Charles nous rejoints. Si j’ai correctement compris, dans peu de temps, Paul-Henri et Charles seront officiellement associés à la gestion du Domaine. Pour travailler 12 hectares, sans compter une petite parcelle de Chiroubles, ce n’est pas du luxe !

J’ai été très touché par Les Blémonts 2011, vin d’une magnifique allonge et d’une belle densité: les vieilles vignes s’expriment !

Il est 13 heures…une petite faim ? Nous voici dans un sympathique resto local (bondé !) devant une entrecôte qui met bien en valeur un Chénas 2010 d’un certain Thillardon. Soudain, coup d’oeil à la montre: mon rendez-vous suivant m’attend très bientôt ! J’oblige mes deux acolytes à vider leur café ‘cul sec’, je les pousse dans la Twingo, je bondis dans ma voiture dès que nous sommes revenus au Domaine. Oui, d’accord, ‘bondir’ n’est sans doute pas tout-à-fait exact, c’est une image…

Les vins du Domaine Thillardon sont en vente dans le magasin en-ligne.

 

Catégories
dégustation domaine

visite au Château des Bachelards

Le lieu-dit ‘Les Bachelards’ est à l’entrée du village de Fleurie, quand on arrive de Romanèche par la D32. Facile. Merci GPS, je ne peux pas me tromper. Quoique.

Point de trace d’un écriteau vineux. Demi-tour. Pas mieux. Je me gare sur une petite place. Balade. Putain de vent du nord. Mais que voici une voie au nom sympathique: rue de l’Abbaye d’Arpaye. Et un bâtiment qui aurait parfaitement le droit de revendiquer le titre de château.

J’y suis ! 14h30 tapantes. Décidément, je ne me refais pas…

Je suis accueilli par Lilian Bauchet, le nouveau ‘châtelain’. Alors qu’il dirigeait une entreprise d’informatique en région parisienne, il a dû faire quelques ‘mauvaises rencontres’. Et ne voilà-t-il pas qu’il revend sa société et qu’il rachète bâtiment et vignes en plein coeur du Beaujolais ! Depuis 2009, il y fait du vin. Comme il le sent et comme il en a envie. Vachement bio.

Comme le ‘châtelain’ est surtout à la vigne pour tailler, bichonner et vendanger, la population locale s’interroge: propriétaire ou exploitant ? Les deux ?!

Lilian me fait patienter quelques instants dans sa -superbe- cave. Lorsqu’il revient, c’est le bac, rouge, plastique et coca-colaïque à la main: est-ce bien raisonnable ? Bon, le bac, héritage du précédent propriétaire, fait office de transporte-Fleurie. Je n’ai pas pris de photo compromettante…051

On attaque avec le Fleurie Clos des Bachelards 2010, puis le même en 2011. Je proclame 2011 vainqueur aux points: l’effet du millésime, mais aussi un an d’expérience de plus dans le chef du vigneron. Puis la cuvée ‘dont-le-nom-varie’ autour d’un thème bovin. Autrement dit, la parcelle n’a pas toujours porté la vigne. Parfois, l’étiquette mentionne ‘Les Vaches’ (c’est clair et à ma portée), parfois elle mentionne ‘Jolie Fleur’ (c’est plus poétique, mais Lilian a dû rafraîchir mon Brassens pour que je comprenne…).

Nous goûtons ensuite un somptueux Moulin-à-Vent, puis une cuvée 2010, déclarée en vin de France sous le nom des ‘Chemins de Traverse’: entrée dans un monde sauvage, voire légèrement bestial; ça secoue, mais qu’est-ce que je m’amuse !

Après, c’est au tour des foudres et des cuves. Exercice périlleux pour le profane. La discussion bat son plein, sur le thème de l’acidité volatile et sur celui de la réduction. To sulphur or not to sulphur, that’s the question.

En tous cas, il y aura de beaux 2012. Mais pas beaucoup (rengaine connue), vu les aléas météo-illogiques…

 

Catégories
dégustation domaine

visite au Domaine Paul & Eric Janin

Eric Janin
Eric Janin

10h30. Jeudi 24 janvier. Il gèle et le vent du nord n’arrange rien. Nous sommes à La Chanillière, sur la commune de Romanèche-Thorins.

Cela ne vous dit rien ? Un indice: le vignoble est dominé (altitude: 258 mètres) par un moulin. Un moulin-à-vent…

…Moulin-à-Vent, l’un des 10 crus du Beaujolais et sans doute le plus célèbre.

Eric Janin me reçoit dans un petit caveau sympathique, juste à côté des fûts où le beaujolais blanc finit tranquillement sa seconde fermentation, dite ‘malo-lactique’: des bactéries transforment petit-à-petit l’acide malique, naturellement présent dans le jus de raisin, en acide lactique, plus faible que l’acide malique. Ainsi, l’acidité du vin diminue.

Pour ceux qui souhaiteraient rafraîchir leurs connaissances en chimie organique: COOH-CHOH-CH2-COOH ⇒ COOH-CHOH-CH3 + CO2 + énergie. Cette réaction se déroule plus facilement lorsque la température se monte à +/- 20 degrés, d’où le petit radiateur électrique qui réchauffe la pièce…et qui nous fait bénéficier de la chaleur qu’il produit pendant notre dégustation !

Dégustation ? Nous commençons par le Beaujolais-Villages rouge ‘Les Jumeaux’ 2011. Parfaitement bien en place, harmonieux, équilibré. Quelle belle ‘entrée de gamme’ ! Petite parcelle, avec la conséquence que le vin est épuisé à la vente. Dommage.

Un amateur savoyard nous rejoint. Nous passons à la cuvée emblématique du domaine: le Moulin-à-Vent ‘Les Vignes du Tremblay’. Puis les deux cuvées parcellaires: le Clos du Tremblay et la nouvelle cuvée Les Greneriers (premier millésime en 2009, vignes centenaires).

Le Clos du Tremblay
Le Clos du Tremblay

Sur ce millésime 2011, Greneriers paraît déjà prêt, alors que Le Clos mérite incontestablement de passer quelques années dans une bonne cave. J’ai le souvenir de l’inverse sur le millésime 2010. Comme quoi, deux terroirs différents et deux météo’s différentes produisent des vins…différents !

Nous finissons par la cuvée de blanc: Beaujolais-Villages Les Jumeaux (100% chardonnay). De jeunes vignes, avec un élevage qui le rend consensuel et accessible. Bon et produit en petites quantités. Donc, épuisé à la vente.

Eric Janin n’est pas un ‘obsédé du tout bio’: il ne cache pas l’utilisation de levures sélectionnées (non-aromatiques) pour donner un coup de main aux levures indigènes. Cela dit, vendanges manuelles, très peu de soufre, composts agréés bio, etc…

Les pratiques et les vinifications sont traditionnelles, inspirées par le père et le grand-père d’Eric. Evolution, pas révolution. Un style serein et classique.

Le millésime 2012, comme pour tant d’autres domaines, est avant tout caractérisé par de très faibles rendements. Peu de vin donc. Ne laissons pas passer les 2011…

Domaine Paul & Eric Janin

Catégories
dégustation

Dégustation: Thierry, Michel, Joëlle, Annick, Philippe, Hassan, Jacques, Arnaud, Anne, Yves et les autres, ….

AnthocyaneLa plaquette a été apposée sur la façade à 09h30 et mon premier visiteur s’est annoncé à 10h précises.

Le temps de me rendre compte que je n’avais pas prévu de contenant pour garder les vins blancs au frais. Bon, c’est la casserole à pâtes (modèle IKEA) qui a fait fonction: de l’eau froide et quelques glaçons, le tour est joué !

J’ai eu le grand plaisir d’accueillir, entre autres, de charmants voisins avec qui je n’avais pour ainsi dire pas de contacts jusqu’à ce samedi, deux ‘trolls’ (les parents se reconnaîtront), quelques amis proches, de nouvelles têtes, une ex-élève de l’Athénée Emile Bockstael que je n’avais pas revue depuis …gloups…30 ans, des camarades de guindaille et bien d’autres. A noter aussi une histoire, un peu trouble, autour de cognac bu le midi avant de retourner en classe. Je n’épilogue pas.

Et puis, il y eut l’épreuve du seau à champagne, plus prosaïquement surnommé ‘crachoir’: eh oui, pour nous, fiers disciples ô combien motivés de Bacchus, l’usage du crachoir s’impose, par respect pour nos papilles et notre foie. Mais je confesse avoir oublié que la technique de l’oeno-expulsion n’était pas universelle et que pour l’immense majorité des citoyens normaux, ce jet buccal plus ou moins coloré a un je ne sais quoi de barbare.

J’ai dû faire le deuil de la bouteille de Cent Visages, pour cause de bouchonite aiguë, ce qui a ramené le nombre de flacons en dégustation à 11. Dont, juste pour le plaisir, un Cour-Cheverny …de 1993: plus très fringuant certes, mais encore plein de ressources.

Le bar ('in progress') juste avant que je n'amène les bouteilles.
Le bar (‘in progress’) juste avant que je n’amène les bouteilles.

Je proposais également un ‘romorantin’ demi-sec, convaincu que ce type de vin, pourtant délicieux, ne rencontrerait qu’un modeste succès d’estime: patatras, c’est le vin qui a été le plus apprécié et le plus commandé par les participants ! En conséquence, il est à présent disponible sur le bon de commande en ligne, sous le nom: Domaine des Huards Cour-Cheverny JM Tendresse 2008.

Si vous souhaitez passer une commande, pensez à le faire au plus tard ce mardi soir 18 décembre: je transmets la commande globale aux vignerons mercredi matin.

Catégories
blanc dégustation vins

Prêtes pour le tire-bouchonnage

dégustation