Le vin est un poison et nous l’ignorions

Le gouvernement français s’est enfin rendu compte du caractère puissamment mortifère du vin.

Merci François, merci Jean-Marc pour m’avoir ouvert les yeux.

Moi qui naïvement m’imaginais que le bon vin était une source de joie, un lien fort entre l’Homme et la Nature, un inépuisable sujet de conversation, un cadeau que l’on aime offrir et recevoir, un condensé de poésie et la preuve ultime de la valeur de notre misérable existence terrestre.

J’ai tout faux. Ne riez pas. Si vous me lisez, c’est que vous avez tout aussi faux que moi. Le gouvernement français a raisin ! Pouf-pouf, raison.

Le gouvernement français, donc, cogite sur le financement de la Sécurité Sociale. Il planche également sur un plan de lutte contre la drogue et les conduites addictives.

C’est alors que s’ouvre la chasse aux sorcières et la quête du bouc émissaire.

Voici donc les mesures envisagées:

  • interdiction de parler du vin sur Internet
  • interdiction de parler positivement du vin dans les média
  • taxation du vin au nom de la Santé Publique
  • radicalisation du message sanitaire
  • durcissement des mentions sanitaires sur les étiquettes.

Le premier point paraît trop grotesque pour être vrai. La confusion règne d’ailleurs sur la signification à donner à cet alinéa.

Il s’agirait en quelque sorte d’une extension de la loi Evin, laquelle limite très fortement le droit de faire de la publicité pour le vin. Sauf que la distinction entre ce qui est de la publicité et ce qui est de l’information est tout sauf claire. Un article de presse risque d’être assimilé à de la publicité.

Si le sujet vous interpelle, voici de quoi approfondir.

« J’avais commandé un Figeac 71, mon saint-émilion préféré. Introuvable. Sublime. Rouge et doré comme peu de couchers de soleil. Profond comme un la mineur de contrebasse. Eclatant en orgasme au soleil. Plus long en bouche qu’un final de Verdi. Un vin si grand que Dieu existe à sa seule vue. » (Pierre Desproges, Chroniques de la Haine Ordinaire).